à vOuS dE jUgEr
La République pue!
-----------------------------------------------------------
Les Brèves de N'djaména: Le Tchad à Beijing, la honte - tchadactuel.com
La délégation tchadienne aux jeux olympiques de Pékin est déjà rentrée à N’djamena. Composée de 25 personnes, on n’y trouve que deux athlètes dont une mineure de 15 ans et une autre de 32 ans.
Les deux n’ont pris part à aucune compétition Le Ministre de la jeunesse et des sports a eu une enveloppe de 95 millions de CFA, le PM, YSA une enveloppe de 185 millions de CFA, mais Kaltouma Nadjina et sa collègue n’ont pas pu participer, même pas eu l’honneur de faire partie de la délégation, faute de … billets. Revenus à Paris juste après la cérémonie d’ouverture, quelques tchadiens ont pris d’assaut les différentes boites de nuit et d’autres Tati. Pathétique.
Le MJE aussi a sa liste des condamnés à mort – le site de l’aile dissidente du MJE a publié une liste des individus que l’aile du Dr Khalil a condamnés à mort. Cela prêterait à sourire si un incident survenu pendant la semaine à Tiné – Tchad, n’est pas venu rendre un peu sarcastique le sourire. Dans la nuit du lundi deux véhicules militaires, l’un conduit par un élément du MJE du nom Hissène Hachim Fadoul et un autre conduit par un élément de la Région militaire, attaquent le domicile d’Ali Youssouf Abakar, un des condamnés à mort, le blessant gravement, ainsi que d’autres.
Echange des coups de feu et fuite des assaillants en abondant une liste – décision, signée de la main du Patron du MJE et qui condamne à mort un certain nombre des personnes. Le matin, les enquêtes effectuées par les parents des victimes, permettent de mettre la main sur le chauffeur de la Région militaire. Le Com OPS, Mahamat Souleymane Ahmat est interpellé. Celui-ci se disculpe en déclarant qu’il n’est absolument au courant de rien, ne sait rien. C’est Abderahim Bahar qui l’a appelé par téléphone depuis N’djamena et lui a donné l’ordre de mettre à la disposition de Hissène Hachim Fadoul un véhicule avec des éléments armés, et qu’il n’a fait qu’exécuter les ordres de son Chef.
La tension est vive et tout peut arriver entre certaines familles. Que vient faire Abderahim Bahar Itno, le neveu de Deby et Chef d’Etat Major de l’armée, dans une querelle interne au MJE ? L’aile dissidente du MJE est composée majoritairement des éléments tchadiens qui refusent le leadership de Dr Khalil et surtout de combattre pour Deby. La présence d’Abderahim dans cette querelle inter MJE signifie que Deby a décidé aussi de condamner à mort les dissidents du MJE. Affaire à suivre.
Beremadji Félix
N’djamena
Tchadienne, Tchadien,
Quand l’injustice acquiert force de loi, la résistance devient un devoir. La République pue. Notre République pue et tue. Il est du devoir de chacun d'entre nous, de mener jusqu’à son terme la lutte de la résistance, le combat pour notre survie, la survie du Tchad notre pays! N'ayons pas peur. faisons ensemble fermement face à l'adversité. pour nous même et pour nos enfants, nous pouvons pas nous permettre de nous soustraire à cette responsabilité!
Toi, tchadienne ma sœur, tchadien mon frère,
Où que tu te trouves, au Tchad, à la Présidence, à l'hôpital, aux champs, en transhumance, au Lycée, en exil, au marché ou même partout ailleurs dans le monde: fais quelque chose! Fais ce qu’on pouvait raisonnablement attendre de toi, qui puisse contribuer à extirper le plus rapidement possible, cette gangrène du flanc de la nation, de notre nation, pour le bien commun du peuple.
Agis au lieu de rester là et crever
Sois digne, sois digne de ce grand pays !
Michelot Yogogombaye.
TCHADIENNE, TCHADIEN,
GET UP, STAND UP,
GET UP FOR YOUR RIGHTS!

TA LIBERTÉ NAITRA DE TON COURAGE!
LÈVES LES YEUX,
ENTREVOIS-TU UN AVENIR POUR TES ENFANTS?
Bonnes fêtes!
Bureau exécutif du Conseil National du
rdpl, pour un "mieux vivre-ensemble".
Monsieur Reed Brody, aidez-nous à rendre justice à Lumumba.
Une nuit de janvier 1961, deux officiers belges se livrent à ce qu’il est convenu d’appeler une "sale besogne". Ils achèvent de découper un corps en morceaux qu’ils jettent dans un fut d’acide afin de le dissoudre. Le crâne n’étant pas dissous sera réduit en poudre et dispersé. Un des officiers, le belge Gerard Soete, déclarera avoir conservé un doigt et une dent en or provenant de la victime. Le corps est celui de Patrice Emery Lumumba, premier ministre élu depuis 6 mois du Congo nouvellement "indépendant". Sa mort signe la descente aux enfers d’un pays, le Zaire, dont l’étendue et les richesses minières et minérales en font un "scandale géologique". Retour sur la vie et mort du "prophète", Patrice Lumumba.
Patrice Lumumba naît le 2 juillet 1925 à Katako Kombé dans le nord du Kasai. Il va à l’école missionnaire catholique, puis fréquente une école protestante tenu par des religieux suédois. Ses études terminées, il cherche du travail dans la province du kivu et est pendant un temps employé d’un société minière, jusqu’à ses 20 ans, en 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale. Il est déjà un de ceux qu’on appelle les "évolués", une minorité d’individus ayant bénéficié d’une éducation "moderne" et intellectuellement privilégiés. Lumumba travaille ensuite pour l’administration des postes à Leopoldville, puis Stanleyville. En septembre 1954, il reçoit sa carte "d’immatriculé" : le détenteur de cette carte qui est une invention de l’administration coloniale est supposé vivre à "l’européenne", avoir de bonnes mœurs et de bonnes conduites. 217 cartes seront distribuées jusqu’en 1958 (sur 13 millions de congolais !). En 1955, Lumumba qui écrit depuis 1951 dans divers journaux existants crée une association L’APIC (association du personnel indigène de la colonie) , profitant du relatif espace de liberté laissé par l’administration coloniale dans le domaine associatif, qui est apolitique.
En juin 1955, Lumumba a l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo sur la situation des congolais et de la communauté belge. A cette période le ministre du Congo est le libéral Buisseret, membre du parti libéral belge qui veut créer un enseignement public, ce qui plaît à Lumumba et à d’autres "évolués" qui se retrouvent dans la section congolaise du parti libéral belge. Lumumba et quelques "notables" congolais se rendent en Belgique sur invitation du premier ministre. A son retour Lumumba effectue quelques mois en prison pour une affaire de détournement de fonds. Il est libéré plus tôt que prévu courant 1957, et reprend ses activités associatives de même que son nouvel emploi de directeur des ventes dans une brasserie belge.
Au courant de cette année, le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation. Pour la première fois, syndicats et partis politiques vont être autorisés. En 1958 se tient en Belgique l’exposition universelle. Quelques congolais sont conviés afin que le monde voit les réussites de la mission civilisatrice belge. Parmi eux, Patrice Lumumba qui en profite pour nouer des contacts avec les cercles anti-colonialistes belges et se documenter. C’est sans doute à cette période que la pensée politique de Lumumba prend sa forme définitive. Rentré au pays, Lumumba crée le premier mouvement national à base non ethnique, le Mouvement National Congolais (MNC) à Léopoldville le 5 octobre 1958. En décembre de la même année, Lumumba participe à la conférence panafricaine d’Accra au Ghana, impulsée par le dirigeant ghanéen Kwame Nkrumah. Fin décembre lors d’un meeting, Lumumba qui jouit d’une grande popularité effectue une conférence meeting qui rassemble 10 000 personnes. Il y rend compte de la conférence d’Accra et met en évidence la revendication de l’indépendance pleine et entière.
En octobre 1959, le MNC organise une réunion unitaire à Stanleyville avec d’autres partis qui sont d’accord pour réclamer l’indépendance immédiate et inconditionnelle. La foule congolaise qui assiste à la réunion manifeste son approbation. Les forces de l’ordre interviennent, essayant d’arrêter Lumumba. Ne pouvant y arriver, elles tirent dans le tas, faisant 30 morts. Deux jours plus tard, Lumumba est arrêté pour avoir appelé à la désobéissance civile et au boycott des élections organisées par le pouvoir colonial tant qu’une décision n’est pas prise pour la formation d’un gouvernement congolais.
Le procès se déroule du 18 au 21 janvier, et il est condamné à 6 mois de prison. Début 1960, le 11 janvier, une table ronde réunissant les différents acteurs congolais impliqués dans l’indépendance et le gouvernement belge est prévue pour...le 20. Lumumba qui est toujours emprisonné ne peut donc y participer. Malgré les oppositions internes, les différentes parties congolaises en présence exigent la participation de Lumumba à la conférence. Ce dernier arrive à Bruxelles le 26. A la table ronde, la date de l’indépendance est fixée au 30 juin et les congolais sont les premiers surpris de ce succès qu’ils n’attendaient pas.
En mai, des élections sont organisées et le MNC de Lumumba arrive en tête. Lumumba, malgré une première volte face du gouvernement belge est chargé de former le gouvernement congolais et Joseph Kasavubu obtient la présidence (dont les pouvoirs sont surtout symboliques). Fin juin, plus précisément le 30, le roi et le premier ministre belges sont présents lors de la cérémonie de proclamation de l’indépendance au palais de la nation à Leopoldville. Après les discours des uns et des autres, c'est alors que l'inattendu arrive. Se déclarant prêt à accepter l’assistance de nombreux pays étrangers dont la collaboration sera loyale et qui ne chercheront pas à imposer quelque politique que ce soit, Lumumba brise le consensus de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "politiquement correct".
S'adressant non au roi Baudouin, devenu blême, mais aux "Congolais et Congolaises, combattants de l'indépendance aujourd'hui victorieux", il rappelle ce que fut "l'humiliant esclavage" imposé par ce Léopold II dont Baudouin vient de glorifier le génie: "Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir: accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres". (...)
Patrice Lumumba est salué finalement par une véritable ovation. Pour les notabilités belges, depuis le roi Baudouin, livide jusqu 'au Premier ministre Gaston Eyskens, en passant par le général Janssens, commandant en chef de la Force publique, l'affront est peut-être de ceux qu'on ne pardonne pas.
Le 5 juillet, après une mutinerie des soldats congolais de la Force publique contre les officiers belges qui refusent l’africanisation des cadres, Lumumba décide d’africaniser les cadres de l’armée, ce qui rend impossible le contrôle du gouvernement congolais par l’ex puissance coloniale. La Belgique envoie des troupes au Katanga où se trouve Moise Tschombé qui peut être considéré comme son homme de paille, ce dernier déclare la sécession du Katanga, la province la plus riche du Congo (elle génère 2/3 des revenus du pays, et l’Union Minière du Haut Katanga, contrôlée par des entreprises américaines, britanniques et belges produit 60 % de l’uranium mondial, 73% du cobalt, 10% du cuivre...). Lumumba demande l’intervention de l’ONU qui envoie des troupes partout sauf au Katanga, et refuse de s’opposer à "l’indépendance" du Katanga dont elle n’ignore pas l’illégalité.

En septembre, Joseph Kasavubu qui est devenu un adversaire de Lumumba le démet de ses fonctions de premier ministre, mais celui ci est confirmé dans ses fonctions par la chambre et le sénat congolais. Mi septembre le colonel Mobutu qui effectue là son premier coup d’Etat "neutralise" le gouvernement,( qui est remplacé par des "commissaires") jusqu’au 31 décembre. En octobre, la résidence de Lumumba est encerclée et il est maintenu en résidence surveillée. Fin novembre, Lumumba essaye de s’enfuir afin de gagner Stanleyville alors aux mains de ses partisans. Il ne réussit pas et est rattrapé par les soldats de Mobutu, frappé et molesté en présence de troupes ghanéennes de l’ONU, qui restent impassibles sur ordre de leurs supérieurs. Lumumba est détenu à Tsyville en compagnie de joseph Mpolo et de Maurice Okito. Mi janvier, ils sont transférés à Elisabethville, aux mains de leur ennemi numéro un Moise Tschombé. Les trois hommes sont abattus d’une rafale de mitraillette par des militaires katangais en présence de trois officiers de nationalité belge après avoir été torturés.
Presque 40 ans après les faits, le témoignage du militaire belge Gerard Soete expliquant comment le corps de Lumumba fut découpé et dissous par lui et quelques autres personnes qui l’assistaient dans sa tâche macabre, puis le livre (paru en 2000) du sociologue belge Ludo de Witte sur l’assassinat de Lumumba soulevèrent tant de réactions que le parlement belge décida d’ouvrir une enquête destinée à évaluer la responsabilité de la Belgique dans la mort de Lumumba.

Ce rapport aboutira à une déclaration du gouvernement belge le 5 février 2002 :"A la lumière des critères appliqués aujourd'hui, certains membres du Gouvernement d'alors et certains acteurs belges de l'époque portent une part irréfutable de responsabilité dans les événements qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba. Le Gouvernement estime dès lors qu'il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets et ses excuses pour la douleur qui leur a été infligée de par cette apathie et cette froide neutralité."
Le rapport mentionne les obstacles dressés sur la route de Lumumba par la Belgique : encouragement de la sécession kantagaise, grandes sociétés minières payant leurs impôts au "gouvernement" secessioniste au lieu du gouvernement central de Lumumba, fonds secrets de 6 millions d’euros actuels votés pour les actions de destabilisation (livraison d’armes, tentatives d’enlèvement, préparation d’attentats...), propos du ministre belge des affaires étrangères de l’époque "il faut mettre Lumumba hors d’état de nuire". Bien que les députés, désireux d'obtenir un consensus, ne se soient pas avancés sur la responsabilité politique des autorités de l'époque, leur travail est d'une grande honnêteté intellectuelle et a abouti à la reconnaissance officielle de la responsabilité "morale" belge dans l’assassinat de Lumumba.

Côté américain, le rôle de la CIA était mentionné depuis bien longtemps et est confirmé par un article du Washington Post de juillet 2002 faisant référence à des archives américaines déclassifiées : "la CIA travailla avec un groupe de huit Congolais au sommet de l'Etat et à qui elle paya des sommes importantes et qui jouèrent tous de grands rôles dans la chute de Lumumba. Il s'agit notamment du Président Kasa-Vubu, de Mobutu (alors chef d'Etat-Major de l'armée), du ministre des affaires étrangères Justin Bomboko, d'Albert Ndele, du président du senat Joseph Lleo et de Cyril Adoula...". En novembre 1960, elle a fourni des moyens matériels aux soldats de Mobutu (armes, munitions, matériel de sabotage...).
Plus de 40 ans après sa disparition, les circonstances de la mort de Patrice Lumumba sont donc largement connues. Si le courage de la Belgique de s’attaquer à son passé colonial peut être salué, on peut se demander dans quelle mesure cette action marque de nouvelles relations entre ex puissances coloniales et ex colonisés. Ajoutons à cela que le Congo-Zaïre ne s’est jamais remis de la mort de son leader, le seul démocratiquement élu. Que serait devenu l’un des pays les plus vastes et les plus riches d’Afrique avec un homme intègre à sa tête ?
"Un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité".
Patrice Lumumba
source: Grioo.com
Des soldats français torturent au Congo! Au Tchad aussi

à chacun son nègre
Selon des Suédois, un Congolais aurait été torturé pendant l’opération Artémis en 2003. L’armée française a ouvert une enquête.
C’est une information qui n’a trouvé presque aucun écho en France, mais qui fait scandale en Suède: des soldats des forces spéciales suédoises affirment avoir été témoins d’un cas de torture, qui aurait été perpétré en juillet 2003 par des soldats Français, lors de l’opération « Artémis » menée sous l’égide de l’Union européenne en République démocratique du Congo. Saisis l’été dernier par leurs homologues suédois, les responsables de l’état-major militaire français confirment avoir ouvert une enquête sur la question.
L’information a été dévoilée par la télévision publique SVT1, la semaine dernière, dans un documentaire diffusé dans l’émission d’investigation Uppdrag Granskning. Elle a depuis été, selon un des riverains de Rue89 vivant en Suède, "relayée par tous les grands médias, à commencer par Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet, les deux grands journaux".
Roué de coups et étranglé
Artémis était le nom d’une l’intervention dans la province d’Ituri, la première opération militaire de stabilisation menée par l’Union européenne en dehors de ses frontières. La région était en proie à des massacres entre miliciens de plusieurs groupes rivaux, accompagnés d’exactions sur la population civile. La force européenne avait pour mission de stabiliser la situation, d’améliorer la situation humanitaire, de protéger l’aéroport et les camps de réfugiés de Bunia et, si la situation l’exigeait, d’assurer la sécurité de la population civile et du personnel des Nations unies et des organisations humanitaires dans la ville. Dix-huit nations participaient à Artémis; la France avait pris la direction des opérations.
Un camp à Bunia, "chem-chem", abritait des troupes françaises et suédoises. L’incident dénoncé par les soldats suédois y aurait eu lieu le 13 juillet 2003. Un jeune congolais d’une vingtaine d’année, qui s’était introduit dans le camp, aurait été victime de violences injustifiées pendant "six à huit heures", lors d’un interrogatoire mené par les soldats des forces spéciales françaises.
Le documentaire, "Le Destin de Joseph" (lire son résumé en français), réalisé par trois journalistes, présente plusieurs militaires qui dénoncent la passivité de leurs supérieurs face aux violences françaises. Les soldats, anonymes, ne sont pas identifiables à l’écran. L’officier suédois mis en cause a affirmé depuis avoir été prévenu trop tard de ce qui se passait.
L’homme, en tenue civile, aurait été tiré par une corde attachée autour de son cou, et roué de coups de bâton. Selon un soldat suédois "le prisonnier s’étranglait quand il trébuchait". L’usage d’électricité pendant l’interrogatoire, la simulation d’une noyade, ou celle d’une exécution publique, ont également été rapportées. Les soldats suédois entendaient le prisonnier crier. Un des soldats interrogés par l’équipe de Uppdrag Granskning affirme:
"Il arrive encore que je me réveille les nuits en entendant les cris. C´était comme si on étranglait un chat, personne dans le camp pouvait éviter de l´entendre. Celui qui dit qu’il n’a pas entendu parler de ça, il ment. »
A minuit, le prisonnier aurait été emmené dans une Jeep, cagoulé. L’équipe de télévision n’a pas pu le retrouver. Ils ont juste un prénom, Joseph.
Un soldat suédois craint que les Français ne l’aient relâché dans le camp de ses adversaires.
Témoignages contradictoires
L’état-major français a été informé par les suédois de ces accusations l’an dernier, après une plainte déposée en mai. Depuis, des enquêtes préliminaires ont été conduites tant en France qu’en Suède. Les enquêteurs suédois estiment aujourd’hui qu’il est "hautement probable" que les témoignages accusateurs soient solides, et que des méthodes "assimilables à la torture" aient été utilisées. Le porte-parole du ministère suédois de la Défense, Roger Magneraad, a publiquement accusé les soldats français d’avoir "utilisé des méthodes s’apparentant à la torture". Mais on est beaucoup plus prudent en France.
Les autorités françaises reconnaissent qu’un incident a eu lieu, après qu’un congolais se fut introduit une nuit dans le camp militaire. Mais pour le reste, motus. "Nous avons comparé les résultats des enquêtes ces dernières semaines, et nous avons constaté de nombreux éléments contradictoires", commente-t-on au ministère de la Défense.
Les témoignages recueillis divergent "sur les conditions de détention du prisonnier congolais" et notamment sur l’attitude des militaires français. " Il y a des trucs qui ne collent pas, et le général Jean-Louis Georgelin [chef d’état-major français des armées, ndlr], a donc ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie" . Une enquête annoncée par un communiqué le 2 avril, confiée à l’inspection des forces en opérations et de la défense du territoire" et qui, compte tenu des divergences, pourrait durer "assez longtemps".
Source: rue89
Discrimination raciale dans les universités chinoises - Bakchich
Si la rumeur voulant que les bars pékinois soient fermés aux Noirs et aux Mongols pendant les Jeux olympiques n’a pas pu être confirmée, il n’en demeure pas moins que les professeurs d’anglais issus de pays africains sont bannis des universités chinoises.
« Il n’y a pas de discrimination raciale en Chine » martèle le Parti Communiste et les responsables chinois. La République Populaire a été décrétée « société harmonieuse » par ses dirigeants et les relations Chine-Afrique, relations gagnantes-gagnantes pour le meilleur et bien sûr jamais pour le pire. Mais derrière ce discours officiel se cachent d’autres vérités bien moins reluisantes. Notamment dans le domaine de l’enseignement de la langue de Shakespeare dans les facs chinoises. Les professeurs d’anglais issus des anciens empires coloniaux n’ont en effet pas droit de citer dans les institutions chinoises d’enseignement. En clair : trouver un poste dans l’enseignement public si l’on vient d’Afrique, du sous-continent indien ou même des Philippines relève quasiment de la mission impossible. Les facs chinoises préfèrent — et dans cet ordre s’il vous plaît — les Américains suivis des Canadiens, des Britanniques, des Néo-Zélandais et des Irlandais.
Un « secret d’état »
« Au printemps 2006, témoigne encore choquée une professeur de nationalité britannique qui enseigne dans une université à proximité de Pékin, un officiel du waiban (le bureau des relations internationales qui gère les professeurs étrangers) m’a confié qu’une réglementation du Bureau des Experts Etrangers de la province interdisait désormais à l’ensemble des institutions chinoises d’enseignement de recruter des professeurs possédant la nationalité de l’un des cinquante-quatre Etats d’Afrique ». Cette réglementation discriminante n’était, d’après ce fonctionnaire bavard, « ni un acte institutionnel raciste ni une forme de discrimination flagrante », mais « une simple mesure préventive ». Ben voyons…

Les enseignants africains ne sont pas les bienvenus dans les facultés chinoises et les raisons avancées en privé rappellent des clichés qui ont la peau dure…
© Khalid
« C’est un secret d’État » avait même enfoncé cet officiel décidément en verve pour un pays où l’on ne se confie guère aux étrangers. Il a ensuite tenté de justifier cette décision, qui a depuis été étendue à l’échelle nationale, par les problèmes engendrés par des professeurs originaires d’Afrique. Selon lui, sans aller jusqu’à troubler l’ordre public, « le comportement de ces enseignants choquaient l’entendement de la bienséance chinoise » (sic !). Pour justifier ses dires, il faisait référence au tragique suicide d’une étudiante entretenant une relation amoureuse avec l’un de ses professeurs.
Cherche prof d’anglais, caucasien de préférence
Hélas, la diatribe acérée de cet officiel de l’administration n’est qu’une manifestation supplémentaire des clichés racistes que nourrissent bon nombre de Chinois envers les Africains. Ces derniers se manifestent également au travers des pressions que les parents d’élèves infligent aux directeurs d’écoles. Beaucoup refusent que leurs chères têtes brunes apprennent l’anglais victorien avec l’aide d’un ancien sujet colonial de sa Majesté, personne impropre, selon eux, à enseigner la langue de ses anciens maîtres ! Ils en seraient capables de retirer leurs enfants des classes, ce qui représenterait une perte financière non négligeable pour les établissements scolaires. Résultat : ceux-ci préfèrent s’abstenir de recruter des « non caucasian teacher of english as a foreign language (littéralement Professeur non caucasien d’anglais en tant que langue étrangère) », bel euphémisme trouvé par la langue… anglaise.
Ibni Oumar Mahamat Saleh: la France a fait son devoir!
 
Le chef de l'Etat français a "réfuté toute intervention française" dans les combats et a prévenu que Paris aurait les moyens de s'opposer à toute agression contre N'Djamena.

véhicule blindé de l'armée française suivi d'un 4X4 de retour de la ligne de front après avoir fait leur devoir au marché central de N'djaména.
Si le Tchad était victime d'une agression, la France aurait les moyens de s'opposer à cette action. Chacun est averti et doit prendre ses responsabilités.» Alors que les rebelles tchadiens, en lutte contre l'armée régulière, ont accepté mardi le principe d'un cessez-le-feu immédiat, Nicolas Sarkozy a sévèrement mis en garde contre toute tentation de reprendre les armes. «C'est par les élections qu'on prend le pouvoir et pas autrement» a remarqué le chef de l'Etat. «Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les attaques et appelé ses membres à apporter leur soutien au gouvernement du Tchad, il faut laisser le Tchad tranquille» et «arrêter maintenant avec ces actions rebelles», a lancé le président français, en déplacement à La Rochelle. «Si la France doit faire son devoir, elle le fera. Que personne n'en doute», a averti Nicolas Sarkozy.
Mais la communauté internationale soupçone la France d'être intervenue directement dans le conflit qui a fait, depuis samedi, au moins 1000 morts et plus de 1000 blessés à N'Djamena. Dans un communiqué, elle condamne « l'intervention directe de l'aviation française qui a causé d'énormes victimes civiles, notamment sur le Lycée de la Liberté et le marché central» de N'Djamena. Des affirmations, comme à l'accoutumée, démenties par Paris. « Il n'y a eu aucun tir de l'armée française si ce n'est pour protéger nos compatriotes [ce fut le cas samedi au marché central quand les rebelles se sont approchés de trop près de la présidence de la République du tchad; ce fut aussi le cas ce même samedi quand [ils] ont empêché d'utiliser l'aéroport pour faire décoller les hélicoptères. ce sont les seuls cas où la France est amenée à faire son devoir. Si des civils ont été atteint par nos tirs, il faut tout de même souligner que nos soldats étaient en état de légitime défense: la défense des intérêts français au tchad, au delà, en Afrique», a souligné Nicolas Sarkozy. En outre, des sources diplomatiques sur place ont pas confirmé que les chasseurs Mirage F1 français ont pilonné les rebelles depuis le début des combats.
La France demande au gouvernement tchadien de rejetter la trêve
N'Djaména, le 3 février 2008. peu après ce passage de l'armée française dans le quartier des opposants, trois de ceux-ci ont été enlevés de leur domicile. l'un d'entre eux, Ibni Oumar Mahamat Saleh, n'en revienait plus.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a, quant à lui, salué l'enlèvement des trois pricipaux leaders de l'oposition démocratique avant le cessez-le-feu. Cependant, le chef de la diplomatie française a conseillé les autorités tchadiennes de subordonner cette trêve (acceptée par les rebelles) à l'abandon de leur part, toute prétention à «l'instauration d'un régime politique véritablement démocratique» -car ceci pourrait passer par le départ du président tchadien Idriss Deby, président démocratiquement élu. Constatant que les rebelles étaient «matés» et réduits à des éléments en déroute, et que l'opposition démocratique était décapitée, le gouvernement français qui a dé tpêché son Ministre de la défense dans la capitale tchadienne dès le 6 février 2008, a conseillé le Président tchadien de rejeter ce cessez-le-feu concédé par les groupes armés après d'intenses combats. La rébellion est « consciente des souffrances des populations tchadiennes et souscrit aux initiatives de paix des pays frères, la Libye et le Burkina Faso » a justifié un porte-parole de l'alliance « des forces de résistances nationale », dont deux colonnes de véhicules seraient en mouvement dans l'est du pays.
Depuis le début des affrontements, entre 15.000 et 20.000 Tchadiens se sont réfugiés au Cameroun voisin, un exode qui inquiète la communauté internationale. La ville de Kousseri est submergée par les réfugiés arrivés à pied en traversant les ponts frontaliers ou par bateau. La plupart d'entre eux sont parvenus à trouver asile chez des proches, mais entre 6.000 et 7.000 personnes campent en plein air sur un terrain déjà utilisé lors de la crise tchadienne de 1980.
De son côté, l'opposition dénonce les arrestations musclées et arbitraires de ses leaders par les militaires. Le député Lol Mahamat Choua, ancien président du Tchad, a été ainsi été interpellé dimanche. Devant l'instabilité de la situation, le déploiement de la force européenne au Tchad reste suspendu. Le retard dans le déploiement des 3.700 soldats dans l'est du Tchad et en Centrafrique, ne signifie pas forcément un retard dans le véritable démarrage de l'Eufor prévu en mars, qui doit protéger 450.000 réfugiés du Darfour et déplacés tchadiens et centrafricains.
Nelson Mandela a consacré sa vie à une croisade politique, qui l'a mené à devenir le premier président noir de l'Afrique du Sud. Mais cet homme hors du commun, qui vient de célébrer son 90ème anniversaire, est aussi connu pour sa considération, sa sollicitude pour tous ceux qu'il rencontre, comme on peut le voir par certains témoignages.
En 1990, la libération de Nelson Mandela, après 27 années de prison, avait suscité un immense espoir de changement politique, après des décennies d'apartheid. Mais ce changement nécessitait des négociations délicates. Cheryl Carolus, aujourd'hui haut commissaire (ambassadeur) d'Afrique du Sud à Londres, était à l'époque un des principaux stratèges de l'Anc, le parti de Nelson Mandela.
Un souci: protéger la famille
Elle et son mari, Graham, également activiste, devaient partir en congés - un luxe qu'ils ne pouvaient que rarement se permettre. Mais une crise avait éclaté et Cheryl avait dû expliquer à Graham qu'ils devaient reporter leur départ. Ce dernier avait mal pris la nouvelle et, prenant son courage à deux mains, il avait appelé Nelson Mandela, pour lui expliquer en bredouillant que lui et son épouse ne pouvaient se voir que rarement, et que le congé qu'ils avaient prévu était important pour eux. Mandela l'avait interrompu après quelques secondes, disant: "tu n'as pas besoin d'aller plus loin. Pars. Je me charge d'expliquer aux autres pourquoi vous n'êtes pas là".
Un épisode qui illustre l'importance que Nelson Mandela attache à la famille, selon Cheryl Carolus: "c'est ce que l'apartheid nous avait pris, avec le système de main d'œuvre migrante, la prison, tout cela avait fait éclater les structures familiales".
Une épreuve
Une autre raison explique ce souci de protéger la cellule familiale: à l'époque, ses relations avec sa deuxième épouse, Winnie, étaient au plus bas. Pour Cheryl Carolus, ceux qui le côtoyaient de près savaient à quel point cela le faisait souffrir. Elle ajoute que lorsque Nelson Mandela avait fini par divorcer, il avait tout fait pour éviter que cela ne provoque le moindre embarras pour l'ANC , et pour ne pas forcer ses proches collaborateurs à choisir entre lui et Winnie, qui était elle aussi un des dirigeants du parti.
Mais l'homme ne parle pratiquement jamais de sa vie privée. Amina Cachalla est issue d'une famille dont l'engagement politique remonte au mouvement de résistance passive créé en Afrique du Sud par Mahatma Gandhi. Pour elle, "c'est comme si Nelson Mandela avait construit un mur autour de lui-même". Amina Cachalla ajoute que Winnie Mandela lui avait dit un jour que si son mari n'avait pas été emprisonné, ou que s'il avait été libéré plus tôt, il est probable qu'ils se seraient séparés de toutes façons.
"Je l'ai regardée avec surprise", poursuit-elle, "mais je crois qu'elle sentait qu'ils s'étaient tellement éloignés l'un de l'autre, chacun étant engagé politiquement à sa façon, chacun jouant à sa façon son rôle de dirigeant, qu'ils se seraient sans doute séparés, même s'il n'avait pas été en prison". La peine de cette séparation devait faire place à une nouvelle relation, qui s'est soldée par un mariage, avec Graca Machel, la veuve de l'ancien président du Mozambique Samora Machel.
Un geste parmi tant d'autres
Rory Steyn avait dirigé une des équipes de gardes du corps qui protégeaient Nelson Mandela durant ses cinq années de présidence. Il se souvient: "il avait coutume de lui acheter des chocolats, des fleurs, des bijoux. Il les achetait lui-même. Vous imaginez ce qui pouvait arriver quand Mandela allait à Sandton City (un centre commercial dans la banlieue de Johannesburg) pour se rendre à la confiserie? On essayait par des tas de moyens de l'en empêcher, de lui dire qu'on achèterait les chocolats pour lui. Mais il nous disait qu'il voulait les choisir lui-même".
Rory Steyn s'est rendu compte à quel point ces petits gestes d'apparence anodine comptent pour Nelson Mandela. L'ancien garde du corps, qui est blanc, explique que son éducation et sa formation au sein de la police à l'époque de l'apartheid l'avaient porté à se méfier, tout d'abord, de Nelson Mandela et de tout ce qu'il représentait. Tout a changé pour lui le jour où son nouveau patron avait prêté serment, et était devenu président.
Après la cérémonie, Nelson Mandela s'était rendu au stade d'Ellis Park à Johannesburg pour apporter son soutien à l'équipe de football sud africaine, qui jouait ce jour-là contre la Zambie
Après ce rendez-vous, le nouveau président, qui était attendu ensuite à Pretoria, était en retard sur son horaire. Mais sans rien dire, et à la stupéfaction de ses gardes du corps, il était sorti de sa voiture officielle pour aller à la rencontre d'un colonel de la police, un homme d'un certain âge, qui avait fait toutre sa carrière sous l'ancien système.
Rory Stein se souvient: "en voyant Nelson Mandela s'approcher de lui, l'officier n'en croyait pas ses yeux. Le président lui a tendu la main, et lui a dit 'colonel, je veux simplement vous dire qu'aujourd'hui vous êtes devenus notre police. L'ANC a gagné les élections, je suis devenu président. Et je veux vous dure qu'il n'y a plus de séparation entre nous et vous. Vous êtes notre police' ".
"Le vieil officier a fondu en larmes", ajoute Rick Steyn.
Fin de l'innocence
Cheryl Carolus se souvient d'un autre épisode qui en dit long sur Nelson Mandela: en 1995, elle avait annoncé lors d'une réunion qu'elle allait devoir passer plus de temps avec son père durant les semaines à venir, parce qu'il était gravement malade, atteint d'un cancer. Mandela l'avait serrée dans ses bras.
Plus tard, son père, un ouvrier pauvre qui vivait dans une cité noire, lui avait appris une nouvelle étonnante: "il m'a révélé que le président lui avait rendu visite, sans prévenir le personnel hospitalier ou les média. pour mon père, c'était comme un rêve".
Reste que Nelson Mandela a aujourd'hui 90 ans. Et que s'il n'a pas vraiment pris sa retraite, restant très actif, certains regrettent que son influence ne se fait plus sentir aussi nettement qu'avant. Le professeur Barney Pityana est un ancien activiste du mouvement de la conscience noire (Black Consciousness), militant des droits de l'homme, et théologien. Pour lui: "Mandela appartient à ce que j'aime appeler nos années d'innocence". "Au début, dans l'euphorie de la démocratisation, il était le symbole de nos espoirs. Mais aujourd'hui, quinze ans ont passé, et bien des choses ont changé".
Un hommage
Barney Pityana estime en effet que l'ANC est quelque peu parti à la dérive. Selon lui, Nelson Mandela s'est mis à la disposition du parti pour lui prodiguer des conseils éventuels, mais ne veut pas se laisser entraîner dans des querelles internes, ou passer pour un facteur de division. Je me suis adressé à un groupe de jeunes gens dans la rue Vilakazi Street à Soweto, la cité noire où Nelson Mandela était autrefois domicilié, pour leur demander leur avis.
Pour eux, aujourd'hui, le principal problème est de trouver un emploi. Mais l'un d'eux a estimé que "Nelson Mandela nous a donné des chances dans la vie, il nous a ouvert la porte". Un hommage qui, s'il l'entendait, irait sans doute droit au cœur de l'ancien président.
Sarkozy reçoit cette racaille qu'il voulait nettoyer au kärcher
A vous de juger!

