• <o:p>
    </o:p>

    Après <st1:personname w:st="on" productid="la Libye">la Libye</st1:personname>, jusque dans les années quatre-vingt-dix, le Darfour soudanais est à la croisée des rébellions tchadiennes qui ont fait irruption dans le paysage politico-militaire du Tchad l’année dernière: le Socle pour le changement, l’unité nationale et la démocratie (Scud), formé en octobre 2005, et le Front uni pour le changement (FUC), en décembre suivant. Rien ne prédispose à l’unité ces deux rébellions, la première émanant d’une dissidence du clan zaghawa au pouvoir, la seconde sortant armée du giron soudanais. Reste l’offensive ratée du FUC, la semaine dernière. Elle a fait électrochoc, réveillant d’autres rébellions aux quatre coins du pays et interrogeant aussi plus largement l’opposition non-armée au président Deby.<o:p></o:p>

    «Plusieurs arabes qui avaient des responsabilités au sein de l'armée tchadienne ont fait défection après l'attaque de jeudi» dernier, admettent des sources militaires gouvernementales à N’Djamena. Visiblement, le distinguo ethnique vise à suggérer un déficit de loyauté. Au Tchad, la classification identitaire arabe désigne des immigrés installés depuis des siècles dans l’orbite de sultanats très bien documentés, mais aussi des population dont l’arabité paraît plus culturelle qu’ethnique. Reste que le déficit d’Etat et de communication n’est pas facteur d’unité dans l’immensité tchadienne (<st1:metricconverter w:st="on" productid="1 284 000 kilomètres">1 284 000 kilomètres</st1:metricconverter> carrés). <o:p></o:p>

    Le SCUD: une dissidence zaghawa du clan Deby<o:p></o:p>

    Comme chacun des autres mouvements politico-militaires, le FUC a lui aussi tiré profit des lignes de failles réelles ou supposées. Il revendique le ralliement des derniers déserteurs, une «dizaine d’officiers supérieurs», selon lui, «des gens avec qui on était en contact depuis un certain temps et qui nous ont rejoints à l'occasion de la bataille de N'Djamena». Mais aujourd’hui, il n’est plus vraiment déterminant pour le régime Deby que ces déserteurs soient effectivement arabes ou bien qu’ils soient zaghawa, comme le noyau dur du pouvoir. <o:p></o:p>

    De fait, Idriss Deby a perdu un important carré de fidèles avec l’hémorragie zaghawa qui a gonflé les rangs du SCUD. Quant aux arabes du FUC, sous l’aile tama et donc nullement arabe de leur chef, le capitaine Mahamat Nour, ils participent à un mouvement armé composite dont le seul mot d’ordre, «renverser Deby», ne manque pas de faire écho au Tchad, même si son parrain soudanais pose question aux plus politisés. <o:p></o:p>

    Le FUC: une rébellion composite patronnée par Khartoum <o:p></o:p>

    Avant d’organiser sa nouvelle mouvance militaire sous la bannière FUC, grâce à des subsides soudanais, le capitaine Mahamat Nour servait déjà les intérêts de Khartoum au Darfour où les communautés transfrontalières apparentées aux zaghawa font cause commune avec les rébellions soudanaises apparues en février 2003. Bien qu’étant lui-même tama, une communauté négro-africaine, Mahamat Nour a choisi le camp arabe, par intérêt tactique. Le régime zaghawa de N’Djamena lui déplait autant qu’à Khartoum.<o:p></o:p>

    Comme beaucoup d’opposants tchadiens réfugiés dans le Darfour soudanais depuis des lustres, Mahamat Nour, a franchi la frontière orientale du Tchad en 1994, à la tête d’un Rassemblement pour la démocratie et la liberté (RDL) essentiellement tama. Sur place, il a ensuite pris la succession de l’un de ses anciens chefs de file politico-militaire, un autre ex-rebelle tama, le colonel Mahamat Garfa, chef d’une Alliance nationale de la résistance (ANR). Ancien chef d’état-major de l’armée tchadienne dans les années quatre-vingt-dix, Garfa s’est en effet rabiboché avec Idriss Deby en 2003. Nour a repris au Darfour sa bannière ANR et ceux de ses hommes qui n’ont pas suivi Garfa.<o:p></o:p>