Je suis noir! Et alors?

Je suis Noir,
et alors?!
Je suis Blanc,
et alors?!
Je suis Nègre,
et alors?!
Nelson Mandela

« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit »
À vous de juger!... - rdpl
 |
 |
| Elle, elle a choisi d'être mannequin! |
Ils n'ont pas choisi, eux! |

Barack Hussein Obama
« Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l’œuvre de l'homme est finie, que nous n'avons rien à faire au monde, que nous parasitons le monde, qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde, mais l'œuvre de l’homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre Terre éclairant la parcelle qu'a fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite. »
Ainsi parlait Aimé Césaire, le poète martiniquais, chantre de la négritude, dans ce qui est considéré comme son œuvre majeure, le célèbre Cahier d’un retour au pays natal.
L’homme qui a passé toute sa vie à rechercher ses racines africaines et à combattre pour la dignité des peuples africains et de tous les opprimés de par le monde s’est éteint le 17 avril dernier. Comme en hommage à ce grand penseur et militant engagé dans la revalorisation de l’Afrique, un fils du continent, Barack Hussein Obama, né d’un père kényan, remportait haut la main l’investiture de l’un des grands partis politiques américains, le Parti démocrate, pour la prochaine élection présidentielle américaine de novembre. Une première dans l’histoire de l’Amérique.
Obama a-t-il lu Césaire ? S’il ne l’a pas fait, comme on peut logiquement s’en douter – Obama n’ayant jamais été surpris comme un chantre de la négritude ou un défenseur des causes africaines –, il gagnerait à le faire. Surtout s’il compte se rendre en Afrique, en cas de victoire en novembre. Il pourrait ainsi faire un discours approprié et intelligent à l’université de Nairobi, qui fasse oublier l’insultant et approximatif discours prononcé l’an dernier par un chef d’État français totalement en déphasage avec les réalités de l’Afrique d’aujourd’hui.
Après avoir fait mordre la poussière à celle que l’on présentait comme la candidate favorite avant le début des primaires démocrates, Obama doit à présent parachever le travail en renvoyant le vieux McCain à sa nostalgie du Vietnam, qui ne présage rien de bon ni pour l’Amérique ni pour personne d’autre que lui. Obama doit gagner en novembre pour confondre ceux qui n’ont vu en lui, au départ, qu’un petit Noir venu amuser la galerie. Pratiquement tous les bien-pensants et tous les grands connaisseurs autoproclamés de la question raciale aux États-Unis se sont fourvoyés. Un éditorialiste d’une revue panafricaine avait même très doctement expliqué comment il était impossible qu’Obama prenne la place réservée (par qui ?) de longue date à Hillary Clinton, l’épouse de l’autre.
Il y a eu tellement de racistes sur le chemin d’Obama qu’il est impératif qu’il gagne. Pour obliger ces derniers à se rendre à l’évidence que, pour paraphraser Césaire, l’on nous a trop longtemps gavés de mensonges, et que le soleil brille pour tout le monde, éclairant la parcelle qu’a fixée notre volonté seule.
Il faut qu’Obama s’installe à la Maison-Blanche. Il a la capacité de changer l’Amérique, de la débarrasser des Bush et affidés, pour la réconcilier avec elle-même et avec le monde. Le destin d’Obama est de réparer les immenses dégâts causés par huit années de bushisme médiocre et belliqueux. De mettre un terme à l’aventurisme militaire américain en Irak qui, au lieu de répandre la démocratie dans un grand Moyen-Orient utopique, a déstabilisé durablement la région, favorisant l’intégrisme et le terrorisme. D’arrêter les égoïsmes américains qui occasionnent tant de dommages collatéraux en Afrique et ailleurs.
Mais pour réussir ce changement, thème fort de sa campagne, Obama doit rester vigilant, car les racistes n’ont pas encore totalement abdiqué. Il devra se méfier des faux conseillers prompts à lui faire tenir des discours rompant avec la soif de changement qui explique son succès aux primaires. Il doit avoir le courage de garder ses opinions, y compris sur la cause palestinienne, d’autant plus qu’il s’agit d’une cause juste. Il a prouvé, avec le discours de Philadelphie sur la question raciale en Amérique, qu’il pouvait prendre l’initiative de débattre de questions pendant longtemps taboues. Il doit pouvoir rester ferme dans ses convictions et, surtout, être fier de ses origines, et en faire une valeur ajoutée. Césaire avait tiré de l’insulte « petit nègre », dont on l’affublait dans les rues de Paris, une motivation supplémentaire pour revendiquer fièrement sa négritude et l’inscrire comme un mouvement positif.
La victoire probable d’Obama à la présidentielle américaine ne sera un « moment décisif » que si le candidat gardait la fierté de ses origines africaines. Ainsi les Africains noirs qui se font appeler partout en Occident Mamadou ou Camara, ou par des noms de footballeurs et autres sportifs noirs, pourront lancer à ces racistes d’un autre âge : ne nous appelez plus Mamadou. Appelez-nous Obama. Personne ne doit pouvoir nous prendre notre président Obama. Au début, quand peu croyait en lui, on l’appelait le candidat noir, pour le dévaloriser. Puis, quand il a remporté les primaires, on l’a appelé le candidat métis. Quand Obama se rapprochera du Bureau ovale, comment l’appellera-t-on ?
Une chose est sûre : qu’au final il l’emporte ou pas, pour les Africains, Obama a déjà gagné. Les Africains-Américains désirant retrouver leurs racines africaines n’auront plus à se rendre forcément à Gorée, dans cette fameuse Maison des esclaves où ne s’est déroulée aucune des scènes de voyage sans retour des Noirs vers l’Amérique que racontait son loquace conservateur sénégalais. Le prochain lieu de pèlerinage se trouve sur les rivages du lac Victoria, au cœur du continent africain et du Kenya, dans le village de Nyangoma où attend l’authentique grand-mère Sarah Hussein Onyango Obama. Mémé Onyango, merci de nous accueillir, lors de notre retour au pays natal. L’Afrique, on vous l’a dit, est l’avenir du monde.
Par Valentin Mbougueng
Source: Afrique-Asie
Quand un être humain pleure, c'est qu'il est profondément bouleversé.

Elle vient juste d'être excisée, dans des toilettes, à même le sol!

Excision d’une fillette à même le sol dans des toilettes

Le rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés (RDPL) est un parti politique du centre-gauche tchadien. Notre objectif majeur est la conquête du pouvoir politique et la (re)fondation de notre république.
Oui, notre République est en panne. Il faut oser la (ré) inventer. Il n'y a aucune raison objective et aucun intérêt pour nous, tchadiens, de s'accrocher à une structure qui nous a été formatée et léguée par le colonisateur dans l'unique et seul but de servir ses desseins.
Nous devons créer l'avenir pour nos enfants. Nous croyons, quant à nous, à un Tchad Fédéral, Démocratique, Social et Décentralisé. Nous pensons qu'il est possible de créer au Tchad, par nous mêmes, un État de droit et de justice ayant comme fondement de sa constitution des valeurs supérieures telles que la famille, la vie, la liberté, la justice, l'égalité, la solidarité, la responsabilité sociale, la démocratie et plus généralement la prééminence des droits de l'Homme et des peuples, l'éthique et le pluralisme politique! Nous croyons à ces valeurs qui constitueront les fondamentaux de la République que nous portons en ce moment en tête. Et cette République n'aura point le Franc de la Communauté Française d'Afrique (Fr CFA) comme monnaie nationale.
Voilà pourquoi nous proclamons que le Peuple tchadien, dans l'exercice de ses pouvoirs de création et le sacrifice de ses ancêtres; avec la protection de Dieu, faisant le serment de la concorde nationale, se fixe comme objectif suprême de "Refonder" sa République sur ses rochers culturels intrinsèques.
Nous nous engageons, avec le rdpl et de concert avec toutes les formations politiques et sociales qui ont avec nous une vue commune de la République, à établir une société démocratique et pluriculturelle dans un État de Justice, Laïc, Fédéral et Décentralisé qui consolidera les valeurs républicaines de libertés, d'indépendance, de paix, de cohabitation pacifique, de solidarité, du bien commun, de l'intégrité territoriale, d'unité, de convivialité, d'autorité et du respect de la loi pour la génération actuelle et les générations futures.
Nous nous engageons à défendre et garantir l'unité du pays, le droit à la vie, à la culture, à l'éducation, à la justice sociale et à l'égalité sans discrimination, ni subordination aucune; à promouvoir la coopération pacifique et "choisie" entre les nations; à impulser et à consolider la constitution des "États Unis d'Afrique".
La garantie universelle et individuelle des droits de l'Homme et des peuples, l'indépendance, la démocratie participative, les libertés fondamentales, la protection nationale des minorités ethniques et religieuses, le désarmement nucléaire, l'équilibre écologique et les protections juridiques de l'environnement sont des valeurs pour lesquelles nous nous engageons!
Amicalement vôtre
Michelot Yogogombaye.
Le régime d’Idriss Déby – Saleh Kebzabo
Ouvrez l'oeil, regardez bien l'âge de nos électeurs!
Elections présidentielles 2001 au Tchad. C'était , ici, dans ce même bureau de vote que le président Idriss Deby a accompli son de voir de citoyen. Aussitôt après le vote d'Idriss Deby, des enfants-electeurs ont été déversés par centaines dans presque tous les bureaux de vote de la capitale. Ces clicés sont l'oeuvre d'un membre de la délégation d'observateurs de l'Union Européenne. Le lendemain, la France fut le premier pays à reconnaître la validité de ces opérations electorales. L'Elysée, prenant acte de l'élection démocratique d'Idriss Deby à la Présidence de la République du Tchad, se félicite de la maturité politique des tchadiens et de la bonne marche de la démocratie au Tchad.
Le Tchad vit un cauchemar caractérisé par un pouvoir sans partage sous la férule implacable et impitoyable d’un homme, seul, qui a passé son temps à ruser, à mentir et à tromper tout le monde, à faire croire aux uns qu’il est des leurs contre les autres, à diviser quotidiennement ses compatriotes pour mieux les asservir, à diviser ses propres parents pour les opposer et être le seul recours. Cette pratique a également prévalu face aux partenaires du Tchad avec qui il a usé du charme ou du bluff, avec réussite, jusqu’à ce qu’ils ont constaté qu’ils tournaient en rond avec lui. Les pays voisins ont subi les mêmes approches, les plus nantis d’entre eux l’ont soutenu à bouts de bras, financièrement et diplomatiquement, avant de se rendre compte des limites de l’homme.
Idriss Déby, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un monstre froid, sorti du néant pour être propulsé aux avant-postes et jouer un rôle pour lequel il n’était jamais préparé et dans lequel il s’est installé pour jouer cette partition sans jamais varier, et rebondir dans les situations les plus difficiles, avec cette baraka qui caractérise les hommes qui croisent un grand destin qu’ils n’incarnent jamais. Quel bilan peut-on faire de sa gestion? Les qualificatifs ne manquent pas : calamiteuse, désastreuse, aventureuse, minable, catastrophique, personnelle, clanique …A-t-on encore besoin d’en rajouter, tellement il est patent ? Pour bien comprendre cet échec, il est important de remonter aux sources de ce pouvoir, du MPS et de ses dirigeants.
Le 1er avril 1989, c’est avec surprise et presque dans l’indifférence que les Tchadiens ont appris le départ en rébellion de quelques pontes du régime de Hissein Habré, appartenant exclusivement à l’ethnie zaghawa. S’il est vrai qu’à l’époque le tribalisme était l’une des marques du régime, le mot " zaghawa " n’évoquait rien dans le souvenir des Tchadiens. Minoritaires, ils vivaient en parfaite harmonie avec les autres Tchadiens. En puisant dans leurs souvenirs, ces derniers se rappelleront que M. Abbo Nassour, figure marquante des zaghawas, fut pendant longtemps le numéro deux du pouvoir de N’garta Tombalbaye, d’abord comme ministre de l’intérieur, puis comme président de l’Assemblée nationale. Ainsi que le sultan Abdéramane Haggar d’Iriba qui régnait sur la tribu et suscitait du respect. Sans plus.
C’est donc avec stupéfaction qu’ils vont faire la découverte de ces nouveaux compatriotes venus du Soudan qui s’illustrent par leur barbarie sanguinaire et leur tribalisme excessif. Et avec qui ils vont devoir cohabiter une quinzaine d’années, et peut-être plus…
Les dissidents de Hissein Habré n’étaient pas des inconnus de la scène politique : Hassan Djamous, Ibrahim Itno, Idriss et Daoussa Déby et quelques autres. Des motifs de cette séparation avec le " boss ", seuls quelques initiés en étaient informés, car aucun signe de crise n’était perceptible dans le système fermé de Habré. Ils étaient tous de très hauts responsables dans le gouvernement, l’administration et l’armée, ainsi que dans le monde des affaires. Le premier, le plus connu par ses faits d’armes dans le maquis des FAN, a été de tous les gouvernements depuis 1982, et chef d’état major général des armées au moment de son départ. Le second, par ailleurs frère du troisième, était le tout puissant ministre de l’intérieur.
Idriss Déby, enfin, a un parcours tumultueux. De son passé, on ne connaît pas grand-chose. Il est généralement admis qu’après l’école de pilote de l’air en France, son retour au Tchad coïncide avec les évènements de 1979 et il rallie naturellement les FAN de Hissein Habré. Le jeune homme brillait plutôt par sa timidité et sa retenue et n’a pas laissé de souvenir de grand baroudeur. Pour des raisons d’équilibre –déjà- il sera pourtant promu chef d’état major- adjoint des FAN aux côtés de Gouara Lassou, militaire de carrière et l’un des auteurs du coup d’état de 1975 qui, lui, était politiquement plus accompli et en a convaincu plus d’un par sa témérité au combat, au point d’être plébiscité à ce poste par les combattants!
Dès la prise du pouvoir en 1982, Déby va connaître une ascension fulgurante : commissaire aux armées et à la sécurité du parti-Etat et, surtout, " comchef " des FANT. C’est à ce poste qu’il va s’illustrer et marquer la mémoire des sudistes qui l’ont subi de la manière la plus tragique qui soit. Les milliers de familles endeuillées dans la répression aveugle et sanglante de 1984 qui a généré " septembre noir ", c’est lui ; la liquidation de centaines de cadres sudistes, c’est encore lui, jusqu’à la pacification totale du sud. Ces années noires lui colleront à jamais à la peau et il en éprouvera un complexe qui va marquer ses relations avec les sudistes.
Habré, pour des raisons inconnues, choisit de s’en écarter et l’envoie se former à la prestigieuse Ecole de guerre de Paris qui lui aurait permis de nouer de précieuses relations avec les officiers français. A son retour, il devait se contenter du titre sans pouvoir ni prestige de conseiller à la sécurité du Président de la République. Dès lors, c’est la descente aux enfers et il n’est pas exclu que l’idée d’un complot prenne corps à ce moment-là.
Au pouvoir, dans sa tentative de réécrire l’Histoire et son histoire, Déby dira que c’est le mépris de Habré pour les autres qui était l’une des causes de sa chute. Il faut croire qu’il a la mémoire courte, comme la suite nous le montrera. Le constat sous le régime de Habré est que dans le judicieux partage du pouvoir, la part belle revenait assurément aux Zaghawas. A priori, rien ne pouvait donc justifier ce divorce qui va pourtant s’amplifier très rapidement pour fragiliser le pouvoir UNIR et l’emporter en moins de deux ans. Les spectateurs du stade Idriss Ouya se rappellent que la cérémonie d’ouverture de la semaine nationale de la jeunesse était tendue et grouillait de rumeurs diverses. Le départ rocambolesque de Djamous et des autres dans la soirée sera confirmé par une opinion n’djaménoise très prompte à faire des recoupements. C’est le nom de Djamous qui alimentera le plus les conversations car c’est lui qui a la réputation de bravoure et de grand guerrier. Le successeur de Déby à la tête des FANT a dirigé les grandes batailles du nord et défait les Libyens. Aussi, lorsqu’on apprendra sa capture et son assassinat après seulement quelques jours d’escapade, ce sera comme un coup d’arrêt de cette rébellion naissante. Hissein Habré et l’UNIR, pensait-on, pouvaient donc retrouver le sommeil, car le mouvement était décapité.
Avant cette tentative, le Tchad présentait le visage d’un pays entièrement calme et pacifié. Au nord, la situation était sous le contrôle total du gouvernement; le centre était déjà sécurisé, les rebelles hadjaraï du Mosanat ayant choisi la rébellion à l’extérieur; au sud, tous les chefs militaires et politiques, par le truchement des accords, ont rejoint le bercail, en dehors de quelques officiers de l’ANT qui ont préféré l’exil ; c’est le cas de Djibrine Dassert et de Nadjita Béassoumal qui signeront avec les autres l’acte de naissance du MPS à Bamina. Pour être complet, il faut citer les Arabes, avec Ahmed Soubiane et Rakhis Mannany, notamment, qui ne sont pas arrivés à combler le vide laissé par le charismatique Ahmat Acyl, décédé accidentellement au sud en 1983( ?), mais apporteront une caution précieuse au mouvement.
Le MPS, hétéroclite dès sa naissance, va être géré dans cette ambiguïté par les Zaghawas, plus nombreux et déterminés. Ou plus exactement par Idriss Déby qui ne tardera pas à marginaliser ses " compagnons ", une fois le pouvoir conquis. Nous y reviendrons.
Depuis l’entrée en rébellion des Zaghawas en 1989, des témoins racontent qu’ils s’étaient singularisés au maquis en formant un bloc hermétique donc les activités étaient à la limite du fractionnisme. Sans remettre ouvertement en cause le leadership de Hissein Habré, ils étaient " ailleurs " le plus souvent et il se dit qu’à l’époque, ils avaient créé un réseau clandestin de caches d’armes dans les grottes de l’est. Dans les années 1988/1989, les rumeurs avaient circulé sur une vente d’armes secrète dans l’Ennedi, attribuée précisément aux Zaghawas. Habré a cherché à en savoir davantage et n’a pas été convaincu par les explications du Cemga (Djamous) et du ministre de l’intérieur (Itno), et encore moins de son conseiller à la sécurité (Déby). Il est vraisemblable que cette affaire a créé une fissure au sommet de l’Etat et que la confiance était rompue. C’est une course contre la mort qui est engagée et Habré devait avoir ses compagnons à l’œil. L’inévitable rupture devait se produire et la date du 1er avril 1989 a été retenue pour éliminer Hissène Habré. Echec, départ précipité pour le maquis…Le bloc du nord éclate en gorane/zaghawa.
Malgré l’absence de Hassane Djamous, les nouveaux maquisards vont s’organiser immédiatement, en récupérant le stock d’armes cachées dans les grottes. Ils ont l’avantage du terrain. Le Darfour soudanais , prolongement naturel du " dar zaghawa ", est majoritairement peuplé de cousins dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont un sens sacré de la solidarité fraternelle…et des affaires ! Les Zaghawas soudanais ont vite compris qu’au-delà de la famille, il y a au bout de l’aventure un pays à conquérir et à piller, comme au bon vieux temps des razzias. Les engagements préliminaires ont été pris par les Tchadiens qui ont bénéficié immédiatement de toutes les aides : politiques, diplomatiques, financières, militaires et humaines. Si l’on ajoute à ce tableau que les militaires français n’allaient pas rater cette occasion de bouter hors du pouvoir Habré, la boucle est bouclée et les jours de Habré comptés.
Tactiquement, les rebelles ont rondement mené leur affaire et peuvent envisager de prendre le pouvoir. Ah le pouvoir ! Ils en voulaient depuis des années, le voilà enfin à leur portée. Cette rébellion d’essence tribale, voire tribaliste, va se donner des couleurs nationales et tenir un discours patriotique pour élargir sa base et recruter dans le vivier des anti-Habré ; il va s’aventurer à promettre la démocratie aux Occidentaux pour leur plaire. Après deux grandes batailles, les FANT sont défaites et la route de la capitale ouverte. Quand la première colonne fait son entrée triomphale à N’Djaména, personne n’y croit. Le chef du mouvement lui-même ne sera là que quatre jours plus tard pour lire un texte préparé par Ousmane Gam : " ni or, ni argent "…On connaît la suite.
Le pouvoir se met difficilement en place. Les hommes-clés, issus du maquis ou du vivier trouvé sur place seront désignés pour le contrôler. Tous les Zaghawas vont former un bloc compact autour de Déby pour pérenniser le pouvoir et le conforter au profit de la tribu. Ce que Déby comprendra comme une entreprise à son profit personnel! Il laissera donc se constituer tous les lobbies politiques, administratifs, militaires et commerciaux ou affairistes et mafieux, autant qu’ils ne le menacent pas. Les frères Erdimi, les Haggar et d’autres vont vivre leurs heures de gloire au pouvoir pour faire et défaire les hommes et les situations. Si Déby a résisté à toutes les épreuves intérieures et extérieures, c’est en partie grâce à l’intelligence politique de ce lobby qui a utilisé toutes les ficelles pour renforcer le pouvoir. A son passif, la mise au point d’une redoutable machine de fraude électorale qui tourne encore sans eux ! Déby feint de l’ignorer.
Mais Déby devait aussi se consolider militairement. Toutes les velléités d’opposition sont écrasées dans un bain de sang : les Hadjaraïs, les Ouaddaiens, les sudistes qui se sont aventurés à créer des rébellions l’ont payé de leur vie, sans aucune pitié. Même des Zaghawas comme Abbas Koty et Bichara Digui y ont laissé leur vie. C’est dire que Déby a fait la démonstration qu’il ne lésinerait sur rien pour conserver son pouvoir. Les ressortissants du BET n’ont pas été épargnés, puisque Youssouf Togoimi et Mahamat Guetti ont sauté sur des mines. Cette logique qu’il a voulu réserver à des parents plus proches, auteurs du coup du 16 mai 2004 et de la rébellion d’octobre 2005, coupables d’ouvrir des brèches dans le bel édifice du clan, et de perturber les cartes au moment où les pions se mettent en place pour la marche vers un troisième mandat présidentiel n’a pas, pour une fois, fonctionné. Si l’édifice a craqué, c’est qu’il a voulu trop tôt s’affranchir de certains tuteurs intérieurs et extérieurs.
Mauvais élève et mauvais héritier de son seul maître à penser politique, Hissein Habré, Déby n’a pas retenu toutes les leçons de l’histoire et du maître. Habré a eu recours à un discours tribalo-religieux qui a abouti aux évènements douloureux de 1979, lesquels ont durablement marqué la vie politique tchadienne. De cette époque, Déby n’a retenu que cette leçon et n’a pas suivi son maître dans son évolution politique des années suivantes, sans doute trop préoccupé par la préparation d’un coup d’état. Quand, par un malheureux hasard de l’histoire, il se retrouva aux commandes du pays, il était politiquement immature et n’a pas su adapter son discours aux réalités du moment. A la création du MPS, son seul schéma était le contrôle du mouvement. A N’Djaména, les alliés réalisent que Déby et les siens les avaient de fait écartés. Un visionnaire comme Ousmane Gam s’en est inquiété dès les premiers jours et a continué de marquer sa différence jusqu’à son départ en exil au Bénin. C’est de cette époque que date la notion du " pouvoir gorano-zaghawa ", réduite ensuite au groupe zaghawa, pour aboutir aux clans et aux sous-clans que nous découvrirons au fur et à mesure des péripéties politiques : kobé, bidéyat, borogat, biliya…
Faute de philosophie et de culture politique qui orientent son action, Déby use, jusqu’à en abuser, de la ruse tribale pour diviser et opposer les acteurs: le nombre disproportionné de ses corégionnaires dans le gouvernement, la haute administration civile et militaire, la diplomatie et dans le monde des affaires procède de cette politique de tout verrouiller par la région, puis la tribu, ensuite le clan, et enfin la famille pour s’approprier le Tchad et en disposer comme d’un patrimoine privé. L’on s’était mépris à l’idée d’un pouvoir musulman ou islamique voire islamo-sahélien: les intéressés eux-mêmes ont été grugés et découvriront tardivement qu’ils ne constituent qu’un maillon insignifiant d’une machine qu’ils doivent servir et ne profiter que des résidus. Lesquels, aux yeux des autres Tchadiens, sont une fortune ! Et tout le monde s’en mord les doigts. A l’inverse, les siens sont bien servis : au nom de la " mémoire des martyrs ", rien n’est laissé au hasard pour permettre à ce beau monde de se servir à satiété. Et ces derniers temps, le cercle privilégié s’est rétréci à la famille stricte et à la belle famille la plus récente. C’est cela la gestion privative du pays.
Une étude plus affinée nous édifierait sur la machine mise en place pour asservir les Tchadiens : aucun membre du clan et quelque soit son niveau d’instruction, n’est en chômage. Tous occupent de hautes fonctions pour écumer et ponctionner l’Etat, et ceux qui sont tapis dans l’informel finissent la besogne. Sous Déby, l’Etat a été totalement déstructuré au point de devenir informel, et l’armée entièrement désorganisée pour faciliter la tâche des prédateurs et, sur le plan politique, justifier son séjour illimité à la tête du pays. Ainsi, à la veille des élections présidentielles de 1996 et 2001, l’argument militaire l’a emporté dans les chancelleries pour " l’élection " de Déby : qui d’autre que lui peut maîtriser l’armée, ou ce qui en tient lieu ? Et pourtant, toutes les tentatives de la France ou de la Banque Mondiale de réformer un tant soit peu l’armée ont englouti des dizaines de milliards de francs en pure perte pour les partenaires, mais pas pour le clan.
Dans ces conditions, peut-on le créditer d’une volonté quelconque de respecter le cahier des charges des états généraux de l’armée ? Il est permis d’en douter, car il n’a commencé à le faire que quand il a rencontré des problèmes. D’ailleurs, réforme-t-on une machine aussi lourde que l’armée en se contentant de quelques nominations dont celles d’officiers véreux et illettrés ? Les gesticulations de Déby ne sont que purement conjoncturelles pour gagner du temps. La dissolution de la Garde Républicaine n’émeut personne, car elle intervient au moins pour la cinquième fois, pour des motifs divers et toujours claniques ! Il n’en aura décidément tiré aucune leçon !
Idriss Déby a réussi la prouesse de créer une fracture nationale sans précédent. Jamais les Tchadiens n’ont été aussi divisés qu’aujourd’hui, sans aucune perspective de retrouver l’unité indispensable à la construction et au développement. L’on a rarement vu, même en Afrique, un pays bâti sur des injustices aussi criantes comme au Tchad. L’Etat est instrumentalisé pour consacrer les inégalités, au détriment du règlement des problèmes les plus simples qui ont fini par déborder les dirigeants. Quand on gère sans aucune vision ni ambition, on reste au bas des pâquerettes pour vivre au quotidien sans aucune perspective du lendemain. Jamais il n’y a eu autant de conflits intercommunautaires que sous le règne de Déby, laissant chaque fois des dizaines de morts et des familles endeuillées ; ces conflits créent des rancoeurs et une haine inexpugnable. Et pour finir, on a créé des catégories de Tchadiens : une race de seigneurs et une autre de serviteurs, corvéables et taillables à merci. Déby se comporte comme s’il n’a cure de l’avenir du Tchad et des Tchadiens, seul le présent l’intéresse pour jouir des délices du pouvoir. Sa vie privée le montre amplement. Le pouvoir lui est monté à la tête et il n’a que du mépris pour tout le monde.
Son discours du 16 novembre devant quelques militants du MPS renforcés par des banlieusards appelés à la rescousse, a laissé pantois plus d’un observateur. Egal à lui-même et comme sous l’effet d’une drogue, il a été incohérent dans un discours décousu dont il ressort un homme usé par le pouvoir et éloigné des réalités. Ce jour-là, on attendait un discours rassembleur qui tire les leçons des évènements et jette un pont vers l’avenir. Il a plutôt passé son temps à traiter les opposants de " bandits, irresponsables, aventuriers "… Morceau choisi : " tous ont été des ministres. En tout cas je sais que un à un je les ai utilisés pendant quinze années et je sais ce qu’ils sont… Ce n’est pas parce que Idriss Déby a marché sur N’Djaména à partir de l’est que n’importe quel aventurier va marcher sur N’Djaména à partir de l’est. Ce n’est pas possible…Un coup d’état ne se fait pas avec des coupes- coupes, des couteaux de jet ou des lances ".Ces propos ne sont pas sans rappeler " les mangeurs de rats qui prétendent défendre l’environnement ", ou bien, " je ne suis pas venu au pouvoir dans un avion Air Afrique ", tenus il y a quelques années.
Tel qu’en lui-même, sûr de lui, dominateur et arrogant ! Dans le chapitre du mépris, les sudistes sont bien servis. Eternels " laoukouras ", ils sont condamnés à demeurer des nègres gratte-papier qu’on essore, jette, récupère et réutilise au gré des circonstances : les Koibla, Nagoum, Kabadi, Yokapdjim, Houdeingar, Dadnadji, Yoadimnadji et autres " intellectuels " de service sont prêts à toutes les turpitudes, toutes les trahisons et toutes les bassesses pour plaire au chef et le servir. Le Tchad, ils n’en ont cure. Comme lui. Ils peuvent se consoler à l’idée que les nordistes, globalement hors tribu ou clan, ne sont pas logés à meilleure enseigne, contrairement aux apparences. Ils ont eux aussi leurs mercenaires et serviteurs : les Mahamat Hissène, Bâchir, Kadam, Birémé Hamid, Bartchiret, Aliféi sont un petit échantillon auquel il faut ajouter les anciens " mouvanciers ", qui sont des victimes consentantes du yoyo national de la valse des décrets qui est un des sports favoris de Déby.
Les conséquences de cette attitude sont forcément la corruption, la gabegie, la concussion, les détournements de deniers publics et l’impunité. C’est une gangrène qui s’est installée du niveau le plus élevé de l’Etat à la base. La notion de service public a foutu le camp depuis belle lurette et les fonctionnaires ne sont plus mus que par leur intérêt personnel. Pouvait-il d’ailleurs en être autrement quand on connaît la soif jamais étanchée et la boulimie illimitée de nos dirigeants pour le lucre ? Rappelons-nous certains faits : les avions militaires vendus à vil prix dès 1991, la nomination d’un ambassadeur étranger à l’UNESCO contre espèces sonnantes, les réquisitions de fonds du Trésor bannies par la CNS mais jamais arrêtées, l’implication dans la fausse monnaie et le trafic de drogue, les documents personnels comme la carte d’identité et le passeport confectionnés par des étrangers à des conditions douteuses, le réseau de prévarication autour du projet pétrole, les détournements massifs de l’aide taiwanaise, les factures fictives, la pratique courante de la surfacturation…Des scandales sont très précis et les commissions d’enquête parlementaires pour certains n’ont pas abouti: la STEE, la mini-raffinerie de Farcha et le pipe-line de Sédigui, le pont à double voie sur le Chari, la quasi faillite de la Sotel, le projet de déguerpissement de Habbéna dont la maquette seule aurait déjà coûté 700 000 000cfa, les marchés publics, les régies financières…Sans être exhaustif, on peut ajouter la gestion des projets financiers par l’extérieur et qui représente un gros morceau.
Le bilan est incommensurable et pourrait facilement déboucher sur la mise en accusation de centaines de personnes, y compris Idriss Déby qui aura à répondre de ses crimes économiques devant la Haute Cour de Justice. La criminalisation de l’Etat a atteint ici aussi des niveaux jamais égalés.
Peut-on décemment encore parler de nationalisme et de patriotisme tchadien ? Etre tchadien a-t-il encore un sens aujourd’hui ? Le civisme, la dignité, le sens de l’honneur, le travail bien fait et l’excellence n’existent plus. Aucune valeur n’est inculquée aux enfants qui vivent quotidiennement des scènes de vendetta dignes d’un autre siècle. Les élèves narguent les enseignants qu’ils peuvent battre et abattre devant leurs camarades. Qu’attendre d’une société qui n’a plus de principes ? Les mineurs ne se contentent plus des motos, ils conduisent les grosses cylindrées de leurs parents ou les véhicules de l’Etat qu’ils cassent sans être sermonnés, suite à des virées alcooliques ou de consommation de drogues fortes, dans des endroits peu recommandables pour leur âge. Les enfants disposent d’importantes sommes d’argent que ne peuvent avoir leurs maîtres d’école couverts de dettes par manque de salaires.
Quel est donc le projet de société de Déby qui a fini par s’entourer de " jeunes patriotes " qui lui répondent au doigt et à l’œil parce qu’ils lui doivent tout, eux qui sont intégrés dans la Fonction publique avant la fin de leurs études ou responsabilisés dès leur prise de fonction, pour diriger des hommes nettement plus âgés et expérimentés? Nous constatons que le Tchad est le seul pays d’Afrique où l’expérience et l’âge sont des tares. Simplement parce que, complexé face aux hommes d’expérience, Déby craque. A quoi sert-il d’user des culottes sur les bancs de l’école quand d’autres, maniant avec dextérité le saut à la perche, atteignent des sommets sans aucune qualification ni formation, en se contentant simplement de leur qualité de semi-lettrés et de leur origine tribale? S’agissant de la récente controverse sur la qualité des directeurs administratifs et financiers nommés par son neveu le ministre des finances, Déby aurait répondu à un impertinent : " ne sont-ils pas tchadiens " ? Selon ce principe, l’armée et la police sont devenues des foutoirs à généraux, colonels, contrôleurs généraux et des commissaires illettrés et sans formation, au motif qu’ils seraient des Tchadiens. Suffit-il d’être seulement tchadien pour être responsabilisé ? Et les autres que l’on condamne à la mendicité et à la marginalisation ne sont-ils pas des Tchadiens ?
Les Tchadiens doivent-ils se résigner et continuer d’accepter que se poursuive cette entreprise de démolition méthodique et continue de leur pays ? Devons-nous faire continuellement appel à d’autres pour régler nos problèmes ? D’expérience, nous savons pourtant qu’aucun Blanc, fût-il Américain, Français ou Allemand ; aucun Jaune, aucun Arabe, fût-il chinois, japonais, saoudien ou marocain, ne peut aimer le Tchad plus que les Tchadiens. Tous, ils nous aimeront tant que leurs intérêts seront saufs. Et nous ne devons pas oublier que les organisations internationales, qu’elles soient politiques ou de développement, sont d’abord les instruments des pays développés qui ne peuvent nous servir que dans le cadre bien compris de leurs intérêts. Et pourtant, nous sommes bien obligés de les interpeller car, globalement, ils sont aussi responsables que nous des malheurs que nous vivons : ils ont créé et adoubé Déby qu’ils couvent constamment alors que le président tchadien roule tout le monde dans la farine et conduit son pays dans le gouffre ! Le centrafricain Patassé et le haïtien Aristide ont été renversés pour bien moins que cela.
A la veille du seizième anniversaire du régime et à quelques semaines d’une élection présidentielle qui se prépare et dont les résultats sont connus à l’avance, tous ceux qui aiment le Tchad doivent se mobiliser pour demander à Déby d’arrêter les dégâts :trop c’est trop ! " Non, Monsieur le Président, regardez-vous dans le miroir et jetez un coup d’œil dans le rétroviseur pour constater l’échec de tout ce que vous avez entrepris et tirer les leçons qui s’imposent. La manipulation de la Constitution, les fraudes électorales, la confiscation de la manne pétrolière et la gestion familiale du pays ne vous honorent pas ! " C’est ce discours que nous devons lui tenir pour le ramener à la raison, car le pouvoir le rend fou et il a totalement perdu la raison et le sens des proportions.
C’est ici le lieu de dire que les évènements qui se déroulent sous nos yeux peuvent connaître des fins sanglantes. Le Tchad a perdu beaucoup d’enfants pour des causes qui n’en valent pas la peine. C’est donc le moment de s’arrêter pour, ensemble, mesurer le chemin parcouru et faire de la prospective. Nous n’en avons pas été capables à l’occasion pourtant opportune du dixième anniversaire de la Conférence nationale souveraine qui n’a même pas été célébrée, comme si nous avions quelque chose à nous reprocher. Douze ans après la CNS, les Tchadiens devraient se retrouver pour dialoguer, faire le bilan de quarante cinq années d’échecs et, pourquoi pas, se pardonner afin de repartir du bon pied. Ensuite, très sereinement, ils devraient être en mesure de fixer de nouvelles règles du jeu pour que, très librement et dans la transparence, ils se donnent des dirigeants qui acceptent de se sacrifier pour leur pays. C’est à ce prix, pensons-nous, que le Tchad sera sauvé. Et il ne sera sauvé que si Idriss Déby l’aime vraiment, et si les partenaires extérieurs les y accompagnent.
Saleh Kebzabo, Député.
ES ETATS-UNIS D’AFRIQUE : ENJEUX, OBSTACLES, ESPOIRS. par Jean Yaovi DEGLI
Fin Juin début Juillet 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement Africains se sont réunis à Accra au Ghana en sommet de l’Union africaine. Les yeux du monde entier étaient tournés vers la capitale du Ghana où l’on espérait voir le continent noir faire un miracle. Comme la « Geste » de Soundjata Keita il y a des siècles et pendant la période des grands empires africains, les naïfs du monde entier semblaient attendre de ce continent longtemps à terre qu’il se relève d’un seul coup et se mette à courir pour faire ainsi oublier des décennies de retard, de divisions, de sous développement. Qu’attendait-on des Africains à cette occasion ?
Réaliser en l’espace d’une réunion de 3 jours et à la faveur d’un certain nombre de bonnes volontés quelquefois mégalomaniaques, une union que l’Europe a commencé depuis plus de 60 ans déjà et qu’elle n’a pas encore réussi à parfaire sur le plan économique tandis que l’union politique du vieux continent est encore très loin de sa réalisation. Une union que les Etats-Unis d’Amérique ont mis des siècles à réaliser. On attend donc de l’enfant perclus ou mieux le paralytique de la famille des continents qui n’a encore jamais rien réussi de bon qu’il se lève en un jour et commence à courir, alors même qu’il n’a ni encore appris à se tenir sur ses jambes, ni appris à marcher. Le miracle n’arrivera pas. Que s’est-il exactement passé à Accra en 2007 ? Pourquoi l’Union Africaine n’a pas réussi à se transformer en Etats-Unis d’Afrique ? L’Afrique pourra t-elle réaliser son union et devenir un grand ensemble ? Si oui, à quelles conditions ? Telles sont les questions auxquelles il nous faut essayer de répondre. Cela ne va pas être facile et les approches faites ici sont loin d’être exhaustives ou de prétendre épuiser la matière. Mais pour essayer une ébauche de réponse aussi infime soi-t-elle, il nous faut comprendre un certain nombre d’autres choses pour ne pas sembler parachuter le problème et les tentatives solutions.
Dans la mesure où les Etats-Unis d’Afrique constitue la traduction pure et simple dans la réalité de la philosophie du panafricanisme, nous essayerons d’aborder le problème en analysant tour à tour les origines (I) du processus, les enjeux qu’ils recèle (II), les obstacles (III) à ce panafricanisme avant de voir comment l’Afrique pourra éventuellement surmonter l’obstacle et aboutir un jour aux Etats-Unis d’Afrique (IV), ce grand ensemble continental utile pour son développement.
I- LES ORIGINES
A l’origine, le panafricanisme était une simple manifestation de solidarité fraternelle entre les Noirs d’ascendance africaine des Antilles britanniques et des Etats-Unis d’Amérique.
C’était, comme l’a si bien noté Lansiné Kaba, un mouvement d’émancipation américaine. C’est en ce sens que le mouvement fut conçu et énoncé au départ par l’écrivain Noir américain Dubois en reconnaissance de la souffrance des Noirs et en hommage au sang versé par les Africains et Américains. Le Panafricanisme avait donc à ses débuts une définition légèrement éloignée de ce qu’elle est de nos jours. A l’origine, le mouvement ambitionnait donc la renaissance, la libération et l’émancipation du monde noir.
C’est l’encyclopédie multimédia qui donne la définition correspondant à l’idée véritablement originelle du panafricanisme. D’après ce dictionnaire, le panafricanisme est un mouvement visant à l’accomplissement des Noirs par l’égalité des Droits avec les Blancs, l’indépendance économique et politique. Cette idée se concrétisa lors du premier congrès panafricain avec la revendication par les Noirs du droit à disposer d’eux-mêmes.
Mais le mouvement va connaître par la suite une nouvelle orientation. En effet, l’évolution de la marginalisation des Noirs de même que celle de leur vassalisation à travers l’esclavage et la colonisation puis le néocolonialisme des Etats africains vont se combiner pour faire évoluer cette idée de solidarité fraternelle entre Noirs de départ vers une idée de solidarité et d’unité des peuples noirs dans leur ensemble. Il semble que c’est cette évolution que l’on retrouve à l’origine du mouvement tel qu’il est connu aujourd’hui avec des noms aussi divers que William Dubois, Marcus Garvey, Georges Pandore, Cheik Anta Diop, et Sylvester Williams. Ce dernier va même être à l’origine de la première grande réunion fondée sur cette idée de solidarité fraternelle entre Noirs à Londres en 1900 et c’est à cette réunion que sera évoquée pour la première fois la notion de « Panafricanisme ». C’est à cette évolution du concept d’une solidarité entre des individus de couleur noire vers un éveil et une érection de l’Afrique en une vaste communauté politique, culturelle et économique que s’est adaptée la définition que l’on a désormais du terme dans d’autres dictionnaires. Le chanteur Bob Marley a chanté cette nécessaire unité de l’Afrique en tant que continent que les enfants du continent désirent tant dans sa fameuse chanson des années 80 intitulée « Africa Unite ».
D’après le dictionnaire Larousse, le panafricanisme s’entend de l’idéologie qui vise la solidarité et l’unité des peuples africains. Il s’agit d’une doctrine politique et socioculturelle qui prône l’unité des Etats africains comme étant l’unique voie de leur libération effective, de leur émancipation et de leur développement. Considéré comme une doctrine philosophique, le panafricanisme propose l’Afrique dans sa globalité comme devant être le commencement et l’aboutissement de toute action politique, économique et culturelle relative au continent considéré encore à ce jour comme étant le continent « berceau de l’humanité ».
Au cours du premier Congrès du panafricanisme, Dubois parvient à sensibiliser les intellectuels Noirs du monde, particulièrement antillais et surtout africains à s’unir. Il faut signaler que Kwame Nkrumah, le chantre du panafricanisme, fut profondément influencé aux Etats-Unis par Dubois et son idée panafricaniste dont il deviendra plus tard le véritable promoteur politique.
Le sixième (6ème) Congrès du mouvement tenu à Manchester en 1945 avait connu la participation des jeunes leaders africains comme Nnamzi Azikiwe, Jomo Kenyata, Kwame Nkrumah. Le mouvement est aussi devenu à partir de là l’élément moteur de la lutte pour l’indépendance des Etats africains.
Si Dubois surtout et dans une certaine mesure Marcus Garvey peuvent être considérés comme les pères philosophiques du panafricanisme, Cheik Anta Diop, Senghor et Aimé Césaire (qui vient de mourir à 94 ans) peuvent être vus comme ses parrains littéraires tandis que Kwame Nkrumah va en être le principal promoteur politique.
L’idée panafricaniste va être à l’origine d’une profusion d’union politique entre les Etats africains au lendemain des indépendances. Dès le 17 septembre 1958 déjà, les Etats de l’Afrique de l’Est, des partis nationalistes et des syndicats vont se réunir dans la Pan African Freedom Movement of East, Central and Southern Africa, le PAFME CSA où on pouvait noter la présence des pays ou territoires comme le Kenya, l’Ouganda, le Tanganyka, le Nyassaland et le Zanzibar. En novembre 1958, la Guinée Conakry et le Ghana décident une union qui va rapidement prendre fin. Le 17 janvier 1959 se crée la fédération du Mali comprenant, le Dahomey, le Sénégal et le Soudan (le Mali et la Haute Volta). Cette fédération sera vite dissoute et remplacée le 30 mai 1959 par le Conseil de l’Entente comprenant la Côte d’Ivoire, le Dahomey, la Haute Volta, le Niger et le Togo. Le 19 juillet 1959, le Ghana, la Guinée Conakry et le Libéria s’unissent à Sanniquellé. Du 15 au 19 décembre, le Conseil de l’Entente s’unit aux pays de l’ex Afrique Equatoriale Française (A.E.F) pour former l’Union Africaine et Malgache (U.A.M). En mars 1961, l’U.A.M. s’élargit pour créer l’Organisation Africaine et Malgache de Coopération Economique (O.A.M.C.E).
Il y avait deux tendances au niveau des pays en ce qui concerne l’idée de l’unité africaine. Il y avait la tendance dite supra nationaliste qui voulait une Afrique unie dirigée par un seul et même gouvernement, avec une carte du continent tel qu’il se présentait avant la Conférence de Berlin en 1884. Cette tendance qui militait pour une véritable union pluridimensionnelle (politique, économique et culturelle) réunissait dès janvier 1961 dans ce qu’on appelait alors le « Groupe de Casablanca », les pays comme le Ghana (de Kwame Nkrumah), la Guinée Conakry (de Sékou Touré), l’Egypte (RAU) (de Nasser), le Mali (de Modibo Kéita) et le Maroc (de Mohammed V). Comme on peut le noter, cette tendance était composée d’Etats dits progressistes « anti-impérialistes » dont le porte étendard est Kwame Nkrumah, l’homme qui aura tout fait pour voir naître une Afrique unie.
A côté de celle-ci, il y avait la tendance dite modérée qui avait réunie la même année dans ce qui sera connu comme le « Groupe de Monrovia » 19 pays dont les pays de l’Union Africaine Malgache (UAM) auxquels se sont ajoutés l’Ethiopie, le Libéria, la Libye, le Nigeria, la Sierra Leone, la Somalie, le Togo, la Tunisie, etc. Cette tendance était opposée à la première qu’elle considérait comme utopiste pour trois (3) raisons.
Premièrement, pour ce groupe, la tendance supra nationaliste entraînera l’autarcie de l’Afrique par rapport au reste du monde dont elle avait besoin. Ensuite, elle ne soutient que les disparités d’ordre culturel considérables séparant les pays africains de même que les caractères fort hétérogènes et dissemblables de ces Etats ne leur permettent pas de se fondre comme le souhaite la tendance maximaliste. Cette tendance militait donc pour une union souple de l’Afrique qui irait progressivement vers une union économique et culturelle. L’approche ici est minimaliste mais semble aujourd’hui et à certains égards la plus réaliste, vu l’évolution de la situation générale.
Entre les deux, il y avait une tendance intermédiaire qui était favorable à la mise en place de regroupement sous régionaux locaux devant déboucher progressivement sur la réalisation de l’unité du continent.
C’est cette conception dont le chef de file était Léopold S. Senghor qui semble avoir reçu l’assentiment des fondateurs de l’O.U.A. qui, en optant pour un compromis entre la position maximaliste défendue par Nkrumah et celle minimaliste défendue par Houphouët Boigny, ont préféré une organisation inter étatique conçue dans le cadre d’une coopération entre Etats indépendants à une O.U.A. conçue comme une organisation supranationale. La Charte de l’O.U.A. n’avait donc pas clairement tranché la question des Etats Unis d’Afrique. L’O.U.A. a cependant retenu une approche progressive et à travers l’intégration sous régionale comme préalable puisque dès août 1963, la résolution CM/5/I du Conseil des Ministres a invité les Etats membres à envisager une politique de regroupement entre voisins dans le cadre des mêmes zones géographiques.
Cette politique de sous régionalisation qui sera rappelée dans plusieurs des actes de l’OUA avait essentiellement pour but ultime l’intégration du continent dans une vaste communauté africaine à travers un processus progressif. Cette intégration qui est multisectorielle était divisée en quatre (4) secteurs : intégration économique, intégration politique, intégration sociale et intégration culturelle.
Dans cet ordre d’idée, par sa résolution CM/464 (XXVI) l’OUA divise l’Afrique en cinq (5) grandes sous régions : Afrique du Nord, de l’Ouest, du Centre, de l’Est et du Sud et chacune de ces régions doit s’intégrer dans une seule organisation sous régionale.
II- LES ENJEUX
L’enjeu fondamental du panafricanisme ou des Etats-Unis d’Afrique est d’intégrer économiquement, culturellement, socialement et enfin politiquement l’Afrique.
A l’heure de la mondialisation, au moment où le monde parle en terme de grands ensembles et même de « grand village planétaire », et où la notion d’Etat est complètement précarisée par rapport aux grands ensembles, l’Afrique ne peut plus s’offrir le luxe de prétendre au développement dans les micro entités, exiguës que sont nos Etats. L’Afrique doit penser à un grand ensemble qui, comme l’a dit l’ancien Secrétaire Général de l’OUA Edem Kodjo, pèsera véritablement sur le plan international.
Le but ultime du panafricanisme ou des Etats-Unis d’Afrique est de lutter contre la balkanisation de l’Afrique avec une suppression des frontières issues de la colonisation afin d’arriver à une unité du continent berceau de l’humanité.
Dans la perspective d’aboutir à une union économique à la dimension de l’Afrique toute entière, l’OUA avait mis un accent particulier sur l’intégration économique dans sa stratégie d’intégration multisectorielle. Dans cette perspective, le plan d’action de Lagos qui est en partie ce que nous avons aujourd’hui dans le NEPAD, avait, dans les années 80, imposé aux diverses sous régions des obligations dans divers secteurs, notamment le secteur financier, celui du commerce intra africain, le secteur de la réduction puis l’élimination des barrières commerciales.
Si cet ensemble de mesures ou de conditions adoptées au sommet économique de Lagos en 1980 avait connu une véritable mise en œuvre, l’Afrique aurait pu faire une avancée très significative en direction d’une Communauté économique africaine en prélude à une intégration politique marquée par des institutions fortes, auto intégrées et légitimées par les peuples africains satisfaits par les réponses socio-économiques concrètes de l’Afrique dans leur quotidien. Effectivement, si les Etats ou responsables politiques africains avaient, par le biais de l’intégration économique, permis aux populations de bénéficier des bienfaits de l’intégration, celles-ci auraient été plus que favorables à l’union entre les Etats africains et donc permis à l’intégration de se faire à partir du bas. En effet, il n’y a rien de plus intéressant dans ce processus que d’avoir des peuples désireux de se rapprocher pour faire en sorte que l’intégration et l’union ne soient pas perçues comme imposées mais comme voulue par les populations et par elles seules. C’est en ce sens que l’on peut parler d’une intégration et d’une union africaines réalisées par les populations ou les peuples africains. Cela veut dire que les populations se sont entièrement appropriées un processus qu’elles ont trouvé intéressant pour elles.
Ce processus d’intégration économique en prélude à l’intégration politique et culturelle est le chemin adopté par l’Union Européenne dont l’intégration a commencé depuis les années 1950 sur une base économique avant d’arriver aujourd’hui à une intégration politique qui est encore imparfaite et évolutive. Si l’Afrique doit copier certaines choses auprès de l’Occident, cette procédure d’intégration est l’une des choses à prendre.
Hélas, au niveau de l’OUA, rien n’a été fait depuis 1980 et 20 ans après, le Plan d’Action de Lagos est aujourd’hui pratiquement intégré point par point dans le NEPAD qui est lui-même sur le plan d’être une fois encore jeté aux orties par des Etats africains qui n’ont pas encore commencé à prendre leur nécessaire intégration régionale à bras le corps.
III- LES OBSTACLES
Ce que l’on constate ostensiblement est que les principaux obstacles à la réalisation de l’Union Africaine agissante qui sont brandis semblent s’être orientés autour de la personne du guide libyen Mouammar Kadhafi. Il y a là sans nul doute un problème de leadership dû au fait que depuis 2000, c’est le président Kadhafi qui a pris sur lui de rallumer le flambeau éteint des Etats-Unis d’Afrique dont l’idée semblait être mis sous le boisseau pendant des années. Et il l’a fait de la façon qu’on lui connaît en mettant en place une diplomatie de l’argent. C’est justement cette manière de convaincre à coup d’argent pour essayer d’imposer les idées qui a conduit un certain nombre d’autres responsables politiques africains à prendre ombrage du leadership de Kadhafi et à s’irriter contre lui parce qu’il est considéré comme essayant de contourner tout le monde. En tenant compte en plus de la mauvaise image qu’avait le leader libyen en Occident, les critiques n’ont donc pas manqué de fuser de partout. Il est par exemple soutenu que son pays baigne dans une dictature stalinienne ; que la Libye est l’exemple le plus accompli du racisme ou de la discrimination, de la xénophobie contre les Noirs. Il est également reproché à la Libye de se sentir à l’étroit et d’avoir accumulé beaucoup d’unions mort-nées (avec l’Algérie, l’Egypte, le Soudan, la Tunisie, le Tchad, les Etats-Unis du Maghreb Arabe, la Communauté des Etats Sahélo saharien, etc). Mais il semble que là n’est pas la question. En effet, quelle que soit la personne qui la propose, l’Union Africaine ou l’intégration africaine en un vaste ensemble est une idée noble et ne doit pas se voir dresser des obstacles devant elle parce que c’est une personne mal vue ou peu appréciée qui l’a proposée. Il ne faut plus tomber dans l’écueil d’hier qui a fait que le panafricanisme a été rejeté parce que c’est Nkrumah, la bête noire des occidentaux qui en était le chantre. De plus, il convient de rappeler à ceux qui se limitent à ses questions totalement subjectives que le panafricanisme n’est pas une idée de Mouammar Kadhafi. Elle existait avant que le leader libyen n’accède au pouvoir et elle résistera au passage au pouvoir et même à la disparition du guide libyen. Il faut donc éviter de commettre la même erreur que par le passé et d’aboutir à la même situation que celle qui a suivi le départ du pouvoir de Nkrumah et où plusieurs leaders africains se sont finalement rendus compte qu’en réalité, ce que cet homme exigeait pour l’Afrique, était la meilleure et la seule façon de réaliser le bonheur de notre continent.
La seule chose qui a été faite par le leader libyen, c’est de récupérer l’idée qui est née et qui existe depuis bien longtemps et comme d’habitude de faire une forte diplomatie de l’argent pour que ses collègues acceptent l’idée des Etats-Unis d’Afrique ou du moins ne s’y opposent pas. On se rappellera encore de comment tout a commencé avec la tenue du sommet de l’OUA en 2000 au Togo. A coup de dollars, le Colonel Kadhafi a essayé de ressusciter et d’imposer une idée qui avait des origines lointaines et qui est fondée sur les desseins les plus nobles. Depuis le sommet de l’OUA de 2000 à Lomé où l’Union Africaine a enterré l’OUA et pris sa place, Mouammar Kadhafi a fait feu de tout bois pour voir naître les Etats-Unis d’Afrique en brûlant toute les étapes d’une intégration progressive. Il ne semble pas que l’initiative du Colonel Kadhafi soit fondée sur de mauvaises idées. Elle est fondée sur des desseins nobles qui méritent d’être soutenus quel que soit l’idée que l’on veut se faire de l’homme. Il faut donc dépasser le contenant et aller au contenu.
Lors du sommet d’Accra, deux tendances se sont opposées comme ce fut le cas par le passé. Il y avait d’un côté ceux qui voulaient aller vite et tout de suite à une union et à la mise en place d’un organe politique supranational dont l’objectif serait de diriger la mise en place définitive de l’Union. Il sont dirigés par le leader libyen Mouammar Kadhafi et comprennent le président Sénégalais Abdoulaye Wade ainsi que le Président de la Commission Africaine l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré. Dans l’autre camp qui voulait une intégration progressive et s’opposait à toute idée de vouloir précipiter les choses, on avait à la tête le Président sud Africain Thabo Mbeki et le Président gabonais Omar Bongo Ondimba suivis de l’Ougandais Yoweri Museveni, et de l’Ethiopien Meles Zanaoui.
En dehors de l’aspect folklorique et visible des choses qui consistent à accuser Mouammar Kadhafi de toues les plaies du monde, quels sont donc les véritables obstacles à la réalisation d’une vraie union entre les Etats africains ?
A- Obstacles stratégiques
Lors du sommet d’Accra, (fin juin début juillet 2007) l’Afrique semblait avoir opté pour une stratégie contraire à celle de l’Union Européenne. Les instances dirigeantes et plus particulièrement le président de la Commission Africaine Alpha Oumar Konaré semblaient avoir accepté ou pris partie pour la stratégie de Kadhafi. Il s’agit de faire directement l’union politique ou d’imposer directement une intégration politique avant même d’avoir réalisé l’intégration économique. C’est ce qui émane de l’idée de mettre en place un super gouvernement africain. Cette idée provient de ce que pendant longtemps, les diverses tentatives de mettre les leaders politique d’accord pour unir le continent se sont heurtées à des insuccès. Il s’agit donc de créer de toute pièce une locomotive pouvant drainer les autres pays et chefs d’Etat vers une intégration continentale. En fait, il s’agit d’une marche à pas forcés. Mais en voulant réaliser une « Afrique politique » qui n’est pas fondée sur une « Afrique économique », sociale ou culturelle et qui n’avait une base concrète nulle part que dans la volonté d’un certain nombre de leaders charismatiques, l’Union Africaine semble avoir pris le chemin contraire de la normalité et de la logique ; un chemin tendant à mettre la charrue devant les bœufs. C’est pourquoi, pour une des rares fois, même le SYDA (Syndicats des Dictateurs Africains) ne va pas être d’accord et il y aura énormément de divergence entre les chefs d’Etats et de gouvernement.
B- Obstacles politiques
Dans les textes de l’Union Africaine, on note une référence claire au Panafricanisme tel que cela existait déjà avant la création de l’OUA en 1963. C’est ainsi que, parlant du Panafricanisme, le Préambule de l’Union Africaine indique clairement que c’est « inspiré par les nobles idéaux qui ont guidé les pères fondateurs de notre organisation continentale et de génération de panafricanistes dans leur détermination à promouvoir l’unité, la solidarité, la cohésion et la coopération des peuples d’Afrique et entre les Etats africains » que les Chefs d’Etats et de gouvernement ont accepté de donner un coup d’accélérateur au vieux projet d’union du continent noir. Malgré cette référence claire à l’héritage des pères de l’indépendance et à la volonté de continuité de leurs idéaux d’union, rien n’a été fait de concret pour ce faire. Deux problèmes sont à évoquer ici.
L’absence de volonté politique réelle de voir l’Afrique s’unir en un vaste ensemble (1) et le refus de concéder partie de la souveraineté des Etats que nous avons en Afrique (2).
1- En ce qui concerne la volonté politique, il convient de noter que beaucoup des chefs d’Etats africains parlent de panafricanisme et d’union africaine ou d’unité sans que la plupart d’entre eux n’aient une quelconque volonté de s’orienter véritablement vers une unité réelle du continent. En effet, aux lendemains des indépendances, l’idée de panafricanisme ou d’unité africaine n’a pas reçu l’écho qu’il faut parce que chacun de ces nouveaux chefs d’Etat ou de pères de l’indépendance voulait jouir effectivement de son rôle de chef d’Etat ou simplement de roi. Aucun d’entre eux ne voulait donc réellement accepter d’abdiquer son rôle de chef d’Etat, jouissant des prérogatives immenses au profit de quelque entité qui serait véritablement au dessus de lui. Mêmes ceux qui, comme Kwame Nkrumah, défendait corps et âme l’idée, ne voulaient la voir mettre en œuvre qu’à condition que ce soit eux qui jouent le rôle de premier dirigeant.
Puis vint l’époque où le pillage des richesses nationales, la jouissance absolue des prérogatives de chefs de l’Etat avec son cortège de violations des droits de l’homme ont fait qu’il était devenu encore plus difficile aux différents chefs Etats africains d’accepter une quelconque véritable Union du continent. Le SYDA (Syndicats des Dictateurs Africains) était d’accord et pouvait s’entendre sur tout sauf sur l’idée de concéder partie des droits au pillage, à la violation des droits de l’homme et à l’assouvissement de son peuple ou à la vassalisation de ses concitoyens dont disposait chacun de ses membres sur les sujets qui sont sous son autorité et qui sont taillables et corvéables à merci.
A ces raisons de la réticence, il faut ajouter le fait que les anciennes puissances colonisatrices qui assurent l’accession et la pérennité au pouvoir de ces nouveaux chefs d’Etat africains ne peuvent laisser le continent prendre une voie qu’elles ne contrôlent pas. Elles ont dont toute raison d’assurer la division du continent, idée dont les potentats locaux sont devenus les porte-parole.
2- En ce qui concerne le refus de concéder la souveraineté, il est intimement lié au problème de volonté politique. En effet, l’union du continent sur les plans économique, culturelle et politique, tout comme celle de l’Europe ne pourra se faire sans que les Etats africains acceptent chacun de perdre une partie de sa souveraineté au profit de l’entité supranationale qui va conduire les affaires de cette union ou simplement au profit de l’Union. Or, sur ce plan, on note une sorte de refus catégorique des dirigeants africains de laisser une petite portion de la souveraineté de leur pays tomber dans la cagnotte commune de l’Union. Les propos du gabonais Omar Bongo qui a affirmé au sommet d’Accra, que « Le Gabon ne concèdera aucun aspect de sa souveraineté » dénotent de la dimension du problème. L’anecdote du problème de langue que va parler une Afrique unie entre Kwame NKrumah et Julius Nyerere, l’un soutenant qu’il faut adopter l’Ashanti tandis que l’autre voulait du Swahili est également un exemple de ce que les Africains pensent de la concession de leur souveraineté dans le cadre de l’Union Africaine.
De tous les chefs d’Etat africains et surtout de ceux qui ont soutenu ou soutiennent l’idée des Etats-Unis d’Afrique, le seul président à l’avoir fait en exprimant une volonté claire et ferme est le Sénégalais Abdoulaye Wade. Il a provoqué le changement de la Constitution de son pays en faisant intégrer en son sein le fait que désormais le est Sénégal un Etat fédéré. Cela veut dire concrètement que si demain l’Afrique devait s’unir en une fédération d’Etats comme les USA par exemple, le Sénégal n’aurait aucune difficulté à devenir un des Etats fédérés de ce vaste ensemble. Pour les autres, les Etats Unis d’Afrique a été une occasion pour plusieurs personnes de se saisir de l’opportunité pour empocher une partie du pactole que le leader libyen a injecté dans le circuit pour ramollir la résistance de ses collègues à une idée venant de lui. Cette situation rappelle d’ailleurs, d’une certaine manière, cette période où le président Kadhafi demandait contre espèce sonnante et trébuchante aux autres chefs d’Etat africains de devenir musulmans. L’on se rappelle encore combien parmi eux ont suivi la voie vers Mahomet en glissant sur ces espèces sonnantes.
C- Obstacles économiques
Le problème économique est également un des talons d’Achille de l’Union Africaine. Non seulement le continent n’a pas réussi à ce jour à réaliser son intégration économique malgré les exigences du sommet de Lagos de 1980 et les diverses règles posées par le Plan d’Action de Lagos, mais en plus le niveau de développement différent des pays africains s’est révélé comme étant une lacune grave pour l’Union Africaine. En effet, l’absence d’un sentiment panafricain pour des dirigeants qui n’ont pas encore un sentiment nationaliste ou patriotique dans le cadre de leur micro Etat a pour conséquence que les Etats qui sont plus pourvus économiquement croient que c’est à eux seuls de jouir de ces richesses et non de partager cela avec les autres. On notera donc avec intérêt le fait que pendant longtemps, le Président Houphouët Boigny, poussé dans une certaine mesure par la France, s’est radicalement opposé aux velléités d’unité de l’Afrique exprimées par Nkrumah, Sékou Touré et de Modibo Keita en évoquant le fait que la Côte d’Ivoire allait être « la vache à lait » des autres pays. Les pays qui détiennent donc un leadership économique aujourd’hui entendent en jouir seuls et refusent pour le moment une quelconque concession aux pays les moins pourvus. Ces Etats plus pourvus s’opposent à ce que les pays les plus pauvres ou les moins pourvus sur le plan naturel deviennent ce que d’aucuns qualifieraient des parasites. Mais cette conception des choses est une vue assez courte.
En effet, dans le cadre du continent noir, nous sommes, non dans une situation de pas économiquement développés mais de pays ayant des richesses naturelles. L’argument de pays ayant des moyens économiques est donc un peu spécieux puisque la richesse naturelle n’est pas la seule richesse. On peut avoir des richesses naturelles comme l’ex Zaïre et être pauvre et en être dépourvu comme le Japon et la Corée du Sud mais être industrialisé et développé. De plus, on ne sait ce que le sous-sol de ce continent aux énormes richesses naturelles réserve comme surprise à chacun des pays qui l’occupent. Qui eut cru que le Tchad, un des pays les plus pauvres du continent serait un jour l’un de ceux dont le sous sol regorge le plus de pétrole. Même si cette idée de leadership ou d’inégalité économique est accentuée par la mauvaise gestion de certains pays qui ne font pas bon usage de leurs ressources, l’idée de pays plus riches que les autres et désireux de jouir seuls d’un bonheur qui n’est qu’éphémère est donc une illusion. Par ailleurs, nous sommes ici dans le cadre d’une union qui devra être « win, win » ou « gagnant, gagnant » pour chacun des pas. Le Gabon a d’immenses ressources naturelles mais manque terriblement de ressources humaines tandis qu’à la veille de l’indépendance et même juste après les indépendances, certains pays ont eu besoin des personnels venus d’autres Etats pour former leurs premiers cadres. Il est évident que si les pays africains avaient pu réaliser l’intégration économique telle que prévue par la Charte et les diverses résolutions de l’OUA, ce problème ne se poserait pas avec autant d’acuité. Hélas.
L’autre aspect du problème économique est celui de l’absence de monnaie unique pouvant cimenter les relations économiques entre les Etats du continent noir et leur donner une certaine base, une autonomie et surtout une souveraineté continentale qui constituerait en même temps un élément fondamental auquel tous les pays africains seraient liés. Le problème de la monnaie unique se pose comme un moyen mais en même temps comme une fin. La monnaie, véritable instrument de souveraineté d’un pays, aurait pu constituer le substratum le plus solide sur lequel se construise l’Union de l’Afrique. Elle pourrait aussi être un des éléments fondamentaux qui pourront être mis en place lorsque les pays africains seront déjà intégrés et pour marquer la solidité de cette union. Mais la monnaie semble aujourd’hui être un élément fondamental pour diviser l’Afrique puisque c’est par son biais que certains des dommages les plus graves sont portés au processus de l’Unité de l’Afrique. C’est justement un des éléments par le biais duquel l’Occident et plus particulièrement la France a réussi à tirer et écarteler le continent et à l’empêcher de s’entendre pour former une union qu’il considère nuisible pour ses intérêts, et que nous pensons indispensable pour le bien être de tous à long terme. Comme on peut le noter, pour le moment, les pays africains sont loin de la réalisation d’une union non pas parce qu’ils ne le peuvent pas mais surtout parce qu’ils n’ont pas encore pris les bonnes dispositions pour ce faire.
D- Obstacles sociologiques
1- Le premier des obstacles sociologiques à l’unité de l’Afrique provient des particularismes ethniques et tribaux.
En effet, l’Afrique étant constituée de multiples ethnies et tribus qui continuent de se diviser et de se battre entre elles dans le cadre des Etats issus de la colonisation, il est apparemment difficile de penser que les Etats africains puissent se fondre dans un vaste ensemble. En effet, pour se fondre dans ce genre d’ensemble, il faut d’abord que les Etats africains dépassent leur dimension de division ethnique et tribale sur le plan national pour devenir des Etats Nations. Or, l’Etat africain dans sa situation actuelle est encore très marqué par les divisions diverses. Il est plus perçu à travers les divers groupes qui le composent qu’à travers le prisme national. On a même quelquefois l’impression que les pays Africains se complaisent dans ces particularismes ethniques et tribales dans la mesure où la règle coloniale du « diviser pour régner » continue de demeurer la meilleure méthode de gouvernement des potentats locaux qui n’ont aucune autre légitimité que celle artificiellement créée à travers des groupes ethniques ou d’intérêt.
2- A ces particularismes tribaux et ethniques, il faut ajouter les autres particularismes qui sont religieux, culturels (arabes, bantou) ou qui sont liés aux minorités (blanches et hamites ou peuhls). Cette division culturelle semble bien marquée entre une Afrique subsaharienne qui est à dominante Bantoue et une Afrique du Nord qui est à dominante arabe.
3- L’autre problème demeure celui de la langue qui constitue elle aussi un élément de division du continent. En dehors des langues locales qui définissent pour certaines les dimensions des groupes ethniques, il y a les langues du colonisateur que sont l’Anglais, le Français, le Portugais, l’Espagnol et l’Arabe qui ne rapprochent pas les pays africains mais semblent au contraire les diviser ou les éloigner.
Ces problèmes ne sont cependant pas insurmontables car si l’Europe semble plus homogène, elle ne demeure pas moins divisée elle aussi entre des groupes qui peuvent être considérés comme les ethnies africaines avec les mêmes particularités. En France, on a par exemple les Bretons, les Corses et les autres qui ont dû apprendre à vivre ensemble. De la même manière, l’Europe parle plusieurs langues. Entre l’Allemand, l’Anglais, le Flamand, l’Espagnol, l’Italien, les langues scandinaves comme le Danois, le Suédois, le Norvégien, les langues slaves, le Portugais et autres il n’y a pas forcément d’identité commune. Il n’en demeure pas moins que tout cela coexiste dans une Europe qui se comprend et qui continue de gagner du terrain par son union.
IV- COMMENT SURMONTER LES OBSTACLES ?
La plupart des obstacles les plus durs qui empêchent l’Afrique de s’unir sont beaucoup plus liés à l’action ou à la volonté des dirigeants qu’autre chose. En effet, que ce soit les problèmes ethniques ou les problèmes de souveraineté nationale, les niveaux de développement économiques ou les problèmes culturels, tout peut être surmonté avec succès si on a vraiment la volonté politique et surtout si les micro Etats que nous avons aujourd’hui cessent de se particulariser afin de servir des dirigeants véreux pour s’orienter vers la construction des Etats Nations dignes du 21ème siècle. L’intégration économique et politique sur le plan sous régional pourra être réalisée et conduire vers une intégration continentale si les uns et les autres cessent de voir le développement uniquement dans le cadre des micro Etats issus de la colonisation, ce qui est une véritable utopie à l’heure de la mondialisation. L’Egoïsme étroit qui consiste à croire que chaque Etat africain pourra conserver ses avantages et se développer à lui tout seul est une vue complètement utopiste du bonheur de ces entités issues de la Conférence de Berlin.
Il faut aussi et surtout que les dirigeants africains cessent de croire que l’Occident va nous donner les moyens de notre développement ou alors que les occidentaux nous aiment tellement qu’ils vont un jour, et par un coup de baguette magique, nous permettre de voir poindre le développement et la croissance sur nos sols. Les relations internationales sont faites sur la base des intérêts des Etats. Chaque Etat défend ses intérêts et les Etats africains doivent comprendre qu’ils doivent défendre les leurs. Mais tant que nos chefs d’Etat continueront de s’installer au pouvoir par des voies non démocratiques et qu’ils ne pourront se maintenir au pouvoir que par la volonté de certaines puissances étrangères qui les imposent contre la volonté de leur peuple, ils ne pourront guère s’affranchir de la tutelle de ceux qui sont en même temps ou souvent les principaux prédateurs du continent africain et qui ne souhaiteront jamais voir ce continent s’unir. Le dirigeant qui a été placé et est soutenu par une puissance étrangère va nécessairement servir les intérêts de son mentor. De la même façon si le leader doit sa légitimité à son peuple, il devra défendre es intérêts de celui-ci. Dans tous les cas, les Africains ne doivent s’attendre ni à se développer en gardant la main constamment tendue vers l’aide extérieure ni à ce que l’Occident les tire comme par miracle de leur état de sous développement actuel. Le développement est une course dans laquelle chaque Etat veut gagner et avoir la médaille. Chacun doit se débrouiller pour trouver sa voie et arriver à bon port à temps. Le développement de l’Asie du Sud Est et de la Chine est un exemple de ce que l’Afrique doit elle-même trouver sa voie. Pour cela, il lui faut cette union pluridimensionnelle. Et pour cette unité, il faut de la volonté politique.
Si cela est compris et si la volonté politique devenait une réalité, le seul problème qui demeurera alors est qu’il faudra adopter une approche méthodique qui, au lieu de mettre la charrue devant des boeufs juste pour satisfaire le désir de leadership de certains chefs d’Etat, va conduire à de véritables solutions durables dans le sens d’une réelle intégration pluridimensionnelle continent africain.
Les questions métaphysiques du genre faut-il réaliser une union des peuples avant une union des Etats n’ont pas une grande dimension dans ce débat. Certes, il faut réaliser une union préalable des peuples à la dimension de chaque Etat afin que celui-ci reflète une idée de Nation aussi infime soit-elle. C’est là un des aspects de l’union à la base.
Mais de là à attendre que les peuples africains soient réunis eux-mêmes à travers les frontières avant de réaliser l’union des Etats relèverait de la chimère car si les Etats s’opposent à un contact transfrontalier des peuples et à la libre circulation, on voit mal comment ces peuples pourront réaliser quelque union que ce soit entre eux. Et d’ailleurs, dans quel cadre interviendra une union entre les peuples si elle n’est pas acceptée au préalable par les Etats et initiée par ceux-ci ? Bien sûr, l’union doit être acceptée et même récupérer par les peuples africains qui devront s’approprier un projet qui ne peut que favoriser leur développement et l’éclosion totale de l’homme africain dans toutes ses dimensions. Cela ne veut pas dire toutefois que les Etats vont rester statiques et que les peuples vont arriver, contre la volonté de leurs dirigeants et des Etats balkanisés, à se tenir la main à travers les frontières et créer l’Unité de l’Afrique. Il faut quitter les hypothèses d’école pour embrasser la réalité et l’affronter. Le rôle des Etats est indispensable dans la réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Le contraire serait une utopie.
L’Afrique a-t-elle échoué sur la voie de la création des Etats-Unis d’Afrique ? Non, comme l’a dit Thomas Edisson l’inventeur de l’ampoule lorsqu’il a connu des tentatives infructueuses sur le chemin de son invention, je pense que l’Afrique n’a pas échoué. Elle a découvert 10 000 façons de faire qui n’ont pas marché. Il lui faut maintenant mettre de côté tout ce qui n’a pas marché et choisir la voie qui mène au succès ou à la victoire. Alors il faut désormais approcher le problème autrement car on ne peut pas poser indéfiniment les mêmes actes et espérer des résultats différents tandis que tout le monde et bien conscient que les même causes produisent les mêmes effets. La balle est désormais dans le camp des Africains. Plus que jamais, à l’heure de la mondialisation, nous sommes obligés de réaliser l’unité de l’Afrique pour créer ce grand ensemble viable et nécessaire pour le développement économique de notre continent. Le monde entier nous regarde. L’Europe est développée et unie. Les USA domine mais aide l’Amérique tout entière à continuer de se regrouper en ensembles économiques à divers stades. L’Asie se relève. Il est temps que l’Afrique mette fin à sa situation de paralytique éternel.
Jean Yaovi DEGLI
Laïcité et résistances démocratiques - kamal lahbib