    Tama et arabes contre Zaghawa<o:p></o:p>

    Les Tama ne suffisant pas à faire une armée, le capitaine Nour a beaucoup recruté parmi les opposants arabes, hostiles comme lui au pouvoir zaghawa d’Idriss Deby, par atavisme ou par choix politique. Mouvement gigogne fait d’allers et retours, à l’image des multiples alliances et défections politico-militaires de ces quarante années d’indépendance tchadienne, le FUC a pour principal ciment sa détermination affichée de chasser le clan Deby du pouvoir. Ce credo ne facilite pas ses relations avec la rébellion du SCUD qui répond globalement aux jumeaux Erdimi, des neveux d’Idriss Deby, des ex-magnats du coton et du pétrole tchadien. En outre, l’allégeance du FUC au Soudan et la vocation «naturelle» du SCUD à restaurer un régime zaghawa au Tchad font hésiter à entrer dans la danse rebelle les autres partisans d’une alternance à N’Djamena.<o:p></o:p>

    En dépit de son péché originel soudanais, le FUC ne désespère pas de capitaliser les espoirs de changement. En dépit de son échec à déjouer les renseignements français et malgré le bilan désastreux de ses pertes humaines et matérielles, son offensive spectaculaire a frappé les esprits. La gestation du FUC n’est pas terminée. Mercredi, le ministère français des Affaires étrangères a rejeté l’idée d’une rencontre suggérée dans un courrier reçu de l'opposition tchadienne. Le texte demandait audience afin de «connaître le rôle exact de l'armée française à N'Djamena, d’obtenir des explications sur les tirs, jeudi dernier, de la part de Mirage F1 français et de prendre des mesures conjointes pour éviter le risque d'une confrontation entre la résistance populaire et les troupes françaises». <o:p></o:p>

    Des Nordistes en renfort du FUC<o:p></o:p>

    Le courrier adressé à Paris, se réclame d’une «résistance unie» associant au FUC le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), une scission du groupe armé toubou jadis dirigé par le Nordiste du Tibesti, Youssouf Togoïmi. Mais Youssouf Togoïmi est mort à Tripoli, en 2002, avant d’avoir pu profiter de l’amnistie conclue avec Idriss Deby comme l’ont fait à l’époque nombre de ses partisans. Les autres se sont recyclés dans les rangs d’un autre seigneur de la guerre nordiste, Goukouni Oueddeï, qui avait pris le pouvoir à la fin des années soixante-dix, avec l’appui de <st1:personname w:st="on" productid="la Libye">la Libye</st1:personname>, avant d’en être chassé par Hissène Habré, en 1982. Aujourd’hui, Oueddeï stigmatise Deby comme une créature de Paris. Il se déclare aussi «très pessimiste quant à une possible chute du régime» en raison des divisions de l’opposition politico-militaire. <o:p></o:p>

    Pour N’djamena, mais aussi pour Paris qui, depuis l’indépendance en <st1:metricconverter w:st="on" productid="1960, a">1960, a</st1:metricconverter> fait obstacle ou laissé faire les rebelles - Idriss Deby en particulier, en décembre 1990 -, le danger est longtemps venu du Nord et des <st1:metricconverter w:st="on" productid="1 055 kilomètres">1 055 kilomètres</st1:metricconverter> de frontières avec <st1:personname w:st="on" productid="la Libye">la Libye</st1:personname> qui a continué de revendiquer la bande d’Aouzou jusqu’en 1994. Aujourd’hui, Tripoli se voit en médiateur, entre Khartoum et N’Djamena.. <o:p></o:p>

    Les rebelles sont passés par <st1:personname w:st="on" productid="la Centrafrique">la Centrafrique</st1:personname><o:p></o:p>

    Au Sud-Ouest, côté Cameroun, les <st1:metricconverter w:st="on" productid="1 094 kilomètres">1 094 kilomètres</st1:metricconverter> de frontières ne sont pas non plus infranchissables. Mais le Cameroun et le Tchad partagent aujourd’hui un destin pétrolier, avec l’oléoduc qui débouche dans le golfe de Guinée où règne leur voisin nigérian. Aujourd’hui, les frontières les plus sensibles sont celles qui séparent le Tchad du Soudan (<st1:metricconverter w:st="on" productid="1 360 kilomètres">1 360 kilomètres</st1:metricconverter>), à l’est, et de <st1:personname w:st="on" productid="la Centrafrique">la Centrafrique</st1:personname> (<st1:metricconverter w:st="on" productid="1 197 kilomètres">1 197 kilomètres</st1:metricconverter>), au sud-est. <o:p></o:p>