La phrase prémonitoire de Gramsci résume la situation où nous nous trouvons aujourd’hui « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair obscur surgissent les monstres ». Cette situation donne une acuité aux défis de la construction démocratique y compris le débat incontournable sur ce que nous pouvons pour la commodité du langage, appelé laïcité.
Outre le problème lié à l’aspect sémantique polysémique du concept de laïcité, en terre d’islam, qui ne connaît pas d’Eglise, la laïcité n’a pas d’équivalent en arabe. Le terme est, soit phonétiquement arabisé (comme en Turquie), soit il est traduit abusivement par I’Ilmania (de I’llm, science), et prend facilement le sens d’athéisme ou du moins de non-religiosité. Au lendemain de la création du Collectif Démocratie et Modernité, nous avons eu droit à un éditorial de Attajdid, journal du PJD, qui nous désigne comme les « sans religion » « Alla dinioune ». Ce qui n’empêche pas un leader du PJD de lancer à Chevènement le 28 octobre 2003 à la conférence organisée par l’association Trait d’Union France-Maroc : "Je suis d’accord avec vous pour la laïcité en France mais au Maroc, nous avons besoin d’islamité" sachant pertinemment l’existence au sein du nouveau conseil français du culte musulman (CFCM) installé par le Ministre de l’Intérieur, d’une commission chargée de « proposer des orientations sur l’enseignement du fait islamique destinées aux établissements scolaires ». Sachant par ailleurs que si l’avis du 27 Novembre de 1989 stipule que la laïcité implique le respect des croyances et qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre le principe de la laïcité et le fait de manifester son appartenance à une religion, il n’en reste pas moins que le port de signes religieux ne devrait pas être un acte de pression, de prosélytisme, de propagande ce que les intégristes font de manière systématique.
L’Occident et la « laïcité incertaine ».
En France, la laïcité s’inscrit dans l’histoire et dans le droit. Elle sous-tendait déjà la Révolution de 1789, pendant laquelle les biens du clergé furent confisqués et les prêtres tenus de prêter allégeance à la République. De haute lutte, la laïcité a fini par s’imposer comme norme juridique dans la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État.
Aujourd’hui, elle figure dans le préambule de la Constitution , comme caractéristique de la France elle-même ("la France est une république laïque"). Si l’on excepte la France et le Portugal et dans une certaine mesure la Belgique, l’Europe, les Etats Unis et le Canada ne sont pas laïques. Au Danemark, l’Eglise luthérienne reste l’Eglise nationale et symbolise l’identité du pays sans toutefois porter atteinte aux autres communautés religieuses protestantes. Les Eglises catholique et orthodoxe, le judaïsme, les Témoins de Jéhovah, les bahaïs et les sikhs sont des cultes reconnus alors qu’ils représentent à eux tous, qu’environ 2 % de la population. La liberté de conscience et l’absence de discrimination selon l’origine ou la croyance sont garanties de façon effective par un dispositif très démocratique. Pour le moment en tout cas, société fortement sécularisée, le Danemark s’accommode d’une situation non laïcisée.
Les autres pays scandinaves ressemblent au Danemark mais, contrairement à ce pays, ils semblent maintenant engagés dans le début d’un processus de laïcisation. L’Eglise luthérienne de Suède n’est plus une Eglise nationale depuis l’année 2000 et un changement de même nature s’opère, en ce moment, en Norvège. La situation finlandaise évolue également puisque le président de la République ne nomme plus les évêques. La Belgique est un exemple attractif. L’Etat belge se veut neutre à l’égard des religions et affirme n’être soumis à aucune tutelle ecclésiastique.
Inversement, il s’interdit toute ingérence dans les questions doctrinales et les affaires intérieures des différents cultes. Certains belges - y compris dans les milieux de l’humanisme agnostique - parlent en conséquence de séparation entre l’Etat et les cultes et de l’Etat laïque. Même si l’Etat belge n’a jamais signé de Concordat avec Rome, il existe un système pluraliste de six cultes reconnus, les cultes catholique, protestant, anglican, orthodoxe, israélite et musulman. Acte officiel de l’Etat, la « reconnaissance » d’un culte induit une protection particulière accordée en raison d’une « utilité sociale ». Cela signifie que le culte en question est jugé répondre au besoin social d’une fraction de la population. De là découlent certains avantages comme la prise en charge des traitements des ministres du culte, la présence d’aumôniers payés par les pouvoirs publics dans les hôpitaux, les prisons, les aéroports et l’armée, et, pour la plupart des cultes reconnus, l’existence - chaque fois que le nombre d’élèves atteint un certain seuil - de cours de religion à l’école publique.
Mais le système belge possède une autre originalité, celle de reconnaître et de rétribuer une « communauté non confessionnelle » composée d’organisations « qui offrent une assistance morale selon une conception philosophique non confessionnelle ». Cette communauté, que l’on qualifie souvent de laïque ou d’humaniste, comporte des conseillers qui effectuent dans les hôpitaux ou l’armée un travail d’assistance analogue à celui des aumôniers. Elle propose également des cours de « morale non confessionnelle » à l’école publique.
Ce mouvement philosophique a pour étendard le principe du libre-examen et il élabore des réflexions originales grâce à son Université, l’Université libre de Bruxelles. Malgré ce pluralisme assez large, et une indéniable évolution ces dernières décennies, le poids du catholicisme reste prédominant en Belgique. la Constitution affirme : « aucune religion ne sera religion d’Etat » ;L’Espagne appelle deux constats ; d’une part
D’autre part, dans la même Constitution, il est indiqué que « les pouvoirs publics tiendront compte des croyances religieuses de la société espagnoles et maintiendront les relation de coopération avec l’Eglise catholique et les autres confessions ».
Si le Concordat a été modifié, il n’a pas été aboli pour autant. Les accords signés avec le Vatican prévoient une subvention de l’Etat à l'Eglise catholique espagnole et à l’enseignement privé catholique qui reste fort, surtout dans le primaire.
La confessionnalité de l’Etat grec - dont certains des traités se retrouvent dans d’autres pays orthodoxes comme la Bulgarie ou Chypre - se marque dès la Constitution promulguée sous les auspices de la « très Sainte Trinité ». Elle est présente également dans le serment du Président de la République.
Le statut de l’Eglise orthodoxe l’assimile à une religion d’Etat. L’éducation orthodoxe de la jeunesse est obligatoire, les forces armées sont sous le patronage de la Vierge Marie et l’Eglise orthodoxe bénéficie de nombreux soutiens, notamment financiers, de la puissance publique. La Turquie a institué la laïcité dans sa Constitution en 1937.
Le terme de laiklik est directement inspiré du mot français et Mustafa Kemal Ataturk a été présenté comme « le petit père Combes de l’islam » dès l’abolition du califat en 1924. Cette identification à l’anticléricalisme de Combes montre que ce n’est pas le modèle de la loi française de 1905 qui a triomphé en Turquie. La laïcité à la turque ne connaît ni la séparation, ni la neutralité. Elle consiste plutôt d’abord en une occidentalisation de la société :
L’instauration, en 1926, du calendrier grégorien avec le dimanche comme jour férié est, à cet égard, significative. Ensuite, elle signifie la mise en place, par l’Etat, d’un islam national turc avec deux organismes dépendant de la présidence du Conseil :
Aux Etats-Unis d’Amérique le jugement de la Cour d’appel de San Francisco déclarant anticonstitutionnelle la phrase « une nation placée sous la protection de Dieu » dans le serment d’allégeance au drapeau et à la République prononcé chaque jour par les élèves des écoles primaires américaines a soulevé une forte résistance. Devant le tollé déclenché par cette décision, celle-ci a été suspendue sine die. Les Américains usent et abusent de la référence à Dieu car elle peut être socialement déconnectée de toute Eglise et être, ainsi, à la base d’une religion civile qui donne un fondement transcendant à l’Etat-nation.
Le droit québécois et canadien ignore le concept de laïcité, bien que l’existence des libertés fondamentales de conscience et de religion comporte aussi une obligation de neutralité pour l’État. Le droit constitutionnel garantit ces libertés fondamentales mais proclame du même souffle que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la "suprématie de Dieu". Il ne correspond certes pas au modèle classique de séparation de l’Église et de l’État ni à sa contrepartie, où existerait une religion d’État. Ainsi, au Québec, comme en France, les fêtes d’obligation catholiques sont des jours fériés et chômés alors que ce n’est pas le cas pour les autres religions Qu’en est-il au Maroc ?
Au niveau formel, toute la construction institutionnelle marocaine se base sur une apparente fusion du religieux et de l’étatique mais dans la pratique politique, culturelle et sociale, nul ne peut nier la distance importante qui existe avec la charia. C’est cette distance entre le religieux et l’étatique que conteste le mouvement islamiste.
Les facteurs historiques et actuels semblent peser d’un poids énorme contre toute forme de laïcité au Maroc :
1- la constitution définit le Maroc comme un Etat musulman, où l’Islam est religion d’Etat, un Etat qui ne reconnaît pour citoyens que des musulmans et des juifs, toute autre choix religieux ou non-religieux étant non seulement interdit mais même passible de sanctions pénales. Donc la citoyenneté et la nationalité marocaines se définissent d’abord par la religion, ce qui n’est pas le cas des nombreux pays chrétiens qui accueillent des musulmans et leurs mosquées alors que par comparaison, l’Arabie Saoudite qui construit des mosquées dans tous les pays occidentaux, refuse les lieux de culte chrétiens sur sa terre.
2- le roi est Amir Al Mouminine c’est-à-dire qu’il incarne dans sa personne le double pouvoir religieux et politique, enlevant ainsi toute légitimité à une perspective laïque.
3- les affaires du culte musulman relèvent d’un ministère public, ce qui signifie que c’est le pouvoir politique qui s’occupe des questions religieuses.
4- les Oulémas n’ont jamais pu constituer, comme l’église chrétienne, un pouvoir religieux autonome et matériellement indépendant par rapport au pouvoir politique, ce dernier ayant toujours visé à se les soumettre.
Bien plus, aujourd’hui, les Oulémas sont tous salariés de l’Etat.
5- l’histoire du pays est marquée par l’exclusion de tout autre rite que le rite sunnite malékite fermant la voie à toutes divergences et débat religieux.
6- Une dualité du dispositif législatif : le code de la famille, le code de la nationalité qui maintiennent le référentiel religieux d’un côté et un dispositif législatif qui tire son référentiel des lois et normes internationales.
C’est cette dualité qui est contestée par les islamistes qui veulent et réclament un retour aux sources allant, pour certains courants jusqu’à contester le statut de Amir Al Mouaminine.
7- L’école, « révélatrice des difficultés » et offrant le lamentable spectacle de la stratégie du bricolage, forme des enfants non pas aux principes de modernité, d’universalité, de démocratie, mais des êtres ignorants des progrès enregistrés par la société humaine au cours des derniers siècles et fanatiques de leur foi et de leur identité, Dans ce recul culturel et idéologique, les dégâts de l’école marocaine ont été prolongés par la formation d’un corps de Oulémas, formés par l’Etat et salariés de cet Etat, mais qui se sont mis au service des islamistes, surtout pendant le débat sur les droits des femmes.
Les mosquées comme relais de la formation et l’alphabétisation ont complètement échappées au contrôle de l’Etat et sont devenues un lieu de prosélytisme et de propagande politique.
8- Les démocrates de ce fait se trouvent pris entre le fondamentalisme des groupes politiques religieux et le fondamentalisme de l’Etat. Le débat sur la laïcité est motivé par la présence étouffante de ces deux pôles. Il a été suscité certes par la question de la réforme de la moudawanna mais pas seulement.
Déjà en 1999, la levée de boucliers contre l’organisation de Miss Rabat, qui va se reproduire en 2002 pour Miss Maroc. « Afin d’éviter toute polémique préjudiciable au projet, il n’y aura pas de défilé en maillot de bain », affirme M. Jazouli. Et il a fallu négocier dur pour arracher cette concession au Comité de Tokyo afin de préserver le label international de l’événement. En vertu de cet accord, Miss Maroc sera dispensée du défilé en maillot, mais uniquement pour cette première édition.
2M la chaîne de télévision qui représentait pour les Marocains un espace de liberté et de modernité, a présenté, pour la première fois, sous la pression des députés du PJD, des excuses publiques pour la présentation d’un livre prétendument attentatoire à l’islam.
Un député du PJD agresse verbalement une camerawoman de la TVM en raison de sa tenue jugée trop légère...
Le film de Nabil Ayouch Une minute de soleil en moins n’est toujours pas sorti en salles au Maroc, faute d’avoir obtenu un visa de la commission de censure sous la pression des islamistes du PJD.
Il s’en prennent aussi à la décision récente de traduire en langue amazigh Le Pain nu, un livre à succès de Mohamed Choukri sorti dans les années 1980, dont certains passages mettent en scène des homosexuels.
Ils dénoncent par ailleurs l’activité des centres culturels étrangers. L’une des députées du PJD, Fatima Ben El-Hassan, a ainsi récemment accusé ces établissements de véhiculer « des valeurs de débauche et de dérive ». Tandis qu’un autre parlementaire islamiste, Al-Moqri’e Abou Zaïd, se lançait, de son côté, dans une violente diatribe contre « la soumission à un néocolonialisme francophone et le déracinement culturel des jeunes Marocains qui fréquentent les centres et les missions d’enseignement étrangers au Maroc ».
Mohamed El-Gahs actuel Secrétaire d’Etat à la jeunesse lui vaudra d’être accusé par le journal Al-Tajdid, organe du PJD, d’appartenir à une « cinquième colonne francophone et sioniste » pour sa prestation sur un plateau de télévision.
le 31 janvier 2003, le PDJ s’était associé à une marche organisée par une association de soutien au peuple palestinien et l’AMDH pour dénoncer les positions pro-israéliennes de Laurent Gerra et empêcher la tenue du spectacle de l’humoriste français Laurent Gerra qui s’est avéré n’avoir jamais tenu de propos sionistes. Laïcité et environnement politique et social Les turbulences vécues par l’Europe, comme la montée des intégrismes dans les pays musulmans et la vague de violence terroriste qui l’ont accompagnée ont remis sur le tapis le débat sur laïcité. Souvent désemparées devant une diversité religieuse croissante, les sociétés occidentales se tournent les unes vers les autres en quête de modèles plus satisfaisants de "gestion" de cette diversité. Toutefois le débat sur la laïcité ne peut occulter la situation internationale :
1)la militarisation de la mondialisation avec l’occupation de l’Irak et la destruction du peuple palestinien menées par l’Etat américain et l’Etat d’Israël. Rien ne semble arrêter cette folie meurtrière faite au nom de « la liberté et de la démocratie ». L’occupation de l’Irak et de la Palestine est une entreprise raciste et coloniale dont le but n’est pas seulement de s’emparer du pétrole irakien, mais également de démembrer la région et de la mettre sous les bottes des sionistes au pouvoir de l’Etat d’Israël, afin de liquider définitivement la cause nationale du peuple palestinien, au moment même où ce dernier est soumis aux tueries, à la destruction systématique de ses terres agricoles, de son infrastructure, et à la tentative de destruction de sa mémoire, de son histoire et de sa culture.
2) Il est un trait singulier de notre époque, c’est que la volonté impérialiste américaine de dominer le monde exacerbe la violence de réseaux terroristes et alimente des discours et théories qui nous renvoient à l’époque lointaine qu’on pensait révolue des croisades. Depuis le 11 Septembre 2001, dans l’amalgame, les musulmans, les arabes, les maghrébins et tout particulièrement les marocains sont assimilés à des terroristes en puissance.
La résistance légitime du peuple irakien et du peuple palestinien à l’occupation est assimilée à des actes terroristes. La sécurité internationale est confrontée à une situation particulièrement périlleuse : un terrorisme d’Etat et des groupes armés de plus en plus motivés qui se reconstituent sans mal dans un tissu social musulman où les frustrations abondent. Outre la résistance légitime des peuples à l’occupation et à la violence des Etats, comme on pouvait le craindre, le terrorisme a été relancé par l’occupation de l’Irak et les assassinats en Palestine.
3) La création de l’espace Schengen en Europe, en 1990, s’est traduite par la réduction drastique des visas accordés et a suscité un sentiment d’enfermement parmi les jeunes de la rive sud de la méditerranée vivant dans le dénuement, sous le poids d’une idéologique et de pratiques conservatrices aggravées par les horizons bouchés de l’emploi et des politiques étatiques de déni des droits sociaux et économiques. Et ce, face à une Europe qui offre l’illusoire image de l’opulence et de la liberté. Autant de facteurs qui expliquent l’explosion de l’immigration clandestine en particulier vers l’Espagne, dans des pateras de fortune, via le détroit de Gibraltar qui est devenu le plus grand cimetière du royaume. Pour aggraver cette tragique réalité, le Maroc est également devenu ces dernières années une tête de pont pour les candidats à l’émigration clandestine vers l’UE, notamment en provenance d’Afrique subsaharienne.
4) Les immigrés sont l’objet d’une politique discriminatoire, raciste, xénophobe, qui les acculent au « communautarisme » comme seule issue au nouvel apartheid mondial.
5) La pauvreté, l’exclusion et la fracture sociale générées par les ajustements structurels et les politiques impopulaires de des Etats du sud ainsi que les dérives totalitaires, répressives et sécuritaires, au détriment de choix démocratiques, constituent le lit de groupes fondamentalistes.
6) Au Maroc, pendant des années, en toute impunité, et avec la complicité des pouvoirs en place, dans les prêches et les manifestations publiques, par les cassettes et les opuscules distribués au sus et au vue de tous, les intégristes ont appelé au crime , à l’apostasie, à l’anathème, à l’ antisémitisme, à la ségrégation causant une fracture dans une culture millénaire de coexistence de communautés de confessions juives, chrétiennes et musulmanes. Pendant des années le gouvernement américains, l’Europe et L’Etat marocain ont contribué à la construction d’une immense « toile » intégriste, souvent bien organisée en plein cour de la « modernité », à Hambourg, Londres, New York. En même temps, certains de ces mouvements ont retourné la situation : d’instruments du pouvoir, ils ont imposé leurs espaces, poursuivi dans un triste détournement de la perspective gramscienne, la « guerre de position » au niveau social et culturel. Au lendemain du 16 Mai 2003, les marocains découvrent dans le fracas des bombes l’illusoire « exception marocaine » mais aussi que plusieurs centaines, peut-être même quelques milliers de jeunes marocains étaient prêts à passer au Jihad. On le savait, mais on n’osait pas l’admettre, que Bin Ladden était un héros dans plusieurs quartiers populaires.
7) Ces dernières années, les différentes composantes de l’islam politique marocain ont vu croître leur audience au sein des couches populaires au gré de l’application des recettes néolibérales prônées par le FMI et la Banque mondiale aggravant les clivages sociaux, les clivages entre villes et campagnes, entre hommes et femmes. A cela, il y a lieu d’ajouter :
La résurgence d’un système sécuritaire qu’on espérait révolu avec ses disparitions, ses procès iniques, ses pressions contre la presse et les journalistes indépendants, ses arrestations arbitraires.
Une situation sociale dramatique et révoltante avec la concentration de richesses indécentes entre les mains d’une minorité, qui bénéficie d’une économie de rente.
La montée des mouvements identitaires et intégristes de toutes natures avec un discours religieux populiste et démagogique conforté en cela par une pratique caritative de proximité.
La mondialisation néolibérale avec l’habit du discours de la modernité accentue le sentiment d’insécurité sociale 8. Les mouvements sociaux et la gauche sont donc relativement désemparés devant ce « clair obscure ». Sans le dire, plusieurs espèrent que l’Etat et ses supporteurs impérialistes feront le « travail », c’est-à-dire qu’ils élimineront, par la force principalement, le « danger islamiste ». C’est une optique évidemment très dangereuse qui pourrait saper encore davantage les bases populaires de la gauche, qui sera alors perçue comme un simple relais du pouvoir. D’autres courants au contraire flirtent avec l’idée d’une alliance sinon implicite mais de facto avec les islamistes. Au Maroc on se retrouve souvent à se côtoyer, surtout pour dénoncer l’impérialisme américain et le sionisme oubliant que pour les intégristes l’impérialisme c’est le « clash des civilisations » promu par la droite américaine et qu’ils antisémites et loin d’être antisionistes.
9) Au Maroc se multiplient des agressions violentes contre des Marocains de confession juive, qui constituent une communauté très ancienne et très enracinée.
Par l’influence islamiste, des manuels scolaires, des cassettes audio reprennent des formulations et des images que les Nazis n’auraient pas reniées. Quelles alternatives ?
Si les uns sont tentés par l’alliance avec le pouvoir (contre les islamistes) et les autres sont tentés par l’alliance avec les islamistes (contre le pouvoir), d’autres voies dans des conditions de plus en plus difficiles, s’élèvent pour construire une « troisième » voie, à la fois démocratique et pluraliste, à la fois radicale et populaire. Ce que nous retenons de la laïcité c’est qu’elle sous-tend un système démocratique, la paix et rend possible le débat dans l’espace public.
L’histoire des persécutions et des guerres au nom des religions constitue une démonstration par l’absurde de la nécessité de la laïcité. Les trois grandes « religions du Livre » ont à des titres divers inspiré les violences qui résultent d’une volonté de s’imposer à tous les hommes. Ce qui bien souvent a fait de chacune d’elle une victime là où elle était dominée et une source d’oppression là où elle était dominante. Les dictatures et les fascismes aussi. La laïcité suppose donc une distinction entre « privé » et « public ». Nous comprenons le mot "Laïc" du grec "Laos" comme un terme qui désigne l’ensemble du peuple. Il s’agit en effet de réaliser l’unité du peuple au-delà des différences de croyances.
La laïcité est entendue comme le mécanisme politique le plus apte à garantir les convictions religieuses ou philosophiques et à assurer la neutralité de l’Etat. C’est donc un instrument de respect des choix des individus et un élément fondateur de la démocratie qui suppose la liberté de conscience. La laïcité c’est assurer une condition d’accès à la nationalité et à la citoyenneté indépendamment des choix religieux ou philosophiques. C’est pourquoi la bataille est fondamentalement une bataille pour la démocratie et cela suppose :
La lutte contre toute forme d’impérialisme et de déni du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
La lutte contre l’exclusion économique, sociale et politique des masses populaires, par une répartition équitable des richesses. Pour couper court aux tentatives fascisantes l’objectif prioritaire national c’est de développer l’emploi et de lutter contre la pauvreté.
La lutte contre un capitalisme prédateur qui se fortifie sur la destruction des hommes et des ressources naturelles et sur la corruption.
La lutte pour une nouvelle stratégie éducative qui apprennent aux nouvelles générations des valeurs de démocratie, de respect de la différence, de la modernité et de la rationalité.
La bataille politique dans les quartiers populaires pour réinventer de nouvelles formes de solidarités qui visent une ré appropriation par le peuple des espaces et des biens dont il a été exclu loin de la seule vision caritative.
Il faut réinventer une culture politique qui rompt avec les mêmes travers de l’autoritarisme, du culte des leaders, de la dangereuse mentalité « avant-gardiste », qui rompt avec le populisme mais aussi avec les alliances de sérails loin de toute transparence et participation des gens.
Il faut enfin participer d’une façon créative à la construction de nouvelles solidarités internationales, et face à la mondialisation d’un capitalisme sauvage et de la mondialisation des intégrismes, construire la mondialisation des résistances pour un monde meilleur. Ne construisons pas sur fond d’amnésie : rappelons-nous que les mouvements intégristes les plus puissants se sont développés dans les Etats où il n’y a plus aucun champ politique autonome, ni partis politiques, ni syndicats, ni journaux libres, etc. La religion est devenue l’espace de la confrontation politique. Les fondamentalistes sont un mouvement politique qui sont avant tout intéressés par la conquête du pouvoir politique. Les dimensions spirituelles de la religion les intéressent beaucoup moins.
Barack Obama appelle l'Europe et l'Amériqueà surmonter leurs différences