    Le Sud-Est reste le théâtre des opérations militaires en cours. Le week-end dernier, par exemple, des accrochages ont été signalés dans la région de Sahr, où les avions français ont transporté des troupes tchadiennes, à une centaine de kilomètres de <st1:personname w:st="on" productid="la Centrafrique. D">la Centrafrique. D</st1:personname>’après Bangui, une colonne du FUC est passée à deux reprises sur le territoire centrafricain, les 8 et 9 avril dernier, avant de partir à l’assaut de N’Djamena. <o:p></o:p>

    Les codos de Miskine<o:p></o:p>

    A Bangui, le général François Bozizé s’inquiète. Mardi, il a limogé son ambassadeur au Soudan, Pierre-Benjamin N'Grégaye, qu’il soupçonne de collusion avec le président déchu, Ange-Félix Patassé, en exil au Togo. Patassé figure régulièrement au banc des accusés dans les opérations de banditisme ou de rébellion signalées jour après jour aux confins nord du pays. Or Bozizé a chassé Patassé du pouvoir en mars 2003 grâce à l’aide militaire d’Idriss Deby. <o:p></o:p>

    Entre autres mauvaises manières faites à Idriss Deby, Patassé avait enrôlé l’un de ses opposants, Abdoulaye Miskine, un ancien lieutenant du défunt rebelle tchadien Laokin Bardé (assassiné en 1998). Les «codos» de Miskine intégrés dans la «force spéciale» de Patassé, Idriss Deby n’a eu de cesse de renverser son voisin du Sud. En 2001, il a offert le gîte et le couvert, mais aussi des armes et des hommes à l’ancien chef d’état-major des Forces armées centrafricaines, le général François Bozizé, en disgrâce auprès de Patassé.<o:p></o:p>

    En 1997, déjà, Idriss Deby avait aidé l’actuel président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso à renverser l’ancien président Pascal Lissouba. Ces expéditions régionales n’ont jamais affecté les relations franco-tchadiennes. Pourtant, même à compter aussi sur François Bozizé à Bangui ou sur Denis Sassou Nguesso à la présidence de l’Union africaine, il n’est pas sûr que le bon soldat Deby fasse le poids face à Khartoum, à ses alliés tchadiens et aux opposants civils et militaires qui attendent leur heure au Tchad, au moment où les enjeux pétroliers internationaux menacent de bousculer l’échiquier politique tchadien. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


    votre commentaire
  • Au lieu de s'attaquer qui de l'AN ou de l'UFCD n'a pas rempli sa part lors de la dernière offensive, il faut pencher plutôt sur les divisions qui minent les mouvements rebelles de l'Est et y apporter des remèdes. Et ces remèdes ne peuvent être valables que lorsque ces soient disant chefs rebelles, regardent le Tchad avant de regarder leurs familles et autres communautés ethniques. <o:p></o:p>

    Il faut se poser la question pourquoi ils n'arrivent pas à s'unir derrière un seul homme et former une direction politique et militaire commune? Pourquoi ils n'arrivent pas à reunir les differentes couches tchadiennes au lieu des regroupements sur des bases ethniques que nous observons aujourd'hui. <o:p></o:p>

    A supposer qu'ils avaient réussi leur coup lors de la dernière attaque et prendre le pouvoir, qui de l'UFCD ou de l'AN  va diriger le Tchad? Ils semblent plus se soucier de la prise du pouvoir qu'a la gestion du pouvoir. Le peuple tchadien a trop souffert et il ne peut pas accorder un chèque en blanc a des incapables. <o:p></o:p>

    Aujourd'hui les tchadiens sont fatigués de Deby et sa bande des malhonnêtes, mais vous ne leur offrez pas une alternative sérieuse. Tirez la lecon de tous vos échecs et mettez le Tchad devant vos intérêts personnels. Jamais dans l'histoire des rebellions tchadiennes, quelqu'un n'a eu autant des moyens humains et matériels, alors réveillez vous et parler un langage commun. <o:p></o:p>

    Que tu t'appelles Nouri, Timan, Aboud, Soubiane ou Adouma, les tchadiens n'ont cessez de vous  observez ces dernières années, et qu'est ce que vous leur offrez, uniquement vos divisions et vos querelles inutiles et interminables. Le moment est critique, la situation du Tchad n'a jamais été aussi catastrophique que aujourd'hui, l'heure est venue à l'unité. Une unité derrière un rassembleur, un patriote, un intègre qui peut drainer la majorité des tchadiens derrière lui et qui surtout inspire confiance à la majorité. <o:p></o:p>

    Le plus important est de reconnaître ses erreurs. Et comme le disait Mandela: le plus important n'est pas de tituber ou de tomber, mais de savoir se relever. Il n'est toujours pas tard... alors de grâce cessez vos querelle inutiles et pensez au peuple tchadien tout entier. Je suis certain que la rébellion regorge cet oiseau  rare, il ne suffit que de la bonne volonté. Laisser tomber vos égoïsmes car la nation vous en sera reconnaissante et bien sur vous rentrerez non seulement dans l'histoire du Tchad, mais celui de l'humanité. <o:p></o:p>

    Issa Torna, Bangui, RCA <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


    votre commentaire
  •        

     

              Tchad: Le remède durable au problème tchadien: Deux (2) Tchad.   <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>Le Tchad, depuis son accession à l'indépendance le 11 août 1960 jusqu'en juin 2009, n'est jamais resté une terre de paix. Des revoltes de Mangalmé ayant été à la base de la création du FROLINAT,les Tchadiens du nord en ont conservé encore les acquis et ne veulent pas s'en demettre.En tout cas pas le pouvoir de N'djamena et les tendances rebelles qui renseignent mieux à travers leur composition. Nous ne voyons pour l'heure qu'une solution pour que le sudiste pacifiste et homme de paix vive librement et dans la dignité: la proclamation de deux (2) Tchad.
     
    Il n'est un secret pour personne que le pouvoir de Hissein Habré à Idriss Deby soit 26 ans de régne, ne profite qu'aux cadres nordistes. Les bourses d'études sont accordées massivement aux bacheliers de cette partie du pays au detriment de ceux du sud. Pourtant certains ont des bac douteux!! Les postes de responsabilités sont distribués au tour des verres de thé sans tenir compte des qualifications et  mérites encore et toujours aux cadres nordistes au detriment de ceux du sud !!!!
    Pourtant la constitution  de 1996 revisée  interdit toute consfiscation du pouvoir par la force et son exercice sur la base des considérations régionalistes, claniques et éthniques. Transcender ces dispositions constitutionnelles constitue donc une haute trahision.  Déby très volontier, se prête à cet exercice au vu et au su de tous y compris de la communauté internationale qui le soutien. Pourtant c'est bien lui le garant de la constitution. <o:p></o:p>


    Les quelques cadres sudistes qui gravitent au tour du pouvoir ne pèsent pas plus qu'une plume de perdrix. Ils sont peu representatifs dans leur région où d'ailleurs on ne les écoute pas du tout. De tout ce qui précede, il est normal que le parti au pouvoir ne soit pas bien acceuilli au sud du pays. Il est normal aussi  que Nagoum alors premier ministre et pendant les campagnes soit hué à Moissala qui est complétement coupé des autres  villes puisque l'unique pont a été detruit. Le pouvoir ne se souciant pas de le reconstruire parceque cette ville serait le fief de Kamougué, l'actuel ministre de la défense du régime.Entre temps,des écoles avec des batiments flambant neufs poussent au nord et attendent  de recevoir d'hypothétiques  élèves. Comme l'appétit vient en mangeant,tous les mouvements rebelles opérant aujourd'hui à l'Est ne sont non seulement fortement "régionalisés, clanisés et éthnicisés", mais le pire est qu'ils sont des miniatures du pouvoir de Deby. Il est vrai que dans la vie,il est des choses qui ont la tête dure mais jusqu'à ce point, le sudiste se doit de s'interroger. Où allons-nous et que voulons-nous?Est-il necessaire de continuer sur cette lancée bien que nous nous accordons à dire qu'elle n'est pas la meilleure?  

    Les sudistes sont entrain, voilà déjà plusieurs années de se poser ces questions. Je voudrais saluer au passage mon compatriote Marbana Akia qui a bien voulu porter le debat en place publique et dire haut ce qui hante les esprits sudistes. Nous ne constituons pas une nation! Nous avons été reunis par <st1:personname w:st="on" productid="La France">la France</st1:personname> qui, aujourd'hui, fuit ses responsabilités. Il est temps pour nous de nous demarquer de la dictature et de la haine du nord pour construire notre Tchad dans la paix, la quiétude et dans le respect des droits des personnes et des valeurs  démocratiques.  Cette option est aujourd'hui possible avec le "Tchad du sud".           