Barack Hussein Obama
Ah Afrique, mon Afrique, quand tu fais tes preuves, le monde s'en émerveille!

BERLIN (AFP) — Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a appelé jeudi à Berlin l'Europe et l'Amérique à surmonter leurs différences pour relever les défis mondiaux, du terrorisme au réchauffement de la planète.
"Nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés", a lancé le sénateur à la foule de dizaines de milliers de personnes massée au pied de la colonne de la Victoire au coeur de Berlin.
"Le XXIe siècle s'est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l'histoire humaine". "Mais ce rapprochement a entraîné de nouveaux dangers qui ne peuvent pas être endigués par les frontières ou les océans", a-t-il poursuivi. "Aucune nation, aussi grande et aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule ces défis".
Evoquant la chute du Mur de Berlin en 1989, il a lancé un appel à abattre d'autres murs. "Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immmigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout".
Le candidat démocrate a également demandé l'aide de l'Europe pour vaincre les talibans en Afghanistan, dans ce discours, sans précédent pendant une campagne électorale. "Pour le peuple d'Afghanistan, et pour notre sécurité commune, il faut faire le travail jusqu'au bout", a lancé M. Obama. "L'Amérique ne peut pas le faire seule. Le peuple afghan a besoin de nos troupes et des vôtres; de notre soutien et du vôtre pour vaincre les talibans et Al-Qaïda, pour développer son économie et pour l'aider à reconstruire son pays. L'enjeu est trop important pour renoncer maintenant".
C'est la première fois qu'un candidat à la présidence des Etats-Unis prononce un grand discours de politique étrangère en dehors de son pays.

Ah Afrique, mon Afrique, quand tu fais tes preuves, le monde s'en émerveille!
Arrivé dans la matinée à Berlin, le sénateur de l'Illinois avait été reçu pendant une heure par la chancelière conservatrice Angela Merkel, puis par le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.
Les entretiens avec Mme Merkel, qualifiés par son conseiller Robert Gibbs de "chaleureux et productifs", ont porté notammment sur l'Afghanistan et l'Irak, où le sénateur vient de se rendre, l'Iran, le processus de paix au Proche-Orient, la Russie et l'Otan.
M. Obama a salué les efforts de la chancelière pour combattre le changement climatique et a répété son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis de 80% d'ici à 2050 s'il est élu, a ajouté M. Gibbs.
Le candidat a ensuite signé le livre d'or de la ville de Berlin, qu'est venu lui présenter le maire, Klaus Wowereit. Berlin symbolise "l'impossibilité de diviser les hommes dans leur recherche de la liberté", a-t-il écrit.
Barack Obama, "le John Kennedy noir", suscite l'enthousiasme en Allemagne, où la popularité des Etats-Unis est tombée au plus bas sous la présidence de George W. Bush. Selon un récent sondage TNS, 76% des Allemands souhaitent la victoire du jeune sénateur, contre 10% seulement qui préféreraient celle du candidat républicain John McCain.
Les prises de position du candidat démocrate, du retrait des troupes américaines d'Irak à la fermeture de la prison de Guantanamo, séduisent le public allemand. Mais beaucoup de commentateurs mettent en garde contre des attentes exagérées.
Mme Merkel elle-même a déclaré mercredi au cours d'une conférence de presse qu'elle ne s'attendait pas à des changements significatifs dans la diplomatie américaine après les élections, quel que soit le vainqueur.
Berlin sait déjà que le prochain président demandera aux Européens davantage d'efforts en Afghanistan. La chancelière a averti publiquement que l'Allemagne ne pourrait pas aller au-delà du renfort de mille hommes annoncé.
Barack Obama, qui s'est déjà rendu au Koweït, en Irak, en Afghanistan, en Jordanie et en Israël, doit se rendre vendredi à Paris. Il terminera par Londres sa tournée internationale destinée à montrer à l'opinion américaine qu'il a l'étoffe d'un président.

Je suis nordiste,
et alors ?
Je suis sudiste,
et alors ?
Je suis Kirdi,
et alors ?
Je suis musulman,
et alors ?
"Refusons d'être des bouffons" - M.Abbas

"Refusons d’être des bouffons"
Je voudrais profiter de cette opportunité pour dire à tous les militants de l’UFDD que des esprits mal intentionnés font courir des bruits sur ma démission de l’UFDD et mon adhésion à un autre mouvement. Je déments avec force ces bruits destinés à ternir l’image de l’UFDD.
Je suis fier d’être de l’UFDD (dès sa création) qui est à l’heure actuelle l’un des meilleurs mouvements de l’opposition armée.
J’ai une forte estime et un grand respect pour le général Nouri. Cependant, je me réserve le droit de dire toujours et fort ce qui ne va pas dans le mouvement, car toute œuvre humaine est sujette à des erreurs qui peuvent et doivent être corrigées. Critiquer son groupe, c’est faire preuve d’adhésion sincère.
Le fait d’applaudir les «chefs» même quand ils font des bêtises, contribue à la naissance des dictatures. Refusons d’être des bouffons, car l’histoire nous jugera.
L’UFDD aura 2 ans d’ci un trimestre. Un travail de titan a été réalisé en si peu de temps, et il faut féliciter et remercier tous ceux qui y ont contribué, qu’ils soient aujourd’hui au sein ou en dehors du mouvement. Mes pensées vont particulièrement aux nombreux jeunes qui se sont sacrifiés pour que l’UFDD soit une réalité incontournable.
Pour honorer ses martyrs et renforcer ses combattants qui donnent de leur vie sur le terrain, l’UFDD doit :
- Accompagner le combat militaire d’un véritable combat politique ;
- Ouvrir davantage le mouvement ;
- Expliquer, expliquer et encore expliquer ses choix et sa vision du Tchad débarrassé de la dictature ;
- Faire mieux connaitre ses positions sur la transition, les élections et sur le rôle des partis politiques et de la société civile ;
- Mettre en place une politique et une campagne de communication (interne et externe) modernes et efficaces ;
- Accorder une importance toute particulière aux relations à tisser et/ou à renforcer en Afrique et dans le reste du monde ;
- Nouer des relations sincères et responsables avec les mouvements d’opposition armée opérant hors de l’est du Tchad ;
- Faire le maximum pour arriver à une unité d’actions (à défaut d’une alliance) sincère avec les autres mouvements de l’est ;
Je vous remercie
Que les choses soient claires!
Votre article intitulé « Manœuvres débyennes à la veille de la publication du rapport de la commission ?» a mentionné les noms (dont le mien) de quelques compatriotes susceptibles d’être reçus par Déby.
En ce qui me concerne, je voudrais dire ici sincèrement et fermement que cela est inexact, incongru et dépourvu de bon sens. En effet, je suis militant de l’UFDD dont le président a réaffirmé à maintes reprises qu’il n’y a qu’une et une seule solution au drame que vit le peuple tchadien : le dialogue inclusif, et ce, même en cas d’effondrement du régime dictatorial. Si par miracle Déby accepte le dialogue inclusif, il peut s’adresser directement au général Mahamat Nouri.
Je vous prie de noter que je suis le président du bureau de la représentation de l’UFDD en France, et non le porte-parole comme vous l’avez mentionné.
Je dois avouer que j’ai vraiment hésité à faire cette mise au point, car j’ai horreur d’écrire sur les sites internet, surtout quand cela n’apporte rien aux combats du peuple tchadien.
Seule la peur que mon silence soit interprété autrement par les combattants, les militants et les sympathisants de l’UFDD, m’a obligé à écrire ces quelques lignes.
Sans me jeter des fleurs, je peux dire que j’ai les qualifications, les compétences et les qualités nécessaires pour écrire. Mais j’ai été élevé dans un milieu où trop parler (écrire c’est aussi parler) est considéré comme un défaut important.
Je voudrais profiter de cette opportunité pour dire à tous les militants de l’UFDD que des esprits mal intentionnés font courir des bruits sur ma démission de l’UFDD et mon adhésion à un autre mouvement. Je déments avec force ces bruits destinés à ternir l’image de l’UFDD.
Je suis fier d’être de l’UFDD (dès sa création) qui est à l’heure actuelle l’un des meilleurs mouvements de l’opposition armée.
J’ai une forte estime et un grand respect pour le général Nouri.
Cependant, je me réserve le droit de dire toujours et fort ce qui ne va pas dans le mouvement, car toute œuvre humaine est sujette à des erreurs qui peuvent et doivent être corrigées. Critiquer son groupe, c’est faire preuve d’adhésion sincère.
Le fait d’applaudir les «chefs» même quand ils font des bêtises, contribue à la naissance des dictatures. Refusons d’être des bouffons, car l’histoire nous jugera.
L’UFDD aura 2 ans d’ci un trimestre. Un travail de titan a été réalisé en si peu de temps, et il faut féliciter et remercier tous ceux qui y ont contribué, qu’ils soient aujourd’hui au sein ou en dehors du mouvement. Mes pensées vont particulièrement aux nombreux jeunes qui se sont sacrifiés pour que l’UFDD soit une réalité incontournable.
Pour honorer ses martyrs et renforcer ses combattants qui donnent de leur vie sur le terrain, l’UFDD doit :
- Accompagner le combat militaire d’un véritable combat politique ;
- Ouvrir davantage le mouvement ;
- Expliquer, expliquer et encore expliquer ses choix et sa vision du Tchad débarrassé de la dictature ;
- Faire mieux connaitre ses positions sur la transition, les élections et sur le rôle des partis politiques et de la société civile ;
-Mettre en place une politique et une campagne de communication (interne et externe) modernes et efficaces ;
-Accorder une importance toute particulière aux relations à tisser et/ou à renforcer en Afrique et dans le reste du monde ;
- Nouer des relations sincères et responsables avec les mouvements d’opposition armée opérant hors de l’est du Tchad ;
-FFaire le maximum pour arriver à une unité d’actions (à défaut d’une alliance) sincère avec les autres mouvements de l’est ;
Je vous remercie
Mansour ABBAS MAHAMAT
TEL : 06 16 13 75 52
Mail : mansour.abbasm@yahoo.fr
La vérité sur le 11 septembre:
le rapport classifié du FBI sur les pirates - geopolitique

la Direction des Affaires religieuses et la Direction générale des vakf-s. Les imams sont des fonctionnaires rétribués par l’Etat. Il s’agit à la fois d’une laïcisation de la société et d’un contrôle de la religion majoritaire par l’Etat.
|
|
|
|
Le 13.09.07 Six ans après le 11 septembre, les thèses conspirationistes sur ces attentats se développent avec d’autant plus de vigueur que les autorités fédérales américaines s’obstinent à ne pas déclassifier l’intégralité des rapports de police réalisés sur le sujet. Tandis que les partisans d’une politique étrangère américaine définie par les thèses des néoconservateurs s’accommodent parfaitement de ce manque de transparence, en écrivant l’histoire de ces attentats à travers le prisme de leurs références idéologiques...
Ces circonstances rendent d’autant plus nécessaire de publier les rapports factuels sur le 11 septembre, comme celui que nous vous proposons aujourd’hui.
Rédigé le 5 novembre 2001 par le FBI, celui-ci est intitulé « PENTTBOM Major Case 182 ». Il s’agit d’une synthèse des quarante premiers jours d’investigation consacrés à reconstituer le réseau de complicités et de soutiens qui a accompagné les 19 pirates de l’air.
L’ensemble des données contenues dans le document sont classifiées « LES » ; c’est-à-dire Law Enforcement Sensitive, un niveau de protection réservé aux documents étatiques réalisés dans un cadre judiciaire.
Toutefois, depuis longtemps, ledit cadre a perdu sa raison d’être. Puisque le pouvoir exécutif américain a décidé de répondre à l’attentat du 11 septembre par une guerre contre le terrorisme, et non par une série de procédures judiciaires spécifiques débouchant sur un procès public (il n’existe pas de procédure criminelle USA vs. Oussama bin Laden et consorts pour les actes du 11 septembre, contrairement aux attentats de Nairobi et Dar es Salam qui provoquèrent l’ouverture d’un tel recours).
Aussi, dans les champs de l’information publique, des éclaircissements sur des points essentiels font encore défaut de nos jours, même après le rapport de la Commission Thomas Kean sur le 11 Septembre, publié en juillet 2004.
Quels réseaux de soutiens logistiques précis ont-ils permis aux 19 pirates de commettre leur action ? Avec quels complices ? Quelles relations de subordination entretenaient-ils avec des lieutenants d’Oussama bin Laden, notamment basés aux Emirats Arabes Unis au moment des faits ? Comment concrètement l’organisation al-Qa’ida se préparait-elle à détruire le World Trade Center, depuis sa tentative de 1993 ?
C’est à ces interrogations que répondent ces 22 pages du FBI, particulièrement circonstanciées. En le lisant, nous prenons la mesure de l’un des paradoxes les plus intéressants pour nourrir une pensée critique sur cet évènement clé. La relative opacité qui l’entoure arrange tout le monde : d’une part les farouches défenseurs d’une géopolitique conservatrice, obsédés par la survie d’un universalisme que piloterait un petit groupe de puissances chargé de contenir la sauvagerie du monde. D’autre part certains mouvements tiers-mondistes et altermondialistes, obsédés par le complot permanent venu de Washington.
Les premiers, fidèles alliés de la Maison Blanche, ont pu ainsi à loisir imputer la responsabilité des attaques à leurs cibles de prédilection, par exemple les services de sécurité irakiens pour la période 2002 et 2003, et ainsi légitimer leur politique visant à refaçonner le Moyen-Orient. Les seconds, faisant assaut de scientisme, ont cherché coûte que coûte à stigmatiser les Etats-Unis, accusés d’avoir laissé ces attaques se perpétrer pour mieux déployer leur nouvelle politique étrangère.
Comme souvent, la version authentique semble plus triviale que les légendes, quels que soient leurs auteurs. Même si la contradiction entre les deux ne changera rien. C’est avec des légendes que de nombreuses populations aiment se transcender.
L'intégral de ce rapport peut être téléchargé sur: www.geopolitique.com moyennant abonnement.
|
La terreur vient du coeur de l'islam? - par Zafer Senocak
Nous avons trouvé et lu cet article écrit en allemand par
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Cette phrase est signée Zafer Senocak, un auteur berlinois né en Turquie en 1961 et vivant en Allemagne depuis 1970. Et elle est publiée aujourd’hui dans
Die Welt. Je traduis (et je mets en gras)":