    Il n'est pas question de fuire le debat ou de le contourner mais de voir cette réalité en face puisqu'il ne s'agit plus d'une idée de personnes aux abois mais d'une lutte qui commence. Les quelques cadres sudistes qui sont entrain de faire croire à Deby et ses acolytes que le pays est et restera un et indivisible se doivent de se ressaisir et admettre cette solution libératrice.Il en est de même des cadres nordistes, et il en existe, qui ont toujours combattus cette façon de gourverner, ces honnêtes personnes qui se sont toujours dits que cette situation nous conduira un jour au pire.
     
    Nous disons pour finir que <st1:personname w:st="on" productid="La France">la France</st1:personname>,et ses alliés doivent plutôt aider à la mise en place et la  conduite des pourparlers devant debouchés sur la proclamation d'une Republiques Democratique du Tchad.
    Vive la future jeune Republique du sud du Tchad!  Vive le peuple du sud du Tchad !<o:p></o:p>


    Madjilodji Jean-claude          
    madji_tchad@hotmail.fr<o:p></o:p>


    votre commentaire
  •  

    Les comptes-rendus des réunions d’Idriss Déby au jour le jour (acte 1) – yorongar.com<o:p></o:p>

    Jacques Attali ne disait-il pas qu’un homme d’État « sait fort bien que toute son action est faite pour être un jour connue de tous. Il parle donc en conséquence, même en privé. C’est ce qui le distingue d’un politicien. Si tous les acteurs de la vie publique agissaient de la sorte, on en aurait vite fini avec le double langage. Je me plais à imaginer ce que deviendrait l’histoire si aucun dictateur ou démagogue n’était à l’abri d’une prompte publication de l’ensemble de ses propos. La transparence est une garantie de démocratie. Abolir ou réduire le secret, c’est à dire l’appropriation privée de l’information, c’est entamer l’ultime rempart d’élites autoproclamées » . <o:p></o:p>

    Les comptes-rendus des réunions d’Idriss Déby au jour le jour (acte 1)
    (13.08.1997) <o:p></o:p>

    Réunion entre Idriss Déby, le Conseiller aux relations internationales et à <st1:personname w:st="on" productid="la Coopération">la Coopération</st1:personname> etc. <o:p></o:p>

    Objet : Orientation de la coopération. <o:p></o:p>

    7h00. Idriss Deby, décide de reconnaître <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Taiwan.">la Chine Taiwan.</st1:personname> Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération (MAEC), Mahamat Saleh Annadif, se trouve à Taipei pour mettre à jour les documents de la coopération et préparer une visite d’Idriss Déby. Celui-ci parle de la mutation du monde en citant les pays africains qui ont déjà repris leurs relations avec « l’Ile rebelle ». Il s’agit du Sénégal, de <st1:personname w:st="on" productid="la Gambie">la Gambie</st1:personname>, du Mozambique, du Burkina, de l’Afrique du sud. Il énumère les anciennes réalisations de Taiwan au Tchad : l’Hôtel <st1:personname w:st="on" productid="la Tchadienne">la Tchadienne</st1:personname> devenu le Novotel, l’Huilerie d’Abéché tombée en ruine faute de matières premières, les Casiers A et B de Bongor pour la culture du riz, etc. <o:p></o:p>

    Il est 7h 30 : Réunion élargie au Premier Ministre, Président de l’Assemblée Nationale, Conseiller aux Relations Internationale et à <st1:personname w:st="on" productid="la Coopération">la Coopération</st1:personname> et au Secrétaire général à la présidence. Objet : Coopération avec Taiwan. <o:p></o:p>

    Il est 7h 30, quand le Premier ministre (PM), Nassour Oueddou, et le Président de l’Assemblée nationale (PAN) et le général Kamougué Wadal Abdel-Kader arrivent au palais de Djambalngato où ils sont introduits dans le bureau d’Idriss Déby leur explique la situation. Il argumente la nouvelle orientation en matière de politique étrangère. D’emblée, ce dernier cite de Gaulle selon lequel «  les États n’ont pas d’amis mais des intérêts  ». Il parle d’infrastructures routières, socio-éducatives, sanitaires qui seront financées par Taiwan. Le départ de <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname> ne sera pas ressenti par la population, ajoute-t-il, parce que Taiwan se propose de remplacer <st1:personname w:st="on" productid="la Grande Chine">la Grande Chine</st1:personname> partout où besoin sera. <o:p></o:p>

    Idriss Deby : «  Il n’y aura pas de problèmes. Le vide sera comblé. Nous avons pensé à tout  ». Idriss Déby se montre enthousiaste, optimiste et rassurant. Il parle d’un pont à double voie à construire sur le Chari. Ce pont viendrait en appui au pont vétuste de Chagoua (déjà amorti), d’adduction d’eau et de l’électrification d’une dizaine de villes tchadiennes. Il annonce des chiffres. Il trouve que <st1:personname w:st="on" productid="la Grande Chine">la Grande Chine</st1:personname> n’a pas réalisé grand-chose au Tchad. Elle investissait à compte-gouttes. Le Palais du 15 janvier, l’hôpital de la liberté, quelques bourses d’études, des armes et des tenues pour l’armée tchadienne. <o:p></o:p>

    Idriss Deby : «  C’est insuffisant pour se condamner à une étreinte éternelle au nom des principes idéologiques tombés en désuétude depuis la chute du mur de Berlin. Le temps où <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname> avait le vent en poupe du fait de sa contribution non négligeable à la libération du continent est révolu. Ce n’est pas de l’ingratitude. Ce sont nos intérêts qui nous dictent un tel raisonnement  ». <o:p></o:p>

    Idriss Déby évalue en francs Cfa la coopération avec <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname> et la compare avec les promesses attendues des Taiwanais. C’est sans commune mesure. Il répète à plusieurs reprises la formule magique de de Gaulle : « <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> n’a que des intérêts à défendre ».. <o:p></o:p>

    Kamougué : « Pourquoi ne pas relancer toute notre coopération avec les pays asiatiques sur des nouvelles bases, des bases commerciales, techniques, culturelles ? Je suggère également d’entreprendre des démarches auprès de l’État d’Israël pour une éventuelle reprise de nos relations diplomatiques. Les Israéliens sont tout à côté de nous, au Cameroun. Presque tous les pays arabes ont repris avec l’État hébreu. Pourquoi pas nous ? » <o:p></o:p>

    Idriss Deby : « Qui doit faire le premier pas ? Israël ou nous ? Qui est demandeur ? » <o:p></o:p>

    Kamougué : « C’est à étudier avec le Ministre des affaires étrangères et de la coopération. Nos techniciens trouveront la meilleure formule. L’essentiel, c’est reprendre nos relations. Nous serons les grands gagnants ». <o:p></o:p>

    Idriss Déby hésite. Il calcule le risque. Il doit penser avant tout à l’épée de Damoclès libyenne et aux turbans soudanais qui le maintiennent presque en laisse. L’opinion nationale ne compte jamais dans ce genre de choix. On ne la consulte pas. On l’informe à peine sur le bien-fondé des choix. <o:p></o:p>

    La reprise avec Taiwan avait fait l’objet de longues tractations. Ces tractations avaient commencé en 1993 avec l’arrivée au Tchad d’une délégation d’hommes d’affaires taiwanais. Lol Mahamat Choua était le Président du CSt et Abbas Ali ancien Ambassadeur du Tchad en Chine Populaire le Président de <st1:personname w:st="on" productid="la Commission">la Commission</st1:personname> des affaires étrangères et de la coopération. La délégation avait été reçue par le bureau du Parlement assisté du Président de <st1:personname w:st="on" productid="la Commission">la Commission</st1:personname> des affaires étrangères. Mais compte tenu d’un certain nombre de considérations psychologiques, affectives, l’accueil n’avait pas été chaleureux. Cet accueil avait été réduit à quelques visites de courtoisie aux « autorités » , de séance de travail avec <st1:personname w:st="on" productid="la Chambre">la Chambre</st1:personname> de Commerce et d’Industrie et d’échange de cartes de visite. <o:p></o:p>

    Abbas Ali ex Ambassadeur du Tchad à Pékin et qui continuait à cette époque de rouler ouvertement pour <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname>, avait pesé de tout son poids et usé de toutes ses relations au CST pour faire capoter le « dossier des Taiwanais ». <o:p></o:p>