Même si la plupart des Musulmans ne veulent pas voir cette vérité en face, le terrorisme provient du coeur même de l’Islam, il arrive tout droit du Coran. Il vise tous ceux qui ne vivent pas, n’agissent pas selon les règles coraniques, soit les démocrates, les penseurs et les scientifiques inspirés par l’Occident, les agnostiques et les athées. Et il vise surtout les femmes. Il est le produit d’un Islam au masculin exclusif, qui aspire de toutes ses forces à empêcher la femme d’obtenir des droits égaux et de se dégager enfin de son joug séculaire.
On ne rencontre pas le vrai visage de l’Islam à la Conférence de l’Islam allemande. On le trouve dans des pays comme le Pakistan. Cet Islam a lancé une guerre mondiale. Mais le monde fait comme s’il n’en savait encore rien. Pour de nombreux de nos contemporains, l’affrontement a lieu loin au-delà de la Turquie. Mais dans le village planétaire actuel, il n’existe plus de «loin au-delà». Il ne reste plus qu’un «juste sur le palier». Le totalitarisme des talibans et des cellules terroristes islamiques est vraisemblablement pire que le fascisme, car il ne résulte pas d’un processus civilisationnel. Il intervient dans un contexte où plus rien ne rappelle le progrès de la civilisation.
Ce progrès est en fait le devoir des Musulmans qui distinguent davantage dans leur religion qu’une ébauche de barbarie. Ils doivent affronter les barbares de leurs propres rangs, et ce avec fermeté et détermination. Mais quand ils le font, rarement, ce n’est jamais que du bout des lèvres. L’Islam n’a rien à voir avec le terrorisme, déclare le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. D’autres dirigeants politiques rivalisent de messages de condoléances après chaque acte terroriste. Les choses touchent au grotesque en Arabie Saoudite, où le royaume tremble devant les terroristes qu’il a lui-même engendrés.
Les Musulmans du monde entier sont aujourd’hui au pied du mur. Ils paient le prix de la négligence des générations passées. Le déclin spirituel et l’incapacité de communiquer avec le monde moderne ont ainsi débouché sur la lamentable situation actuelle. Il faut maintenant agir de manière concertée, en réunissant toutes les forces raisonnables. Mais, alors que le terrorisme est devenu un réseau mondial, les forces antagonistes sont indolentes ou se bloquent mutuellement. Dans le monde islamique, alors que le bon sens commun devrait s’opposer à la haine aveugle des fanatiques, la haine se répand toujours davantage dans la population. Pire encore: de nombreux dirigeants illégitimes s’allient à la haine pour préserver leur trône. Devant ce tableau, la plupart des Musulmans en restent à la rhétorique. Et ils évitent la question décisive, qui consiste à savoir si leur religion est capable de donner naissance à une civilisation.
Le monde libre est paralysé
Ce comportement a certes des origines psychologiques. Les gens se sentent dominés, humiliés et trahis par l’Occident. Mais les conséquences politiques de cette psychose sont dévastatrices. Elles apportent de l’eau au moulin des forces qui génèrent la terreur et répandent le chaos dans le monde islamique. La spirale de la violence profite aux adeptes du terrorisme et empêche d’abord et surtout l’établissement de systèmes démocratiques, basés sur l’État de droit. La pauvreté et la corruption y trouvent en revanche un terreau optimal. Ce cercle vicieux doit être brisé, par l’engagement du monde libre et par l’engagement militaire, car ne n’est pas possible autrement. Ceux qui luttent contre les talibans en Afghanistan ne peuvent pas faire comme si le Pakistan ne les concernait pas. L’assassinat de Benazir Bhutto était clairement annoncé. La prise de pouvoir des terroristes du Hamas à Gaza était tout aussi prévisible.
Mais le monde libre ne fait qu’observer, comme tétanisé. La politique américaine en Irak a déclenché et continue de nourrir beaucoup de hargne en Europe. En matière de critique, les Européens sont vraiment insurpassables. Mais question idées neuves et concepts politiques, c’est la pénurie. La politique européenne face au terrorisme musulman s’épuise à miner toute action concrète. Certains veulent négocier — avec le Hamas, avec les talibans. On propose des réacteurs nucléaires à Kadhafi, on déroule le tapis rouge pour le souverain saoudien. Finalement, tout se compte en pétrodollars. Et l’Occident ne remarque pas à quel point il s’y dissout, alors que les terroristes de l’Islam remportent une victoire après l’autre. Benazir Bhutto ne sera pas la dernière victime d’une politique d’apaisement vouée à l’échec face à l’Islam radical.
PS: Voir cette intéressante réflexion sur le site d’
AgoraVox (qui me fait l’honneur d’y inclure des extraits de ma traduction):
Le monde musulman va très mal. Le récent assassinat de Bénazir Bhutto en est le plus récent exemple, qui promet de précipiter le Pakistan nucléaire dans un sanglant chaos terroriste. Une fois de plus se pose cette lancinante question: d’où vient la terreur islamiste? Qui a accouché de ce monstre dont les musulmans sont les premières victimes, il ne faut jamais l’oublier, mais qui mène aussi son Jihad barbare à coups d’attentats au cœur de l’Occident haï?

Ahmat Bachir menacerait de porter plainte contre Tchadactuel et Yorongar
Selon diverses sources concordantes, la commission d’enquêtes sur les événements des 2 et 3 février dernier va très bientôt rendre les résultats de sa mission. A ce jour, selon les mêmes sources, le cas d’Ibni Oumar n’a pas été élucidé. Les membres de la commission auraient conclu à l’impossibilité d’avoir des renseignements sur le cas du leader du PLD « du fait du refus de ses enfants, Hicham et Mohamed Saleh Ibni Oumar, de collaborer à la manifestation de la vérité ». En d'autres termes, les enfants endossent la responsabilité de la disparition de leur paternel. Ni Déby ni aucune autorité ne pouvant être déclaré coupable de cette disparition, il faudra bien trouver unresponsable dans la famille du disparu ! Le cynisme n'en finit pas au Tchad.
En privé, les membres de cette commission disent qu’il n’y a aucun espoir de retrouver Ibni Oumar vivant, ni d’ailleurs de retrouver son corps s’il est mort. Un membre en particulier, qui souhaite garder l’anonymat, affirme que l’enquête est strictement orientée et que la commission n’a pas accès à certaines personnes et à un certain nombre de lieux qui auraient pu contribuer à faire la lumière sur les disparitions. Le général Mahamat Ali Abdallah qui « contrôlait la situation » au moment des faits n’aurait pas été entendu par la Commission. En revanche, Kemneloum Delphine et Jacqueline Moudaïna qui n’ont rien à voir avec cette affaire auraient été auditionnées par la Commission.
L’enquête serait donc bâclée et les faux résultats (comme aux élections présidentielles) sont prêts depuis longtemps. Les membres de la Commission feraient délibérément durer le suspense pour profiter pleinement des centaines de millions mises à leur disposition pour « fermer leurs gueules ». La commission va rendre un rapport axé essentiellement sur la mise en cause du Soudan dans la tentative du renversement du régime.
Par ailleurs, d’autres sources proches du régime, en l’occurrence du ministre Ahmat Bachir, rapportent que ce dernier s’apprêterait à prendre des mesures drastiques contre les sites internet qui accusent Idriss Déby d’avoir fait enlever et assassiner Ibni Oumar. Ces mesures concerneraient en particulier les sites internet tchadactuel.com et yorongar.com. Ahmat Bachir aurait promis de saisir les juridictions d’Etats où sont domiciliés les auteurs de ces sites internet afin de les voir condamnés pour diffamation.
"Stop ! lisez bien Avant de vous acharner sur Lyadish Ahmed"

Stop ! Avant de vous acharner sur moi, je vous prie de relire sans passion la dépêche
Manoeuvres débyennes à la veille de la publication du rapport de la Commission ?
Le Président Idriss Déby serait prêt à recevoir, durant son séjour parisien, un certain nombre de ressortissants tchadiens, parmi lesquels l’ex-Premier ministre Abdelkérim Fidel Moungar qui fait partie du « Groupe de Libreville » dirigé par Goukouki Weddeye, a-t-on appris de sources proches de la chancellerie. Le porte-parole de l’UFDD, Monsieur Mansour Abbas ainsi que le Président de l’UDC, Monsieur Abderamane Koulamallah feraient notamment partie des personnalités
Le Président Idriss Déby serait prêt à recevoir, durant son séjour parisien, un certain nombre de ressortissants tchadiens, parmi lesquels l’ex-Premier ministre Abdelkérim Fidel Moungar qui fait partie du « Groupe de Libreville » dirigé par Goukouki Weddeye, a-t-on appris de sources proches de la chancellerie. Le porte-parole de l’UFDD, Monsieur Mansour Abbas ainsi que le Président de l’UDC, Monsieur Abderamane Koulamallah feraient notamment partie des personnalités politiques qu’Idriss Déby aimerait rencontrer.
Idriss Déby aurait, en outre, souhaité rencontrer les fils d’Ibni Oumar Mahamat Saleh (Hicham et Mohamed Saleh) et le député Yorongar Ngarléjy, qui figurent parmi les principales personnes et personnalités concernées par l’enquête sur les événements de février 2008. La commission d’enquête, qui n’a pas réussi à convaincre les fils d’Ibni Oumar à se prêter à la mascarade, devrait en principe rendre public son rapport au plus tard à la fin du mois de juillet. Un rapport creux, attendu sans grand intérêt, en ce sens que les personnes auditionnées n’avaient pour la plupart, aucun lien avec les événements considérés.
A suivre
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
NDB: Depuis sa publication, cette dépêche semble déchaîner des réactions épidermiques contre moi de la part de certaines personnes dont les noms y sont mentionnés. Sauf à vouloir jouer aux dyslexiques, un minimum d'attention aurait pu permettre de voir que la dépêche ne fait aucunement état d'une quelconque demande ou prédisposition des opposants tchadiens à être reçus par Idriss Déby durant son séjour en France. La dépêche précise bien que :
- "Idriss Déby serait prêt à recevoir.... "
- " Idriss Déby aimerait rencontrer..."
- "Idriss aurait, en outre, souhaité rencontrer...."
Est-il besoin de dire que s'il y a quelqu'un qui a le droit d'apporter un "démenti" à cette dépêche, c'est Idriss Déby ou ses collaborateurs, mais non les personnes citées dans cette dépêche qui n'auraient posé aucun acte positif en ce sens. Mes sources sont sûres et croyez-moi, je n'ai aucune intention de vous les dévoiler.
Les menaces voilées de la part de ceux qui m'envoient des e-mails ne me font pas peur. Si vous estimez avoir été diffamés par cette dépêche, vous êtes en droit de déposer une plainte contre moi auprès de la police ou devant toute autre juridiction compétente en France (lieu de ma résidence en tant que défendeur).
En animant ce Blog, je prends des risques que j'assume pleinement. Allez directement porter plainte contre moi. Vous gagnerez du temps.
Lyadish Ahmed
Les arnaqueurs de la République

N’djamena est une ville fantôme. Elle se vide de ses cadres, de ses hommes d’affaires, bref tous les étouffés du pouvoir s’en aillent. Seuls les obligés, les proches du régime et quelques fatalistes y restent. On sait que l’argent et en général les affaires, sont les propriétés exclusives de la mafia au pouvoir. Mais curieusement les grosses affaires, càd la haute magouille, les faux marchés, les faux achats, le blanchissement, etc., ne se discutent plus dans notre capitale, même si les auteurs y résident.
Muselée, la presse locale écrite indépendante ne fait plus cas des activités déchues des membres du clan au pouvoir, mais forte de son immunité d’expression, la presse online se donne à cœur de rapporter les moindres faits du clan, jadis considérés du domaine de la vie privée, donc passés sous silence, pudeur oblige. Traquer les délinquants de la Républiques est devenue une occupation et préoccupation quotidienne de la presse online. Du coup, apeurée, la mafia locale « a délocalisé » les affaires. Plus rien ne se traite sur place. Tout se fait, se décide et se traite à Paris. Les va-et-vient entre Paris et N’djamena des proches du clan sont tout simplement ahurissants. Selon une source de l’aéroport, un membre du clan a fait 4 allers-retours en une seule semaine entre les deux villes. Quand un Younousmi, un Daoud Hamid, Abbas Tolli, Mahamat Orozi, Mahamat Tahir « Al Manna », ou un Oumar Deby, etc., passe par paris, l’hôtel où il loge devient carrément un souk. Tous les marchands des illusions et autres marchands d’armes, défilent. Ça rentre, ça sort, ça se discute, ça s’arnaque. Tout est négocié et conclu en France. Les transactions sont effectuées et les commissions payées sur place sur un compte de la place, càd parisien, car, outre des comptes privés anonymes pour des transactions mafieuses, deux sociétés bancaires logent des comptes du gouvernement tchadien dont les signatures sont détenues par Abbas Tolli, Younousmi et Daoud Hamid. C’est propre !
Les marchands des illusions arnaquent les tchadiens mais quelques fois les truands de la république savent aussi arnaquer les marchands. Le tout puissant Maire de la ville de N’djamena descend sur Paris accompagnant un parent malade. Comme d’habitude, tous les marchands défilent devant son hôtel et notre petit « pick pocket » distribue les factures payables immédiatement. A celui-là il lui file une facture de 25.000 euros payable à l’hôpital américain, à l’autre 23.000 euros pour remboursement des titres de transport, à un troisième 50.000 euros à déposer dans son compte parisien. Ce sont des avances sur commissions sur les futurs contrats. Tout le monde est invité immédiatement à venir à N’djaména où des contrats juteux de construction des bâtiments, des rues, etc., de la ville de N’djaména, les attendent. Arrivé à N’djamena, celui qui avait déboursé 25.000 euros, a été refoulé par la police de l’aéroport. Celui de 50.000 euros a été enfermé dans une chambre d’hôtel n’djamenois avec interdiction formelle de sortir ou parler avec quelqu’un. Après un séjour d’une semaine, le M. a traversé le Chari. Le troisième n’a pas osé mettre pieds à N’djamena. Mais qu’est-ce que nous avons fait à Dieu ?
Beremadji Félix, N’djaména
Tchad : plus de 400 disparues lors des combats du février - Xinhua

La Ligue tchadienne des droits de l'Homme a déclaré avoir identifié 400 personnes disparues lors des combats du février à N'Djamena, a rapporté dimanche la radio nationale camerounaise.
"Il est difficile aujourd'hui d'établir un chiffre exact des morts, mais sachez qu'il y eu beaucoup de pertes en vie humaines au cours des deux journées de combats entre les forces gouvernementales et les rebelles", a indiqué Masambaye Tenambaye, président de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme.
Début février, de violents combats avaient opposé à N'Djamena les forces gouvernementales à une coalition de mouvements rebelles décidés à renverser le régime du président Idriss Deby Itno.
"On a aussi observé des enlèvements des opposants politiques et des détentions dans des lieux tenus secrets", a dénoncé Masambaye Tenambaye, citant la disparition de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Sale.
Mahamat Salé a disparu lors des combats du début de février 2008. Des informations avaient signalé une arrestation par les forces de sécurité, mais elles ont été démenties les autorités tchadiennes.
Le rapport produit Ligue tchadienne des droits de l'Homme font état aussi de cas de viols ainsi que de la chasse tribale.
Le Soudan invite le Tchad à faire preuve de bonne foi pour résoudre leur différend - APA

Le ministre d’Etat soudanais des Affaires étrangères, Alsamany Wasela a déclaré que son gouvernement accueillait favorablement tout effort allant dans le sens de l’amélioration de ses relations avec le Tchad et a exprimé le souhait de voir "le Tchad agir avec le même esprit", pour arriver à une paix définitive.
Il a ensuite salué l’initiative du Président sénégalais, Abdoulaye Wade pour trouver une solution à la crise, en sa capacité de Président de l’Organisation de la conférence islamique.
M. Wasela s’exprimait samedi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue égyptien au Caire, à la veille de la conférence des ministres arabes des Affaires étrangères qui doivent discuter de l’inculpation du Président soudanais par la Cour pénale internationale (CPI).
La semaine dernière, la CPI avait annoncé qu’elle allait poursuivre le Président Omar El Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le dirigeant soudanais serait impliqué dans les viols et meurtres commis au Darfour depuis 2003.
Non, Allah n'a jamais demandé ça!
A 62 ans, la Colonel Muammar Al-Kadhafi affirme à qui veut l’entendre qu’il est un homme nouveau. Après avoir financé la plupart des attentats terroristes qui ont ensanglanté la planète depuis sa prise de pouvoir en Lybie en 1969, le dictateur se présente désormais comme l’apôtre de la paix dans le monde. Comme le poulpe, il faut lui taper sur la tête pour l’attendrir. Le bombardement par des avions de chasse US de ses appartements privés en 1986 dans l’opération El Dorado Canyon et la mort de sa fille adoptive de 15 mois, Hana, l’ont apparemment bien calmé. Le Ben Laden des années 80, la bête noire de Ronald Reagan est désormais le plus fidèle soutien de la politique américaine… et accessoirement le nouvel ami des Européens si l’on en juge les chaudes embrassades avec Berlusconi, Blair,
Chirac et toute la clique !

Mohamed Khadafi, pour une dictature… high tech !
Mohamed, l’aîné de 35 ans fils d’un premier mariage, était considéré jusque récemment commeun ingénieur discret et inoffensif. L’année 2004 lui a pourtant permis de compter parmi les prétendants au trône grâce à son rôle clé dans le domaine des nouvelles technologies en tant que président de l’organisme libyen des télécommunications. Depuis qu’il a offert à Alcatel pour 200 millions d’euros le marché des téléphones portables grâce à la privatisation de Libyana Mobile Phone, Momo est le meilleur copain de la France… Il préside en outre le
Comité olympique lybien et l’association méditerranéenne des échecs. PKXBC KDHQ8 RYWB7 YPHCG PDWTW

Seif Al-Islam Khadafi, le dauphin auto-proclamé
A 32 ans et au look de playboy, l’architecte-peintre Seif Al-Islam est surtout connu pour son rôle dans l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie et du DC-10 d’Utah abattu par des Lybiens en 1988. Pour succéder à son père, Seif Al-Islam dispose d’une machine de guerre à travers la fondation Khadafi.
A la tête de cette curieuse ONG, il est en fait le ministre officieux des affaires étrangères lybiennes. Il a montré qu’il joue aussi bien du pipeau que son père
en déclarant en novembre 2004 sur la BBC qu’il souhaitait que « la Lybie se réforme pour devenir une démocratie directe »…

Al Saadi Khadafi, le fils à papa
C’est l’histoire d’un fils à Papa surnommé « le hooligan » pour avoir provoqué une fusillade mortelle dans un stade de foot à Tripoli et qui se fait offrir un club de foot italien juste pour pourvoir jouer avec les plus grands. Condamné en 2003 pour dopage, l’attaquant de Pérouse (qui n’a jamais été sélectionné pour un match officiel !) a été élu second plus mauvais joueur du foot italien par les téléspectateurs de la RAI. Actionnaire de la prestigieuse Juventus, il a réussi en 2002 à faire jouer la
Supercoupe d’Italie en Lybie… contre un chèque d’un million de dollars !

Motassim Bilal Khadafi, dit Hannibal
Dans la famille, Motassim Bilal est sans doute le plus allumé, un mélange de Robert de Niro et de Massimo Gargia. Aussi connu sous le nom d’Hannibal, il a fait parler de lui en septembre dernier après une bagarre sur les Champs-Elysées qui a envoyé trois policiers français à l’hôpital. Interpellé à 140 km/h en plein centre de Paris après avoir grillé plusieurs feux rouges, cet amateur de jolies filles et de belles voitures a évité la prison uniquement grâce à son passeport diplomatique. De passage à Paris début 2005,
il a à nouveau fait parler de lui. La justice française lui reprochait cette fois-ci d’avoir tapé sa jolie compagne Aline Skaff alors enceinte. Il a finalement été condamné par le tribunal correctionnel de Paris, le 23 mai 2005, à quatre mois de prison avec sursis pour violences et port d’un pistolet de calibre 9 mm sans possession de permis.

Aïsha Khadafi, une Loana made in Lybie
La fille du Colonel surprend d’abord par son style. Avec ses jeans, ses cheveux blonds décolorés et ses lunettes noires, celle que l’on surnomme la « Claudia Schiffer de Lybie » est aussi depuis peu l’une des avocates de Saddam Hussein. Fraîchement diplômée de l’Université Paris VII où elle a réalisé une thèse sur le tiers monde, la fifille de 27 ans commence à faire de l’ombre à ses frères.
Elle multiplie les sorties officielles et certains chuchotent qu’elle pourrait peut-être devenir la première femme présidente d’un pays arabe. Elle serait toujours
célibataire….
Á vous de juger... -rdpl
 
Ils ont le même âge sauf que l'un est né en Europe et l'autre en Afrique
“Les pays pauvres subissent de plein fouet les graves conséquences de la flambée des prix des produits alimentaires et de l’énergie". Selon le Directeur général de la FAO Jacques Diouf, le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de quelque 50 millions en 2007 du fait de la flambée des prix des denrées alimentaires. Pour réduire le nombre des sous-alimentés dans le monde tout en répondant à la demande croissante, la production alimentaire mondiale devrait doubler d’ici à 2050.
 
       
Tchad: Drôle de révolution qui dévore ses géniteurs!
Fast Food à ciel ouvert

Au Tchad aussi ça se passe comme ça - rdpl
CHANGEMENT DE MENTALITE!

Il y a encore beaucoup de travail à faire dans notre cher pays! Ne croyez pas, mes amis, que le changement de mentalité se fera en si peu de temps. Le président Kabila, le gouvernement et l'opposition doivent travailler encore plus dur. Je mettrai des photos de quelques améliorations un peu plus tard.
Merci de vos visites, vous êtes très nombreux, je continuerai à nourrir ce blog avec des infos sensationnelles, des analyses pertinentes et des images exceptionnelles! merci à Cédric Kalonji pour certains photos...
Source: http://lecongodekabila.afrikblog.com
Afrique du Sud: Nelson Mandela fête ses 90 ans

N'ngôh Murú
  

Barack Obama, Oumar Al bechir: le festival des complots

Belgique: Leterme met terme à son mandat

Crédits photo : AP
Sophie Huet et Bruno Jeudy


À l'inverse, le chiraquien Christian Jacob juge que Jean-François Copé a imposé un rapport de forces avec l'exécutif : «Les ministres tremblent quand ils viennent devant le groupe.» En lançant son idée de «coproduction législative», Copé a anticipé la réforme des institutions
Méthodique, Copé planifie son plan de carrière avec la rigueur d'un coureur de fond. Privé de fonction à l'UMP, il a monté son club politique baptisé Générationfrance.fr
 
A droite, le marabout qui voulait mener la guerre sainte de Kouno au Danmark
"Selon le ministre de la Communication Mahamat Hissène, ils ont fait descendre le drapeau national qui flottait devant la sous-préfecture, pour le remplacer par un drapeau blanc où il était inscrit « il n'y a de Dieu que Allah, et Mohammed est son prophète ». Le ministre a souligné que les islamistes « étaient armés de sabres, de gourdins, de flèches empoisonnées. Ils ont attaqué les gendarmes. Ils se pensaient immortels ». Selon lui, c'est pour se défendre que les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles. Une mission de la section nationale de recherche judiciaire est partie sur place" - rfi.
Les Politiques sont avant tout de grands comiques - rdpl
 

Mohandas Gandhi, père spirituel de l’indépendance indienne et fondateur du concept de non-violence en politique. Il illustre à merveille les difficultés rencontrées par ceux qui vont essayer de secouer le joug colonial pour finir assassiné, non par les britanniques, mais par un hindouiste.
Les Indes sont en effet la perle de l’empire britannique depuis sa conquête progressive tout au long au XIXème siècle. C’est un territoire immense morcelé en un tas de principautés en principe semi-indépendantes sous l’autorité anglaise et c’est surtout une mosaïque de peuples, de langues et de religions.
Il naît dans une famille de la caste des marchands, l'une plus haute de la très rigide et inégalitaire société indienne où votre naissance détermine souvent vos possibilités d’évolution sociale. Etant issu d’une famille très pieuse, la religion fera toujours partie de sa philosophie. Il est en effet élevé dans une foi hindouiste très forte et très traditionaliste (bien que très tolérante envers les autres formes religieuses indiennes), tournée vers le respect de toute forme de vie et l'obéissance à une morale religieuse très forte. Il est aussi marié par sa famille à 13 ans à Kasturba, fille de bonne famille du même âge…
Comme beaucoup de futurs leaders indépendantistes, il est issu d’une famille aisée qui travaille avec les britanniques. Ce qui lui permet d’avoir accès à un privilège fort rare pour les populations indienne : des études en Angleterre pour devenir avocat à l'University College de Londres. Il y fait de bonnes études, s’y occidentalise tout en fréquentant des cercles étudiants philosophiques qui lui font prendre conscience des différences entre les grands principes du droit qu’il apprend et la réalité de la vie dans son Inde natale. Il s’intéresse aussi aux autres religions, christianisme, islam et approfondi sa connaissance de l’hindouisme.
Reçu comme avocat, il part pour l’Afrique du Sud défendre les intérêts d’une entreprise indienne sur place. Là, choqué par la violence du racisme dans ce pays où la discrimination raciale est dans la loi, il prend fait et cause pour les travailleurs indiens exploités dans les champs et dans les mines d’Afrique australe. Il va y rester vingt ans, de 1894 à 1914 et réussir à obtenir la reconnaissance des droits des travailleurs indiens, non sans problème puisqu’il échappe de peu à un lynchage en 1904 et fait plusieurs séjours en prison.
C’est là qu’il va développer ses méthodes non violentes pour parvenir à ses fins. Abandonnant ses vêtements occidentaux, il va se raser la tête, porter le sari traditionnel et chose inouïe pour un membre d'une haute caste, travailler de ses mains et faire lui même les taches les plus dégradantes comme nettoyer ses toilettes ce qui était réservé aux basses castes considérées comme impures comme les intouchables, véritables parias de la société indienne. Il va pouvoir essayer de les appliquer dans son pays une fois rentré en Inde. Il s’engage dans la vie politique au sein du parti du congrès et sa personnalité atypique va lui permettre de voir son audience et ses partisans grandir malgré la prison qui l’accueille régulièrement quand il s’oppose aux volontés britanniques. A ses côtés s’engage Jawaharlal Nehru est l'autre figure de l'indépendance de l'Inde. Très tôt engagé dans le Parti du Congrès aux côtés de Gandhi, il restera un très proche collaborateur malgré les divergences profondes qui les séparaient.
Sa force c’est la désobéissance civile. Un refus systématique mais non-violent de se plier aux règles du colonisateur britannique par des grèves régulières, des manifestations de masse spectaculaires ou profitant du nombre croissant de ses sympathisants, il bloque les rues lorsque des milliers d’indiens se couchent par terre en signe de protestation.
Il sait parfaitement jouer de l’intérêt croissant que lui portent le médias du monde entier. La vision de cet homme frêle et souriant qui vit en ascète dans son ashram (ferme collective) se révoltant pacifiquement contre l’autorité anglaise lui vaut l’écoute des journaux et la venue de partisans du monde entier. Il ne manque jamais de donner un écho médiatique à toutes ses actions accroissant leur effet. Il va ainsi faire un voyage à Londres en 1931, où devant tous les photographes, il rencontre le roi, toujours habillé en sari traditionnel et où il va voir les ouvriers des usines de textile anglaises pour leur expliquer que le boycott n’est pas dirigé contre eux.
Il appelle au boycott des produits anglais, encourageant par l’exemple chaque indien à produire ses aliments et ses vêtements lui même sans les acheter dans les boutiques du colonisateur.
En 1930, Gandhi lance une « Marche du sel », vers les marais salants de Jabalpur, en effet, le gouvernement britannique détient le monopole du sel qui lui rapporte une petite fortune utilisée pour l'entretien des troupes chargées de maintenir l'ordre en Inde. Malgré l’interdiction du pouvoir colonial, il récolte du sel sur la plage, puis s’empare pacifiquement des dépôts de sel du gouvernement anglais. Tout au long de la marche, Gandhi diffuse une liste de règles religieuses du comportement non-violent qui sont scrupuleusement respectées. Les manifestants sont frappés ou arrêtés, mais devant leur absence de réaction, la volonté répressive s’émousse et les gouverneurs anglais reculent.