    Abbas n’était pas le seul « militant de la cause de <st1:personname w:st="on" productid="la Grande Chine">la Grande Chine</st1:personname> ». Beaucoup de Conseillers, par simple conviction anti-impérialiste, s’opposaient à la reprise des relations avec Taiwan. Il y avait des ténors du CST comme Mahamat Djarma, Dr Idriss Moussa Yayami, Bang Madi Bernard, Djibrine Assali, Gouara Lassou ( ex Ministre des affaires étrangères de Habré ), Manga Djibia Mangué, Doudé Ossoga, Nabia Ndali, Fatimé Issa Ramadan, Bechir Assamani, Bourkou Louise, Abderaman Goukouni, Hassan Younous, Ahmat Mahamat Hassan, Pirkolossou, Amoula Waya, etc. qui étaient farouchement opposés à l’existence même de Taiwan considérée comme une Île rebelle appelée un jour ou l’autre à revenir à la raison, à regagner les rangs. Ces conseillers, figures incontestables de la transition démocratique des années 90, étaient les partisans d’une certaine vision du monde bipolaire où Taiwan n’était qu’une goûte insignifiante dans l’océan humain chinois. Lol Mahamat Choua n’avait pas de position claire. D’habitude, il se range toujours du côté de la majorité, du côté du plus fort. Cela fait partie de son réalisme politique qui le rend parfois admirable lorsque la majorité est une vraie donnée. Lol, comme il le dit lui-même, n’aime pas s’adosser sur des sacs vides ! Plus que le rejet de la reconnaissance de Taiwan, Abbas a obtenu que le CST rassure ouvertement l’Ambassadeur de <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname> que le Parlement tchadien ne pas « laisser passer la trahison de l’amitié ». <o:p></o:p>

    Des recommandations, suite à une séance consacrée spécialement à l’amitié tchado-chinoise, ont été faites au gouvernement Fidèle Moungar. Il a été invoqué, entre autres raisons de continuer à coopérer avec <st1:personname w:st="on" productid="la Chine Populaire">la Chine Populaire</st1:personname>, la place qu’elle occupe dans le monde en général et au Conseil de Sécurité en particulier. <o:p></o:p>

    Trois ans plus tard, cette argumentation sera balayée au nom de l’intérêt d’État. Il faut ajouter que les Taiwanais ont emprunté d’autres voies : Le service des hommes bien introduits au Palais Rose, notamment Mansour Cama (un homme d’affaires sénégalais proche de Abdou Diouf ) et Pierre Aïm un « commerçant de farine » qui se fait passer pour un ami d’Idriss Déby et qui est d’ailleurs à « tu et à toi » avec lui. <o:p></o:p>

    Le Premier ministre Nassour ne dit rien étant entendu que les affaires étrangères sont un domaine réservé d’Idriss Déby. Kamougué s’accroche sur la nécessité de reprendre avec l’État d’Israël. <o:p></o:p>

    Kamougué : « Nous renouons avec Israël et nous nous expliquons ensuite avec nos amis libyens et soudanais. J’espère qu’ils ne vont pas nous réveiller des fronts parce que nous aurons osé cela ? » <o:p></o:p>

    Idriss Deby : « Tu connais bien les Libyens, Kamougué ! ». <o:p></o:p>

    Idriss Déby tutoie le Premier ministre, le Président de l’assemblée nationale et tous ses autres collaborateurs en qui il a confiance. <o:p></o:p>

    Après le départ de Kamougué et de Nassour, Idriss Déby retient ses collaborateurs du premier cercle pour quelques minutes. Il leur confie les dossiers relatifs à la gestion des passeports diplomatiques qui « font trop de bruits ». Il semble que ce document est devenu l’objet d’un véritable trafic, que des femmes aux mœurs fragiles ont réussi à se le procurer. Idriss Déby leur demande de suivre à la lettre la révision du décret portant détention du passeport diplomatique. Il s’agit du projet de décret portant modification du décret 230/PR/PM/92 réglementant le passeport national tchadien et du projet de décret déterminant la liste des bénéficiaires des passeports diplomatiques et des passeports de service. <o:p></o:p>