Il cherche à obtenir une unité de son pays, que ce soit la fin du système des castes, en prenant fait et cause pour les exclus du pays considérés comme des moins que rien. C’est ainsi qu’en 1932, il entame une grève de la faim à mort contre l'intouchabilité, "une tache honteuse" et obtient sa suppression dans leur mise à l’écart de la société… dans la loi en tout cas car les mentalités mettront beaucoup plus de temps à évoluer. Que ce soit aussi du point de vue des minorités. Il se heurte aussi aux rivalités ethniques et religieuses notamment avec Ali Jinnah qui représente les musulmans du pays inquiets de leurs droits face à une majorité hindouiste tentée par la violence.
Préparée par le dernier vice-roi des Indes, Lord Mountbatten, l’indépendance se heurte vite au morcellement du pays. Notamment les revendications d’Ali Jinnah et des musulmans qui réclament un état indépendant. Les violences intercommunautaires éclatent et des populations commencent à être expulsées de chez elles pour « homogéneiser » ethniquement ou religieusement certaines provinces. Malgré les appels à la paix de Gandhi, la partition du pays entre régions musulmanes et hindouistes s’avère la seule solution.
Le 15 août 47, l’indépendance et la partition entre Inde et Pakistan est proclamée.
Aussitôt éclatent des affrontements et un exode des populations qui se prolonge en une terrible guerre civile où les victimes seraient entre un et deux millions. Gandhi tente d’arrêter le massacre en menaçant de jeûner à mort.
Il est assassiné en janvier 48 par Nathuram Godse, un hindouiste qui lui reproche ses appels à la paix envers les « ennemis musulmans ». Sa mort est un choc international et ses obsèques dirigées par Nehru qui s’affirme comme son successeur, seront suivies par 2 millions de personnes.
Après des années de lutte pour l’indépendance il est victime des vieilles rivalités au sein même de son pays une fois le colonisateur parti. Des démons qui toucheront tant de pays nouvellement décolonisés…
Gandhi sera un inspirateur pour de nombreuses autres figures de la lutte progressiste tels que le Dalaï Lama au Tibet, Nelson Mandela en Afrique du Sud ou Martin Luther King qui conservait un portrait de Gandhi dans son bureau.
par Mr Tri

Des milliers de tchadiens meurent chaque année du tabagisme

Le tabagisme tue, chaque année, plus de 5 millions de personnes de part le monde. Au Tchad, on estime à 9000 le nombre de personnes qui meurent chaque année de tabagisme. D’après les spécialistes, il n’est pas exclu que le tabagisme devienne « la première cause principale de décès » d’ici à 2025, si la consommation actuelle de tabac persiste dans notre pays.
Au Tchad, beaucoup de cigarettes de contrebandes entre dans le pays. Or, ces cigarettes qui pénètrent le marché tchadien à travers la contrebande, proviennent des usines clandestines en Afrique et voir même en Chine, et ne sont soumises à aucun contrôle médical.
Vous fumez?.... Il vaut mieux pas! - rdpl
 |
 |
Poumons d'un fumeur
|
Poumons d'un non-fumeur
|
Dis, t'as pas une cigarette s'il te plaît? - rdpl

"Moi, l'État, je suis le Peuple" - F. Nietzsche

Transitions démocratiques en Afrique : L’introuvable formule magique - Lefaso

L’expérience démocratique en cours depuis plusieurs années en Afrique est en péril. Parce que les transitions sont toujours mal gérées. Des conférences nationales souveraines aux gouvernements d’union nationale, des coups d’État jugés salvateurs aux rébellions armées, on aura tout essayé.
En vain. Il semble que la méfiance et la mauvaise foi manifeste l’emportent toujours, même aux lendemains d’élections transparentes, ouvertes, libres et crédibles, consacrant l’alternance ou le retour de l’ancien régime sous diverses formes.
De plus en plus, la classe politique africaine, toutes tendances confondues, a mal à sa carrière. Outre que l’appareil d’État et les économies sont très souvent mal gérés, un mal ronge continuellement et dangereusement les pays du continent : la faillite des acteurs politiques. Nouveaux ou anciens, tenants du pouvoir et opposants se montrent habiles manoeuvriers pour détruire, mais piètres architectes lorsque vient le temps de se concerter pour rebâtir ensemble. Exit alors cohésion et respect mutuel, vive intrigues, trahisons et complots qui montrent que la confiance ne dure jamais que le temps du passage des médiateurs.
Plusieurs conflits ont pour origine le déficit démocratique. Parfois, pourtant, des opposants parvenus au faîte du pouvoir, par le jeu de l’alternance démocratique font davantage preuve d’opportunisme. En voulant se débarasser de l’ancien régime, ils n’hésitent pas à pactiser avec le diable au risque de compromettre les acquis et de mettre en danger le fonctionnement de l’appareil d’État.
Plus sérieusement se pose la question des mécanismes de la transition. Ceux-ci ne sont pas toujours aussi viables, l’instinct de conservation du pouvoir pour soi l’emportant sur les autres aspects. Tel est le cas en Côte d’Ivoire où la tentation est grande d’accentuer la division au sein des nouveaux venus à la conquête de l’électorat. Des difficultés subsistent également au Burundi, au Congo démocratique, en Ouganda et au Soudan où subsistent des vélléités de reprise des combats suite à un mauvais partage du gâteau.
La classe politique pèche du fait de l’inobservance de la morale et du non-respect des principes de vie démocratique. Cela se ressent à travers la gestion même de l’appareil d’État : les nouveaux venus brillent par leur inexpérience, pendant que les anciens tenants du pouvoir sont à l’affût, tissent des intrigues et exploitent la moindre faiblesse.
De manière générale, la faillite dans la gestion des institutions publiques est aussi tributaire de la création et de la vie interne des partis politiques. En effet, un grand nombre d’entre eux réflètent la personnalité du fondateur qui se croit généralement exempt de toute critique. Aidé de ses proches et de ses inconditionnels, il cultive l’anti-démocratie au sein du parti, tout en exigeant l’alternance au pouvoir. Comment donc s’étonner que par le jeu de la reproduction sociale, de nouveaux autocrates s’installent au pouvoir, tout aussi assoifés de mégalomanie que leurs prédecesseurs ?
La reconversion est surtout difficile pour ceux qui viennent par les coups d’État militaires, les rébellions et autres formes de lutte armée. En règle générale, la méfiance règne entre les ennemis d’hier, soudainement alliés pour la cause de la transition. On le voit au Tchad où il apparaît fort hasardeux de se mettre dans la peau d’un démocrate après des décennies de vie dans les maquis aux frontières de la Libye, du Soudan ou de la RCA. En Côte d’Ivoire, la crise de confiance et les incertitudes des lendemains minent la concrétisation du programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion). Dans les pays qui l’ont expérimentée, la pertinence de la formule de la commission vérité-justice-réconciliation reste encore à prouver dans une Afrique où de multiples facteurs socio-culturels font obstacle à la lutte contre l’impunité, matérialisés par les violences faites aux femmes et le non-respect des droits humains.
En fait, de nos jours, la cruauté de la vie politique réside dans le manque de confiance entre acteurs politiques, l’indignité, la mauvaise foi manifeste. Au manque de courage d’oser répond le manque de courage de partir. De sorte que la transmission de valeurs d’intégrité et de probité morale manque cruellement entre générations. Les repères manquent.
La bonne démocratie ? Elle suppose que sont résolus les problèmes de droits humains, de l’alternance à tous les niveaux, de ceux d’une jeunesse consciente des enjeux et qui s’implique. Elle nécessite surtout une véritable reconversion des mentalités au sein de la classe politique, et donc un dépassement de soi. D’où l’importance de la médiation.
Deux dictateurs ne pouvant s’entendre, le mythe et le charisme d’un médiateur averti peuvent forcer l’admiration et préparer les protagonistes à faire contre mauvaise fortune bon coeur. Ainsi en est-il de Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations-unies, qui est parvenu non sans mal, à convaincre les acteurs politiques kényans de la nécessité d’œuvrer de concert pour le mieux-être de la population.
Des lueurs d’espoir cependant : la Sierra Leone et le Liberia. Même si l’influence des USA et de la Grande-Bretagne, qui accompagnent le processus, n’est pas négligeable. À l’évidence, l’Afrique est toujours à la recherche de cette formule magique qui sauverait ses filles et fils des griffes de certains dirigeants mafieux, corrompus et sans scrupules.
Débutante, balbutiante, bancale ou même acceptable, l’expérience de la transition démocratique semble traduire presque partout l’incapacité des acteurs politiques à aller au bout de leur propre engagement, à respecter l’éthique, sinon à honorer tout simplement leur signature. Faudrait-il se résoudre à les contraindre à respecter la parole donnée en impliquant continuellement ceux qui, hier seulement, infantilisaient les Africains ?

Michelot Yogogombaye
Président du Bureau Exécutif du Conseil National du RDPL
Case Postale 3423
CH- 2500 Bienne 3
Suisse.
À son Excellence
Mahamat Hissein
Ministre de la Communication
Porte parole du Gouvernement du Tchad
N’Djaména, Tchad.
Monsieur le Ministre,
Dans le Communiqué rendu public le 10 juillet 2008 sur le site officiel de la présidence de la République, le Gouvernement de la République du Tchad dont vous faites partie, s’est dit « surpris » —comme toujours en pareils cas— « par la politisation que fait M. Djibrine Assali Hamdallah de sa défection de l’UST » ; que « Cette brusque démission est une véritable fuite en avant et cache, en réalité, des raisons plus profondes ». En d’autres termes, tout en se laissant « surprendre » comme ce fut le cas dans la disparition du Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, le Gouvernement de la République accuse le citoyen Djibrine Assali Hamdallah de complicité active avec le marabout Ahmat Ismaël Bichara, instigateur des attaques de Kouno du 29 juin dernier : « au lendemain de la tragique affaire de Kouno, les premières investigations ont permis de découvrir que le Secrétaire général de l’UST [Djibrine Assali Hamdallah] entretient « des liens douteux avec le marabout Ahmat Ismaël Bichara. Plusieurs documents personnels de M. Assali Hamdallah ont été retrouvés dans le camp de l’illuminé à Kouno ».
Pour finir, le communiqué du Gouvernement« informe que l’ancien Secrétaire général de l’UST serait au Soudan », et « condamne la confusion des rôles à laquelle s’adonnent certains responsables de la société civile ».
Bravo Monsieur le Ministre de la Communication ! Bravo ! Bravo Monsieur le Porte parole du Gouvernement qui se laisse toujours surprendre par des événements aussi graves que les atteintes à l’unité du pays, la remise en question de la souveraineté nationale ; l’atteinte à l’intégrité et à la sécurité des biens et des personnes de ses concitoyens. Bravo Monsieur Mahamat Hissein ! Tout simplement bravo !
Nous ignorons encore les véritables « mobiles cachés » du dit communiqué aux relents plutôt d’un appel au soulèvement d’une communauté contre une autre. Nous ne pouvons, néanmoins, nous empêcher de réagir car la chose est grave et d’utilité publique. Il y va de la Souveraineté nationale et de l’Unité du pays : le drapeau national, symbole de cette Souveraineté et de cette Unité, a été enlevé et remplacé par un simple morceau de tissu blanc. Ainsi, pendant un moment le Tchad a cessé d’exister dans cette partie du territoire national.
Monsieur le Ministre,
Le déroulement des événements du 29 juin 2008 à Kouno a été rendu public par un « mémorandum » incendiaire de son instigateur, déjà, le 3 juin. C’est-à-dire 25 jours se sont écoulés entre l’intention déclarée et le passage à l’acte du marabout Ahmat Ismaël Bichara et ses adeptes. Entre temps, quelles ont été les mesures que le Gouvernement avait « raisonnablement » pris pour prévenir ces attaques ? Comment le Gouvernement se soit dit « surpris » par ces événements qui ont été publiquement annoncés 25 jours avant leur déroulement? Quel est le niveau et la nature des « 1ères investigations » qui ont permis au Gouvernement de découvrir l’implication (directe ou indirecte) de Monsieur Djibrine Assali Hamdallah dans les attaques de Kouno ? Quelles sortes de documents de Djibrine Assali que le Gouvernement a trouvés dans le « camp de l’illuminé de Kouno » ? Qu’entendez-vous par « liens douteux » ? Le marabout Ahmat Ismaël Bichara a-t-il obtenu un permis de construire pour sa Mosquée à Kouno ? Si oui, quelle est l’autorité qui lui a accordé ce permis ?
Au moment de la publication du reportage radio télévisé de France 2 sur « Tchad : l’Enfance enchaînée », votre gouvernement avait déclaré ne pas être au courant que de telles pratiques aient lieu ; et que des mesures ont été prises pour les prévenir. Comment ça se fait-il que le gouvernement n’ait pas pu (encore) prévenir les événements de Kouno ?
Selon et pour le Gouvernement, les événements de Kouno auraient dû « normalement » ou même « absolument » ne pas être évités ? Étant donné que le symbole de la souveraineté et de l’Unité nationales a été remis en question sous les yeux et à la barbe des représentants de l’Etat (Gouverneur, Préfet, Sous préfet etc.), le peuple tchadien est-il en droit de savoir de quel pays il est et quels sont ceux qui sont censés garantir sa souveraineté et son unité ?
En attendant que vous nous apportiez des réponses claires, concises et rassurantes à ces questions, permettez-nous, monsieur le Ministre, de vous dire que vous nous dégoutez. Et, tout en étant ébahis de cette manière de traiter une affaire aussi grave et douloureuse que la remise en question de la Souveraineté et de l’Unité du pays, nous tenons à vous faire part aussi de notre indignation et de notre condamnation de ce qui est, ni plus ni moins, une manipulation criminelle, un appel aux affrontements interreligieux et interethniques, de la part d’un Gouvernement censé travailler à la prévention de tels événements et à la consolidation de l’unité du pays.
En effet, monsieur le Ministre,
Hier ce sont des « documents et autres cartes d’identité d’Al Quaida, signés de la main de Oussama Ben Laden que votre Gouvernement a saisis sur des « mercenaires à la solde du Soudan » faits prisonniers à N’Djaména, suite à des attaques du mois de février 2008. Le peuple tchadien, envahi par les éléments de la nébuleuse Al Quaida, attend toujours que son gouvernement lui dise un peu plus sur ces documents d’Al Quaida, saisis en plein cœur de N’Djaména. Et aussi de savoir ce que deviennent les mercenaires d’Al Quaida arrêtés et leurs documents?
Aujourd’hui, alors que gémissant et essuyant difficilement ses larmes suite à la publication sur le site Internet www.tchadactuel.com de la « nouvelle du macabre assassinat » du professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, le peuple tchadien est suspendu à vos lèvres pour avoir de la consolation, sinon des explications, du moins de l’apaisement. Au lieu de cela, vous avez choisi la délation, le cynisme, bref vous appelez à des affrontements intercommunautaires entre Hadjeraï et « Sara ». C’est scandaleux !
Monsieur le Ministre,
Par les temps qui courent, il est vrai, le monde est infesté par des « marchands de mort ». Il se pourrait que Monsieur Djibrine Assali Hamdallah que nous connaissions, soit retourné de sa rectitude morale et de sa probité intellectuelle. De ce fait, nous accordons le bénéfice du doute à vos allégations, le temps que toute la lumière soit faite sur ces accusations graves pour ne pas dire sur cet appel aux affrontements interethniques. Nous en prenons acte !
En attendant, Monsieur le Ministre, permettez-moi de vous dire à titre personnel que je fréquentais trois années durant, successives, l’Université du Tchad avec Djibrine Assali Hamdallah, qui était déjà, à l’époque, fonctionnaire mais tenait à obtenir une Licence en Droit et Techniques Juridiques. Nous appartenions toujours au même groupe de Travaux Dirigés(TD) de la 1ère à la 3ème année de Licence. Monsieur Souroumbaye Djébadjion était notre professeur de TD en Droit civil ; Monsieur Bichara Idriss Haggar nous enseignait l’Histoire des institutions Publiques du Tchad ; Monsieur Baniara était notre professeur de Droit coutumier tchadien ; le feu Abderaman Dadi nous enseignait le Droit administratif ; Monsieur kassiré Delwa Coumakoye était notre professeur de Droit constitutionnel ; Alain Moyrand était notre Chef de Département tandis que feu Marc Béringaïn était le Doyen de notre faculté. Non, ce Djibrine Assali là, ne saurait se compromettre avec un marabout de 28 ans qui pourrait être son fils biologique !
Monsieur le Ministre,
Je suis moi-même ngambaï, natif de Tapol (Mbaïnamar) dans le Logone occidental et de confession chrétienne après avoir été à l’initiation (Lao). J’avais entamé les études universitaires en 1985, sans bourses comme tous les étudiants de 1ère année de cette époque au Tchad! Très souvent, c’était chez Djibrine Assali, notre collègue que nous nous retrouvions le soir, parfois tout un week-end, pour étudier, analyser et commenter les arrêts des tribunaux, bref préparer les contrôles continus et autres examens partiels. Djibrine Assali qui était aussi étudiant mais avait de moyens (il travaillait) nous nourrissait. Il y avait là parmi nous des musulmans et des non musulmans. Aux heures de prière, souvent Djibrine nous proposait, à nous les non musulmans, de prendre du thé (Chaï Akatar) en attendant que eux, les musulmans, finissent leur prière! C’était passé ainsi de 1985 à 1988. Je ne crois pas que ce Djibrine là soit devenu subitement islamiste, brûleur des églises et cases des chrétiens et animistes du sud du Tchad.
Monsieur le Ministre,
Je n’ai pas l’habitude de prendre publiquement position contre le Gouvernement de mon pays depuis que j’ai été contrait à l’exil. Si, cette fois, je me suis permis de le faire au nom de la formation politique que j’anime, c’est que je trouve cette affaire suffisamment grave pour le faire. Nous sommes indignés et dégoûtés, non seulement par les termes de votre communiqué mais aussi et surtout par les circonstances, le moment et les raisons de sa publication.
Djibrine Assali Hamdallah est une figure charismatique du syndicalisme tchadien. Il avait beaucoup rendu service à son pays par son engagement syndical. Bien sûr, en tant qu’être humain, il a ses faiblesses. Mais force nous a été donnée de constater qu’il avait mis son savoir-faire au service de l’UST et de l’avènement du dialogue social au Tchad. Son engament syndical a permis de faire connaître le Tchad et le syndicalisme tchadien dans le monde entier. Il faisait ce travail colossal et admirable, souvent sans intérêt, dans l’abnégation et au détriment de sa vie familiale.
Nous en voulons pour preuve cette anecdote : en mai/juin 1992, à l’occasion de la formation du gouvernement du feu PM Joseph Yodoyman, il était question que l’UST soit représenté au Gouvernement. Djibrine Assali Hamdallah qui en était le Secrétaire Général nous réunissait, « Nous » membres du Bureau de l’UST pour désigner un des « Nôtres » qui devait entrer au Gouvernement. L’ensemble des membres présents du Bureau de l’UST moins une voix (celle d’Assali), avaient proposé Djibrine Assali Hamdallah pour entrer au gouvernement. Mais à notre grande surprise, Djibrine avait proposé au Bureau de choisir entre Monsieur Nabia (un sara-kaba) et Yogogombaye (ngambaï) pour occuper la chaise de l’UST dans ce Gouvernement. Au final, Monsieur Yogogombaye s’était désisté pour cause de parenté avec Yodoyman et finalement c’est Nabia que nous avons choisi pour représenter l’UST au Gouvernement de feu Joseph Yodoyman de juin 1992. Voilà le Djibrine Assali que nous connaissions. Nous ne croyons vraiment pas que ce « Djibrine Assali-là puisse être capable de se compromettre consciencieusement avec un marabout de 28 ans qui pourrait être son fils ! Ce « Djibrine Assali-là ne peut pas être « islamiste », s’associant avec des malfaiteurs pour brûler les cases des chrétiens et autres animistes du sud du Tchad. Non, Monsieur le Ministre, c’est dangereux, c’est cynique et criminel de se livrer à de telle manipulation. Ce n’est pas digne d’une autorité nationale !
Monsieur le ministre,
La Colonisation nous a légués un « embryon d’Etat et de la Nation » superficiels et fragiles. Le début de la gestion publique de cet Etat obtenu sans préparatifs a été chaotique pour finalement envoyer aux éclats notre Etat-nation le 12 février 1979. Cette année-là, souvenez-vous, Monsieur le Ministre, les médias occidentaux titraient : « Tchad, Etat Néant ». Car tout ce que nous avions comme pays et Etat était morcelé en 11 principautés avec chacune à sa tête des chefs de guerre qui saignaient la population. Valérie Giscard d’Estain, satisfait de voir l’unité du Tchad ainsi brisée déclarait en mars 1979 : « maintenant, chacun est chez soit.. » faisant allusion au repli des sudistes au Sud. Les tchadiens étaient désespérés. Il a fallu le bon sens et le nationalisme des tchadiens pour refuser la partition du Tchad en deux. La constitution (adoptée par référendum) de 1989 avait recollé les débris cet Etat-Néant et remis le Tchad sur les rails. Mais c’était sans compter avec les ennemis du peuple tchadien. Depuis lors, Monsieur le Ministre, le Tchad qui avait pour la nième fois raté son rendez-vous avec l’histoire, souffre. Oui, le Tchad notre pays va mal. Mais le démon est encore endormi, heureusement. Ce n’est pas le moment ni le rôle d’un gouvernement de le réveiller maintenant! Car, Monsieur le Ministre, au delà des cases et églises brulées ; au-delà de vies humaines perdues, il y a dans cette histoire, quelque chose de plus grave qui s’est passée : le drapeau national, symbole de la Souveraineté de l’Etat et de l’Unité du pays, a été purement et simplement retiré du mât officiel pour être remplacé par un simple morceau de tissu blanc ! Le peuple tchadien attend de son Gouvernement une réaction à la hauteur de cet acte de haute trahison et d’insulte aux couleurs nationales et non du racolage burlesque.
Enfin, Monsieur le Ministre, permettez-nous de vous rappeler que vous faites partie d’un Gouvernement dont le Président a prêté serment devant Dieu et devant la Nation de défendre la constitution, l’unité du pays et l’intégrité territoriale du Tchad !
Je vous remercie de votre aimable attention.
Michelot Yogogombaye.
- Brahimy Mahamat Abdelkerim -

Tant que nous ne nous disons pas la vérité sans vergogne et ne cessons pas de mépriser les sudistes; tant que nous ne les associons pas dans la rébellion en leur accordant une place significative et en leur faisant jouer un rôle important, la rébellion que nous menons ne réussira pas. Disons-nous la vérité au nom de tous les tchadiens, sans parti pris pour notre ethnie ou religion. La rébellion actuelle est une rébellion des nordistes ou du moins elle donne une image trop nordiste qui confirme ma première affirmation. Il suffit de voir les groupes cloisonnés :
Groupes de Timane Erdimi: Il n’ya que les zagawa avec lui. Même pas les goranes ou les ouadaiens. Si quelqu’un veut me démentir, qu’il nous dise combien de kanembou, de Ouadaiens, de Moundang sont parmi les rangs des éléments de Timane?
Groupes de Mahamat Nouri: Je vais vous ennuyer en répétant qu’il n’ya que des goranes derrière Nouri et c’est une absolue vérité.Il suffit de regarder le bureau politique de Nouri et vous comprendrez son mépris pour les sudistes. Il n’ya que des Korey,Barkai et Mahamat comme s’il ne pouvait pas exister au Tchad les Beremadji, Adoumbaye, Djondang...Mahamat Nouri raisonne sur la base d’un schéma dépassé et son esprit est limité par la logique d’une génération passée rétrograde.
En ce qui concerne les groupes des Hassaballah, Mackaye et autres : ils sont tous prisonniers d’un même état d’esprit de cloisonnement ethnique.
Conséquences : Nous ne faisons qu’échouer répétitivement sans que nous prenions conscience des causes de notre échec. Nous confirmons ce que Sarkozy a dit à Dakar: nous sommes des attardés qui commettent les mêmes erreurs au rythme des saisons de pluie et avons besoin que quelqu’un nous allume pour nous réveiller. Nous denons trop le manque d’unité mais pour réaliser l’unité, nous devons initier une politique qui fait en sorte que tous s’y reconnaissent. Si nous menons une politique d’inclusion, nous verrons l’unité se pondre à l’horizon. Si nous menons une politique d’exclusion comme c’est le cas maintenant, l’unité ne se réalisera jamais. Nos exemples de politiques d’exclusion sont nombreuses :
Premièrement, Mahamat Nour, seul ou avec les tamas si vous voulez, a filé à Ndjamena en laissant derrière lui les Timane Erdimi et Mahamat Nouri en Avril 2006. Le capitaine Nour s’est fait littéralement décimer. De retour au Soudan après son échec, il ne faisait plus de poids parmi les autres politico-militaires qu’il a rallié Deby sans condition. Si Mahamat Nour a failli mourir dans un trou, comme un rat, à l’ambassade libyenne à Ndjamena, c’est à cause des erreurs de la politique d’exclusion que je dénonce maintenant.
Deuxièmement, Mahamat Nouri et Timane Erdimi, en février 2008, ont laissé derrière eux les Soubiane Hassaballah, Albissaty et autres pour filer à Ndjamena. Mesquinement, ils sont rentrés en querelles et naïvement sont tombés dans des pièges élémentaires en confiant un point stratégique de la capitale, l’aéroport, aux mains de ceux qui ont installés et maintenu Deby à notre tête: l’armée française. La politique d’exclusion a eu raison de notre désir de changement.
Troisièmement, Mahamat Nouri est allé chercher les Hassaballah et autres, il ya seulement quelques semaines, et ils ont tenté de filer vers Ndjamena en excluant le groupe de Timane Erdimi. Ils se sont fait mater à Amzoer. A cause de cette politique d’exclusion, les politico-militaires n’ont connu que d’échec. Je parie que parmi les responsables politico-militaires, personne n’a compris les vrais enjeux de ces multiples échecs. Nous attendons une prochaine défaite à la prochaine saison guerrière c'est-à-dire vers l’automne 2008 ou hiver 2009.
De tous les échecs de la politique d’exclusion que nous venons de voir, une constante: l’exclusion des sudistes du Tchad. Même si les responsables politico-militaires considéraient mon raisonnement et qu’ils changeaient leurs habitudes pour intégrer tous les chefs de guerre, ils échoueront quand même car c’est une partie du Tchad qui combat Deby et c’est pour cela que Deby nous semble indéboulonnable ou trop fort. Tant que nous ne cessons pas cette politique d’exclusion et n’intégrons pas tous les fils du Tchad à tous les niveaux et surtout les sudistes, nous continuerons à échouer.
Proche de Ndjamena ou loin, c’est le même échec. Si nous voulons réussir, nous devons vraiment nationaliser la rébellion, nationaliser notre résistance pour venir à bout de Deby. Nationaliser ne signifie pas appeler notre combat la résistance nationale mais il s’agit d’intégrer tous les fils du Tchad à la cause et se traiter d’égale à égale.
J’ai lu quelqu’un qui ne mérite par que je cite son nom car c’est trop lui faire d’honneur et qui a écrit que les sudistes rêvent des grottes du nord pour mener aussi leurs rebellions. Je ne sais pas si c’est la malhonnêteté intellectuelle ou l’inconscience mais le gars oscille dangereusement entre les deux épithètes et il semble s’y plaire beaucoup.
Nous les nordistes, sommes-nous si inconscients de nos pertes humaines et de notre logique rétrograde de guerre brutale au point que nous croyons que les autres rêvent d’être à notre place pour montrer l’image d’un peuple arriéré? Et de dire que celui là qui raisonne vit en Amérique du Nord, une des sociétés parmi les plus civilisées de la terre? Ce que nous les nordistes ne réalisons pas pour le moment c’est que le jour où nous installerons la démocratie au Tchad et que c’est vraiment le vote populaire qui va arbitrer le pouvoir politique, nous ne pourrons plus contrebalancer positivement le pouvoir car nous serons en infériorité numérique pour équilibrer de manière significative les choses. Nous pourrons vivre la réalité des minorités visibles en occident démocratique par notre propre faute. Cette réalité nous rattrapera un jour si nous ne changeons pas pour impliquer tous les fils du Tchad dès à présent afin d’amortir les coûts du sacrifice. En ce qui concerne vous les intellectuels ou vous qui prétendez être de grands esprits, vous faites aussi les mêmes erreurs de communications. Deby est un dur et ce n’est pas votre espoir qui le renversera. Dès que les Toyota faufilent entre les garnisons à l’Est du Tchad pour s’arrêter dans des villages gardés par 3 à 5 gendarmes à dos de chameaux, une fièvre maladive vous prend et tous les sites reprennent les informations selon lesquelles Ndjamena se vident, la famille de Deby a fui, ce n’est qu’une question d’heure et l‘armée de Deby va s’écrouler, panique à Ndjamena… je ne suis pas sûr que c’est ainsi qu’on mène une guerre de nerf. Parfois, c’est tout simplement l’étalage de malhonnêteté intellectuelle ou de tromperie volontaire de masse. C’est une technique de communication qui nous autodétruit. Vous devez travailler à trouver des partenaires, les convaincre et à les rallier à notre cause.
Pour conclure, cherchons à rassembler tous les tchadiens, du Nord au Sud. Accordons-nous une place d’ensemble et traitons-nous d’égale à égale pour montrer à ceux qui nous observe que nous sommes démocrates et que nous aspirons à une démocratie véritable. Que tous les intellectuels nordistes ou sudistes s’unissent et mettent ensemble leurs réflexions, stratégies et critiques en vue d’accoucher une politique en laquelle tous les tchadiens se reconnaitront et se lèveront ensemble pour mettre fin à la dictature de Deby.
Nous ne voulons pas des idées mesquines et des raisonnements d’autruche voulant que chacun cite ses parents docteur de sa région. Et puis quoi si telle région renferme plus d’intellos que telle autre? Nous ne voulons pas des idées mesquines et des raisonnements d’autruche voulant que chacun cite ses parents docteur de sa région. Et puis quoi si telle région renferme plus d’intellos que telle autre? Deby tremblera et fuira-t-il devant ces intellos? Le changement se fera-t-il de lui-même? Excluons ces idées basses de parmi nous et rapprochons-nous de tous nos frères et sœurs pour vaincre ensemble la dictature de Deby.
Brahimy Mahamat Abdelkerim
Biltine10@yahoo.fr
Lui, c'est notre ami et frère Mahadjir.fils
Le nordiste de l’Amérique du Nord!

Dépositaire en titre du Grand Registre de tous les "Docteurs Es..." du Nord,
Aide-les à rédiger leur communiqué !
République du Tchad Unité-Paix-Développement
Rassemblement des Forces pour le Changement
Bureau Exécutif
Communique N° 0002 du conseil révolutionnaire du RFC
Il est porté a la connaissance de l’opinion nationale et internationale, contrairement a ce qui à été écrit par le site Tchadactuel il est étant de la séparation des éléments douteux du RFC. C’est le RFC dans sa majorité qui à sanctionné Mr Timan Erdimi pour incompétences, irresponsabilités et mauvaise gestion du mouvement. C’est ne sont pas les personnes cités dans l’article qui ont fait défection. C’est sont les 80% des membres du bureau exécutif et 90% des forces armés du RFC qui ne reconnaissent plus Timan Erdimi.
Les membres du bureau sont :
[....]
La sanction a été prise par les membres cités ci-dessus.
Le porte parole du RFC
Ide Moura Maidé
Fait à Hadjar Marfaine
Le 09/07/2008

Vue de N’Djamena
Ainsi en 2006 "des affrontements entre des communautés arabes et non arabes du Tchad ont fait plus d’une centaine de morts, (fin octobre 2006), dans le sud-est du pays, une région régulièrement en proie à des tensions à la suite de combats entre l’armée et des rebelles. En voici, ci-dessous, le récit par l'AFP.
Le Tchad
Selon le ministre de l’Administration territoriale, Ahmat Mahamat Bachir, un "problème" dont il n’a pas précisé la nature a mis le feu aux poudres, le 31 octobre, entre Arabes et Kibets, des tribus non arabes, dans la région du Salamat. De premiers heurts ont fait trois morts dans chaque camp, mais ont vite dégénéré. "Les Arabes des cantons voisins se sont ensuite organisés pour attaquer les villages des Kibets", a rapporté, mardi 7 novembre 2006, le ministre, joint au téléphone à Am-Timan, chef-lieu de la région du Salamat, à 600 km à l’est de N’Djamena. "La situation est redevenue calme depuis trois jours", a-t-il assuré. Mais le bilan est lourd : "plus d’une centaine de morts", ainsi que "des blessés, des déplacés et plusieurs villages incendiés", a affirmé Ahmat Mahamat Bachir, sans préciser si une communauté avait été davantage touchée que l’autre. "Nous sommes venus sur place pour évaluer les dégâts et mener les enquêtes", a expliqué le ministre, qui se trouve dans le Salamat depuis trois jours.

Ahmat Mahamat Bachir, ministre de l'Intérieur
Selon le président de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH), Massalbaye Tenebaye, ces violences ont fait "plus de 140 morts et 38 blessés graves". Une dizaine de villages situés entre 35 km et 80 km au nord d’Am-Timan ont été "détruits", soit "plus de 400 cases complètement brûlées", a-t-il affirmé à l’AFP. Pour ce défenseur des droits de l’Homme, "il est très difficile de dresser un bilan définitif" car plusieurs membres de ces communautés seraient encore "en brousse" par crainte d’une nouvelle flambée de violences.
La région du Salamat, frontalière de la Centrafrique et située non loin du Darfour soudanais, a été le théâtre, fin octobre, d’affrontements entre l’armée et les rebelles tchadiens de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Ces derniers ont brièvement occupé Am-Timan, le 23 octobre 2006, avant de se replier vers l’est. Aucun lien n’a été établi dans l’immédiat par les autorités entre la présence des rebelles dans cette région et les affrontements entre Arabes et Kibets.
Des soldats à Am Timan, le 27 octobre 2006, sur le lieu d’un combat avec des rebelles, le 27 octobre 2006
De son côté, la Ligue tchadienne des droits de l’Homme n’exclut pas qu’il y ait une relation. "Il y a toujours eu (...) une instrumentalisation des régions et des ethnies à des fins politiques", a souligné son président. Il a toutefois estimé qu’il était impossible pour l’instant de dire quel camp avait lancé les hostilités, notant seulement que les assaillants étaient "armés de fusils". L’un des chefs des rebelles de l’UFDD, leur vice-président, Acheikh Ibn Oumar, est arabe. Par le passé, après des attaques rebelles, les organisations de défense des droits de l’Homme ont souvent déploré des représailles dans les communautés dont étaient issus les assaillants.
Un puits
Les violences intercommunautaires, souvent liées à de vieilles rivalités ou à des différends fonciers, sont devenues fréquentes ces dernières années au Tchad. "En 2003, il y avait déjà eu des affrontements entre Arabes et Kibets pour l’accès à l’eau et aux pâturages", a rappelé Massalbaye Tenebaye. "Nous sommes très inquiets d’une éventuelle généralisation des conflits armés entre les communautés", a-t-il prévenu. "Puisque ni l’administration, ni l’Etat ne gèrent le pays, tout le monde est tourné vers la guerre".
Une bataille clanique a opposé mardi dernier, à Biltine, la communauté gourane et celle du ouaddaÏ. Selon le bilan actuel, 4 personnes auraient perdu la vie et un bon nombre de blessés a été admis dans les hôpitaux de la région. Cette tuerie fratricide, malheureusement très récurrente au Tchad, est en fait partie d’une histoire vraiment banale autour d’un puits d’eau.
Un garçonnet, originaire de gouro, venu puiser de l’eau, s’est fait tabasser par un adulte. Sa mère, venue pour réclamer des explications, fut à son tour rossée par le même homme. La tragédie se noua lorsque la dame rapporta sa déconvenue à ses frères restés à la maison. Ces derniers se rendirent aussitôt auprès du monsieur pour s’expliquer. La discussion ne fut guère longue : de la bagarre qui s’en est tout de suite suivie, il en résulta un cadavre : celui du ouaddaïen. Les deux hommes et leur sœur se sont aussitôt livrés à la gendarmerie locale.
La communauté ouaddaïenne se serait lancée dans chasse aux goranes à travers la ville. Certaines informations font état de plusieurs maisons et commerces saccagées ou brûlées.
Aucours des affrontements, les ouaddaïens auraient enregistré 3 autres morts, en plus de celui qui fut à l’origine de cette tragédie.
Quarante toyotas militaire ont été dépêchés de Guéréda et d’Abéché pour rétablir le calme. Le préfet de Biltine aurait été légèrement blessé en tentant de s’interposer physiquement entre les belligérants. Aux dernières nouvelles, le secrétaire d’état à la défense, M.Aldjinedi, et un conseillé du premier ministre, Younous Ibedou, se sont rendus à Biltine.
La Redaction
À vous de juger!... - rdpl
 |
 |
| Elle, elle a choisi d'être mannequin! |
Ils n'ont pas choisi, eux! |

La réaction de M. Mahamat Abbo Sileck , leader de l’Alliance Nationale pour la Résistance (ANR) , est pour une large part légitime et plausible. - Mak
Rappelons que depuis dix huit (18) ans, Abbo Sileck mene sans réserve, ni compromission un combat sans limite contre le régime tyranique et anti-démocratique d’Idriss Deby. Lui et ses amis, ont refusé toute négociation avec un pouvoir criminel et prédateur des ressources du pays. Ils ont su se débattre malgré leurs moyens de bord contre toutes les puissances étrangères qui soutiennent et maintiennent Idriss Deby au Tchad.
Aujourd’hui, l’histoire leur donne raison et que dialoguer avec Deby c’est justement perdre son temps. Idriss Deby est bien connu pour ses positions inconciliables et son mépris vis-à-vis de son opposition démocratique et de l’ensemble du peuple tchadien. Le combat que mène chaque Tchadien à son niveau contre Idriss Deby s’inscrit dans le cadre du respect de la dignité humaine de tout citoyen qui souhaite vivre dans son propre pays avec honneur. Or, aujourd’hui, les Tchadiens sont dévalorisés, déshonorés et maltraités par un pouvoir qui applique à leur égard la terreur, les violences et qui rappellent les périodes sombres des régimes d’exceptions qui ont ensanglanté le continent noir.
Tout le monde peut se souvenir, qu’Idriss Deby lui-même, avait laissé entendre sur les ondes de Rfi à Tripoli, que c’est le dernier accord de paix qu’il signe avec son opposition armée. Cela veut dire simplement qu’il ne va plus s’asseoir avec ses adversaires politico-militaires pour une négociation. Du coup, il a fermé hermétiquement les portes à une résolution pacifique de la crise tchadienne. Au Tchad, le peuple en général a toujours prôné le dialogue avec ce pouvoir liberticide et implorer Dieu au retour de la paix dans le pays, mais cette demande tant réitérée, s’est heurtée à un refus catégorique de Deby qui recourt aux armes pour résoudre le contentieux politique. La réaction de Abbo Sileck veut dire que tout opposant qui souhaite dialoguer avec Deby, le fait à son propre compte et à ses dépends.
Le changement du régime de N’Djamena est pour tout Tchadien, une réelle aspiration car, c’est sans Deby que l’air serait réellement respirable au Tchad.
LA PSYCHOSE MELODRAMATIQUE
Lettre à mon frère... Il faut arrêter avec la psychose. La liste de l’ANS publiée sur Tchadactuel n'est pas authentique. Elle est l'émanation d'un ou des illuminés en panne de publicité. Quand on milite contre un régime, il est normal que vous soyez suivi par L'ANS selon l'importance de l'activité en question. Mais faire une liste à timbre raccourci relève du non sérieux. Cette liste est un montage dont l'unique but est de faire, propre à celui qui l’a fait. ANS ou Satan, la lutte du peuple tchadien contre Idriss Déby sévira jusqu'à la libération totale de ce peuple.
Depuis quelques jours, au-delà de taupes démasquées au sein de l’opposition armée, beaucoup de nos compatriotes s’adonnent aux cris de l’ombre. Est-il nécessaire de se fustiger à longueur de fait par des écrits de toute nature servant à salir des hommes portant de nobles idéaux. L’opposition dans son ensemble à un objectif, le Tchad et son avenir.
La lutte stérile doit disparaitre pour aller à l’essentiel. La calomnie de poubelles doit laisser place à des œuvres bien plus concrètes. On s’attaque nominativement à des personnes rien que par méchanceté, tandis que la mesure des problèmes est ailleurs. La psychose mélodramatique gagne des partisans des uns sur les autres, et cela n’honore personne.
Beaucoup de gens mal informés, aveugles et passionnés s’abreuvent des bévues qui les dépassent. Il faut construire certaines bases, savoir respecter les uns et les autres pour leurs appartenances politiques, ou encore leurs convictions. Mes compatriotes déconnent et rabaissent le débat au niveau des caniveaux. Il est vrai que de nos jours certains poussent leurs hallucinations pour des réalités, vantant tel ou tel groupe, dénigrant les autres, pensant avoir soit la primauté ou l’exclusivité des choses. Il faut arrêter avec les idées toutes faites, fabriquées entre les cabarets de Paris, les bistrots de Bruxelles où dans certains quartiers des capitales Africaines.
Toutefois, il est malheureux de constater cette baisse de niveau, le mélange de genre qui amène à la dépréciation de celui qui est allé se sacrifié pour le savoir, et le saltimbanque parvenu vivant de sa gabegie, de sa susceptibilité, et du népotisme. Que ceux qui sont en manque d’identité veuillent assainir leur présence autrement, proprement, sans aller se chercher des accointances parentales fourbant toutes les démarches pour l’essor de notre pays. On assiste sans complaisance aux entonnoirs des arrivistes, profitant naturellement des donnes et lieux pensant être eux-mêmes l’expression du peuple. Allez lire… pour n’est point mourir bête. Lire et dire des choses sensées, au lieu de calibrer des virgules mal concises. Lire et apprendre que dans toutes les révolutions et les oppositions, on se respecte malgré les différences. Que l’on cesse ces simagrées qui n’apportent rien aux tchadiens, moins encore aux tribus qui n’existent qu’en étant soit disant fort sur l’autre. Les réalités des hommes et des faits sont connus de tous. Qu’on cesse toutes ces conneries nauséabondes qui laissent croire que les sites et les blogs sont faits que pour les ragots et les épanches d’humeur. Élevons les débats et allons à l’essentiel, sinon qu’on se taise sous le sceau du respect. Chose que beaucoup ne savent pas le faire depuis un certain avènement.
Avec tous mes respects… ASSILECK HALATA Mahamat
Que son sang reste à jamais sur votre conscience
 
       
S'il vous plaît, ne jetez pas son corps en pâture aux charognards!
Rendez-le nous, pour l'amour de Dieu!
Deby a assassiné Ibni Oumar Mahamat Saleh - Beremadji Félix
Au moment chaud des événements de février, alors que personne n’avait aucune nouvelle de Ibni et de Yorongar, Tchadactuel avait annoncé qu’ils avaient été assassinés par Deby. Notre source était tellement sûre que nous n’avions pris aucune précaution d’usage pour diffuser cette information. Quelque temps après, Tchadactuel a été démenti en partie par l’apparition de Yorongar. Ce derinier a eu la vie sauve grâce aux multiples pressions internationales. Ces mêmes pressions ont permis à Lol de retrouver la liberté. Pour Deby, ces politiciens et bien d’autres cadres devraient se trouver dans l’au-delà. Mais Dieu en a décidé autrement, comme on a l’habitude de dire au Tchad : « ses jours sont devant lui ».
Malheureusement, Ibni n’a pas eu cette chance. Torturé sur ordre de Deby, agonisant, les sbires de l'ANS l'ont laissé mourir.
Ce n'est un secret pour personne ou plutôt un secret de polichinelle : Deby a assassiné Ibni. Seuls nos subconscients refusent d'accepter la réalité. Yorongar qui l’a bien vu dans un état lamentable, l'a dit clairement, mais on refuse de le croire. Pourtant, comme l’a si bien rapporté Yorongar, les trois étaient bien au même endroit à un moment donné. Seulement l’endroit en question n’était pas Farcha. Deby, Mahamat Ali Abdallah, Mahamat Ismail Chaibo et les exécutants d’ordre, savent exactement le lieu de leur détention. M. Lol connaît mieux que quiconque une partie de ce qui s’est passé. Mais Lol, qui a frôlé la mort de si près, se tait en attendant des jours meilleurs. Il faut le comprendre, car avec Deby, on ne sait jamais, et la Baraka ne frappe pas toujours à la même porte.
Et dans tout ça, les membres de la cpdc qui n’ont aucune nouvelle de leur porte parole ? Nombreux sont ceux qui l’ont déjà oublié Ibni. Et le Tchad tourne comme si rien ne s’est passé !
Certains ont non seulement oublié Ibni, mais vendu leur âme. Quelques membres de la cpdc, en prélude des négociations de leur participation au gouvernement de Youssouf Saleh Abass, ont été soudoyés par Deby. Ces membres ont reçu chacun la rondelette somme de 50 millions F CFA (Que l’un deux démente, et on vous les citera nommément et la banque où ils ont ouvert des comptes pour recevoir l’argent).
Pour en revenir au défunt Ibni, les premiers à être mis au courant sont l'Elysée et le Quai d’Orsay par l'intermédiaire de son représentant et conseiller spécial de Deby, l'ambassadeur de France. Sont également au courant, certains membres de la CPDC. Mais tout ce monde s'est tu, ou fait l'ignorant, laissant Deby remuer le couteau dans le cœur blessé de la famille par des spéculations fallacieuses et des sorties cyniques.
Le corps de Ibni a été remis à l'ANS le 4 février tard dans la nuit, pour être enterré. Deby et Mahamat Ismaël Chaibo savent exactement où repose la dépouille Ibni. Mais comme on le sait, Deby, hanté par bien d’autres, aime garder les cadavres, alors sous son règne, on n’en saura pas plus.
Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. La famille d'Ibni doit faire son deuil. Les démocrates, les parents et amis d’Ibni… doivent se mobiliser d’avantage pour établir la vérité et faire condamner ceux qui ont posé cet acte ignoble.
Beremadji Félix
N’djaména
Message confidentiel de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS)

Note de la Rédaction de Tchad actuel: Dictateur et terroriste, Deby étale ses talents d’assassin dans toute leur nudité. La liste ci-dessus a été envoyée par un correspondant anonyme, avec la mention suivante, traduite d’une langue non française : »prière publier cette liste hautement confidentielle, trouvée dans la poche d’un haut responsable militaire, mort aux derniers combats de Goz-Beida ». Notre petite enquête effectuée au niveau de N’djamena a confirmée qu’une liste est effectivement partie de l’ANS, « mais c’est une vieille histoire ça » dit la source. Selon la même source, tous les responsables militaires de Deby possèdent une copie, ainsi que les ambassades du Tchad à Paris, Washington et Bruxelles, qui ne pensent nullement de mettre la liste dans les tiroirs !

et pourtant...
De beaucoup des Etats africains, le Tchad est l'un de ceux qui, le plus souvent, défrayent la chronique. Ce grand pays contrasté à plusieurs niveaux, son histoire politique contemporaine est tumultueuse et l'élément marquant de celle-ci est certes la guerre dont les conséquences sont: le banditisme, les rébellions, les répressions, injustice et les incorrections dans tout le pays. Quels sont les mobiles exacts de ce conflit qui troublent tant le Tchad depuis son indépendance à nos jours? Voilà, la seule question doit-être posée par tout tchadien !
Je suis ni nordiste ni sudiste, je suis tout simplement citoyen tchadien... Nord-sud est un débat archaïque de notre génération et je vous demande au nom du peuple tchadien, au nom de la population du Nord et du Sud d'arrêter avec ce débat, qui pas d'importance concrète pour résoudre le conflit tchadien.Pensons-nous et analysons-nous autrement pour trouver une véritable solution au conflit, au troisième millénaire le Tchad doit beaucoup changer surtout en mentalité; mais non restait avec des idées archaïques qui n'arrange et arrangera pas la population du Nord ni du Sud.
De 1960 à nos jours, la sphère politique tchadienne est marquée par la succession des régimes d'oppression qui, par leurs pratiques dictatoriales ont engendré des soulèvements populaires et ont conduit ce grand et beau pays à une guerre civile. Cette situation de permanentes révoltes peut se justifier d'une part par l'immature politique de certains leaders et d'autres part, cette situation peut aussi s'expliquer par les jeux des détenteurs du pouvoir car tout groupe. "C'est une sagesse politique de veiller à ce qu'il y ait des ennemis afin que l'unité des membres reste efficace et que le groupe demeure conscient que son intérêt vital réside dans son unité" Malheureusement c'est souvent au sein de l'élite au pouvoir que commencent les dissidences au Tchad.
Des soulèvements s'ensuivent. La violence devient le moyen de communication de l'élite au pouvoir pour la protection des ses acquis. Alors on débouche sur des drames. C’est pouquoi, la souffrance du peuple tchadien dans cet imbroglio de nos hommes politiques reste une constance dans le temps. Ces politiciens et ces guérilleros perpétuent des répressions de plus en plus sauvages qui endeuillent le pays et ce faisant affaiblit les forces du progrès vers un véritable développement. C'est pourquoi désormais pour certains tchadiens, le devenir politique du pays dépend de ce climat de révolte. Cependant, on ne peut construire un pays comme le Tchad par les armes. Le comportement perfide de ces politiciens et la loi de la jungle qui règnent sur la scène politique ont perpétué depuis 1960 à ce jour une " politicaillerie" notoire au Tchad. Certes, partant de ce conflit qui pousse les leaders à conquérir le pouvoir par les armes, on parle des régimes politiques au Tchad en termes d'ethnie; mais non du Nord-Sud. Ainsi, chaque groupe ethnique qui parvient au pouvoir se croit supérieure aux autres et tente d'établir sa domination par la violence. C'est pourquoi, actuellement, beaucoup de tchadiens ne sont pas fiers les uns des autres. (C’est la vérité).
Cette situation trouble est entretenue par le pouvoir politique, cela peut aussi s'expliquer par le fait que: là où la rébellion a vécu règne toujours le désordre, la violence, l'injustice. Bref une dictature qui à son tour provoque des dissidences par conséquent un recommencement de la guerre. Ainsi, il ne sert à rien de présenter les faits comme Nord-Sud tels qu’était évoqué par mes compatriotes sur le site tchadespoir.net et encore hante les esprits musulmans-chrétiens. Il nous faut trouver des portes de sortie ailleurs afin d'éviter une nouvelle tragédie qui serait sans doute une apocalypse pour certains tchadiens. Lorsqu'on se penche sur l'héritage de la politique coloniale au Tchad et que l'on cherche à définir les fondements de ce conflit qui dure plus de trois décnies, alors on se heurte à des difficultés considérables pour trouver un élan. Aujourd'hui, ce qui parait évident est que: les autorités politique tchadiennes ont hérité des colonisateurs une situation sociopolitique difficile à gérer dans ce grand pays le Tchad. Puisque la grande mission première d'un gouvernement dans un Etat comme le Tchad est de: découvrir le mode de vie en commun des citoyens, maintenir la paix et l'unité nationale au moyen de l'éducation de manière à ce que chacun place l'intérêt général au-dessus de l'intérêt particulier. Or, ce sens ayant manqué aux hommes politiques tchadiens a eu comme effet: l'échec total de tous les régimes politiques dans leur mission de N'Garta à Deby. Mieux, de l'indépendance à nos jours, tous les hommes politiques ont eu ceci de commun, chacun cherche l'honneur, le plaisir, l'autosatisfaction à sa famille ou communauté, la richesse etc.
La détention d'un poste de responsabilité devient un bien familial ou clanique et cela était depuis l'indépendance que personne ne peut nier aujourd'hui. Dès qu'un leader accède au pouvoir au Tchad, il se croit infaillible, invulnérable, la cupidité et l'injustice font passer le pouvoir d'une main à une autre.NE SONT-ELLES PAS LÀ LES VRAIES RAISONS QUI, du jour au lendemain font perdurer ce vieux conflit tchadien fratricide au lieu de l'oblitérer ?
Depuis l'éclatement de ce conflit tchadien à ce jour assez d'encre a coulé dans les colonnes des journaux et les rayons des bibliothèques ne manquent de contenir des publications à ce sujet. Aujourd’hui, l'homme de la rue et l'auditeur étranger ont une vue caricaturale de ce conflit et ont à l'esprit l'idée d'un affrontement nord-sud ou musulmans-chrétiens, mais loin s'en faut à la pensée. Le conflit tchadien n'est pas le problème nord-sud comme pensaient beaucoup de gens suite de la guerre sauvage de 1979.Il s'agit à notre avis d'un conflit entre les élites politiques qui manipulent ces données à des fins politiques. C’est pourquoi par cette réaction qui n'est juste qu'une contribution, sera que le champ politique afin de révéler au grand jour l'iceberg de ce vieux conflit. Ce qui n'était qu'une simple jacquerie suite aux exactions des autorités politiques a donné naissance à une des rébellions les plus longues du continent africain et qui, depuis des années éternise une guerre au Tchad.
Pour conclure, dans l'état actuel des choses, ce qui importe pour décrisper ce conflit est la moralisation de la population tchadienne car la morale est la vertu cardinale pour toute vie sociale paisible. Cette moralisation doit être fondée sur des maximes afin de rétablir la dignité humaine de l'homme tchadien brisée par des vicissitudes de la guerre. L'homme moral est celui qui sait agir selon les règles de préséance et il agit d'un homme responsable. Il faut que cette moralisation amène les citoyens tchadiens à une prise de conscience collective à propos desquelles se mêlent la division technique et la hiérarchie du travail social, quant on sait que le Tchad compte environs 75% de sa population est encore analphabète.
La seconde étape de cette moralisation devait être forcement l'éducation qui n'a autre but que l'instruction de la population dans son ensemble. L’élimination définitive d'un conflit social est une simple question d'orgasation politique intelligente des hommes politiques d'un pays donné, exactement c'est le cas du conflit tchadien.
Gaya-Ple Seïd
bitkine2002@yahoo.fr

Elle vient juste d'être excisée, dans des toilettes, à même le sol!

Excision d’une fillette à même le sol dans des toilettes
S'il vous plaît, ne jetez pas son corps en pâture aux charognards!
Rendez-le nous!
Bla-bla-bla..., assez parler! Rendez-nous son corps.
 
Communiqué de Presse No 013/AN/BL/2008
République du Tchad
Alliance Nationale
Depuis Charm Acheikh (Égypte) Mr. Deby dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI) traite les patriotes de l'opposition armée de mercenaires et refuse en conséquence de s’asseoir autour d'une table de négociation avec eux. Cette arrogance ne peut trouver son explication que dans la nature de l'homme.
L’Alliance Nationale n'a jamais fait mystère de son penchant pour une solution négociée en vue d'abréger les souffrances du peuple tchadien et d'arrêter l'effusion de sang des fils du Tchad. Cette attitude n'est en aucune manière un aveu d'impuissance ; loin s'en faut il s'agit d'une position responsable et raisonnable.
A travers les propos tenus à Radio France Internationale (RFI) Mr. Deby montre son vrai visage, la communauté internationale sait désormais qui impose la guerre au peuple tchadien.
L’Alliance Nationale garde intact son potentiel humain et matériel. Forte du soutien populaire et de sa détermination politique et militaire, l'Alliance Nationale est plus que jamais décidée à donner la réplique appropriée pour mettre un terme à un régime honni et agonissant.
Fait, le 03 juillet 2008
Le Porte-parole l’AN
Dr Ali Gaddaye
Communiqué de Presse No 016.08 - RDPL
Biel/Bienne, le 2 juillet 2008 - Composante fondamentale de l’identité nationale, l’Islam tchadien a toujours été un ciment fédérateur et une source de lumière, de paix, de liberté et de tolérance. Malheureusement, depuis ces quinze dernières années, les tchadiens constatent régulièrement et avec stupeur des actes d’intimidations et de provocation gratuite ; des agissements incultes et autres comportements barbares conduits au nom de l’Islam par des mécréants de tout poils et des bandits de grands chemins qu’on a laissés infiltré le milieu islamique tchadien.
L'attaque du dimanche 29 juin 2008 qui a fait 72 morts et plusieurs blessés, a été perpétrée par des prétendus « musulmans » dans le sud animiste et chrétien du Tchad. Or depuis toujours, les différentes communautés religieuses, musulmanes et chrétiennes, cohabitaient pacifiquement dans cette partie du Tchad, souvent dans les mêmes villes, les mêmes villages, les mêmes quartiers et parfois dans les mêmes concessions.
Le peuple tchadien, puisant toujours sa force dans son unité laïque et s’appuyant sur ses valeurs morales et spirituelles de sources diverses, a toujours fait preuve de tolérance et de solidarité réciproques. Il en était ainsi, en Avril 1986 en plein mois sacré du Ramadan, lorsque le Colonel Mouammar Kadhafi déclarait qu’« il n’y a pas de musulman au Tchad ». Cette année là, les tchadiens dans leur ensemble, toutes confessions confondues, avaient été très choqués. Toutes les communautés religieuses, musulmanes et chrétiennes avaient vigoureusement manifesté dans les rues de N’Djaména, Abéché, Moundou, Sarh, Doba et dans bien d’autres localités du pays pour dire Non et envoyer ainsi au dirigeant libyen et au monde entier un message clair et net de solidarité et de soutien mutuels.
Partant de ce qui précède le RDPL, par la voix de son Bureau Exécutif se déclare solidaire avec les victimes de cet acte inculte et condamne avec vigueur les attaques du 29 juin 2008 perpétrés par un prétendu Cheik et ses adeptes au nom d’Allah. Cet acte de terrorisme barbare qui a endeuillé le peuple tchadien est en contradiction totale avec les authentiques valeurs de l’islam et les traditions musulmanes de paix, de tolérance et de solidarité que le Tchad a toujours connues.
Aussi, le RDPL interpelle et en appelle à la vigilance de la Haute Autorité Islamique du Tchad afin qu’elle puisse prendre position sans équivoque par rapport à ces actes. Par ailleurs, tout en attirant l’attention du Gouvernement sur la nature constitutionnellement laïque de la république, le RDPL appelle à toutes les communautés religieuses du Tchad (Musulmans, Chrétiens et animistes) de sortir massivement dans la rue pour condamner fermement ces agissements barbares et défendre la laïcité irrévocable de la République du Tchad.
Vive la République Fédérale, Sociale et irrévocablement Laïque du Tchad
Rassemblement Démocratique pour la Paix
Pour le Bureau Exécutif du Conseil National, en exil.
Président.
Tchad: 72 morts lors de l'arrestation d'un "gourou" jihadiste – Afp

Un chef islamiste, "gourou suicidaire" voulant "propager la guerre sainte jusqu'au Danemark" a provoqué dimanche la mort dans le sud du Tchad de 68 adeptes et de 4 gendarmes, en refusant de se rendre après avoir investi un village et brûlé ses cases et églises.
"C'est ce que le Coran m'a dit de faire. Tout musulman doit faire la guerre sainte", a affirmé Cheikh Ahmet Ismael Bichara, âgé de 28 ans et originaire de Mongo (centre du Tchad) lors de sa présentation mercredi à la presse à N'Djamena où il a été transféré après son arrestation.
Petite barbe, taille moyenne, djellabah blanche, le Cheikh, menotté, paraissait tranquille et détaché, sûr de son fait, selon le correspondant de l'AFP présent au commissariat central où ont également été présentés 7 de ses lieutenants.
"Je demande à tous les musulmans de se préparer pour engager une guerre sainte contre les chrétiens et les athées. Moi et mes hommes, nous sommes organisés pour déclarer une guerre sainte au Tchad jusqu'au Danemark", a-t-il écrit dans un manifeste lu aux journalistes sans préciser si l'attaque avait pour motivation la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse danoise.
Dimanche, quelque 700 fidèles du Cheikh Ahmet Ismael Bichara "ont investi" la localité de Kouno (300 km sud-est de N'Djamena) "brûlant 158 cases, quatre églises, un dispensaire et la gendarmerie", selon le le ministre tchadien de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir
Une mission officielle "a été dépêchée" sur les lieux mais le prédicateur se disant "envoyé de Dieu et n'ayant pas à discuter avec l'Etat", a refusé de la recevoir, selon le ministre.
Le cheikh a même lancé l'assaut contre la délégation. "C'est alors que les gendarmes pour se défendre ont d'abord tiré des gaz lacrymogènes, mais en face d'eux les assaillants étaient armés de gourdins, de flèches empoisonnées et de sabres", a expliqué le ministre pour justifier l'utilisation d'armes à feu.
"Les forces de l'ordre ont également pu libérer 90 femmes et 121 enfants pris en otage par ce jihadiste", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.
Quatre gendarmes ont également été blessés.
De source officielle, Ahmet Ismael Bichara a "fréquenté différentes écoles coraniques": "Il a versé dans l'extrémisme, et il est en désaccord avec le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad. Lui et ses fidèles se sont enfermés dans leur raisonnement de faire la guerre sainte. C'est le type de gourou suicidaire".
"C'est cette attitude qui les a poussés ses adeptes et lui à lancer son assaut contre les forces de l'ordre", a estimé le ministre de la Communication Mahamat Hissène.
"Il a tourné tout le monde en dérision. Il croit parler avec le prophète", a quant à lui affirmé Jean Alingvué Bawoyeu le ministre de la Justice. Il |