    Idriss Deby : « Cette histoire de passeport est mauvaise pour l’image de notre pays. Un club d’amis s’est formé autour de moi. C’est un écran opaque qui m’assourdit et m’aveugle. Je m’informe grâce à mes amis étrangers. Je ne suis pas quelqu’un de compliqué. Je ne refuse pas la vérité et je reconnais mon tort. Le problème, c’est que les gens ne me disent pas la vérité. Ce qui se dit dans la rue est très important. Il faut apprendre à l’écouter. Un réajustement est nécessaire chaque fois qu’un problème se pose. Il faut s’informer pour avoir une idée précise et décider sans recul, réagir en toute conséquence ». Si Idriss Déby écoutait la vérité, on n’en serait pas là. Il n’écouté que la vérité qu’il veut bien entendre. <o:p></o:p>

    12h00. Idriss Déby confie à ses collaborateurs un document qui va être remis au Chargé de Mission (CM), Saleh Macki qui doit le représenter à Melfi dans le cadre de la reprise officielle des activités de la culture de coton dans cette partie du pays. Cela fait partie des promesses électorales du PR. Le député Issakha Malloua et le SGG adjoint Mahamat Zene Yaya sont derrière cette affaire. Il faut dire cependant que les techniciens de <st1:personname w:st="on" productid="la COTONTCHAD">la COTONTCHAD</st1:personname> sont contre cette relance. Selon eux, la région ne présente pas toutes les garanties infra structurelles. « Par où va-t-on acheminer le coton de Melfi ? Quel sera la capacité de l’usine d’égrenage de Melfi ? » s’interroge Brahim Malloum, le DG de la mamelle de l’économie tchadienne.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


    votre commentaire
  •  

    En avril 2006 puis février 2008, avec l'appui militaire de <st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on">la France</st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname>, le Président tchadien, Idriss Deby, a, comme en avril 2006 repoussé une attaque de <st1:personname productid="la Résistance Nationale" w:st="on"><st1:personname productid="la Résistance" w:st="on"></st1:personname></st1:personname><st1:personname productid="la Résistance Nationale" w:st="on"><st1:personname productid="la Résistance" w:st="on">la Résistance</st1:personname></st1:personname><st1:personname productid="la Résistance Nationale" w:st="on"><st1:personname productid="la Résistance" w:st="on"></st1:personname> Nationale</st1:personname> tchadienne. Sur la bases des renseignements (écoutent téléphoniques) remis par les agents de surveillance du territoire à Idriss Deby, plusieurs membres de l’opposition démocratique ont été arrêté sans ménagement chez eux. Depuis, on est resté sans nouvelles de plusieurs de ces citoyens dont le seul tort était de « penser » autrement. Parmi ces disparus il y a Ibni Oumar Mahamat Saleh, le Secrétaire Général du PLD et porte parole de l’opposition démocratique.<o:p></o:p><o:p>
    </o:p>

    <o:p></o:p>

    Quelles sont les leçons politiques à tirer de cette tentative de renversement ?

    <o:p></o:p>

    -que l'ethnie n'est plus forcément un rempart. En effet, il est attaqué par les siens de l'ethnie Darfour, une ethnie à cheval entre le Tchad et le Soudan où le drame du Darfour est mondialement connu ( on comprend pourquoi le Tchad acceptait de les accueillir lorsqu'ils fuyaient devant les milices arabes. Le découpage aveugle de l'Afrique n'a même pas tenu compte de la cohérence ethno-géographique). Au Congo-Brazzaville, l'ethnie du président Sassou sait mettre ses divergences de côtés pour la conservation du pouvoir (Sassou n'a-t-il pas dit que l'important n'était pas de prendre le pouvoir mais de le conserver ? Il sait trop bien corrompre) ;<o:p></o:p>

    -que la famille peut se révolter comme l'injustice quand celle-ci excède un certain seuil de tolérance : parmi les leaders de la rébellion, on compte les propres neveux d'Idriss Deby;<o:p></o:p>

    -que <st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on">la France</st1:personname> et la franc-maçonnerie n'abandonnent pas les leurs en apportant une assistance militaire à Déby. On comprend que la défense des intérêts d'une certaine France implique de l'ingérence dans les affaires intérieures de nations souveraines africaines. En effet, <st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on">la France</st1:personname> est le seul pays qui s'est précipité au Tchad pour protéger ses ressortissants. Même l'Amérique n'a pas bougé le petit doigt !  Le prétexte des ressortissants est un peu gros : en 1997, pourquoi ne l'a-t-elle pas fait au Congo-Brazzaville ?  Vous pouvez répondre à la question par vous-même ;<o:p></o:p>

    -La guerre devient de plus en plus une affaire de réseau continental car le Soudan est le bras armé des rebelles qui veulent renverser le président tchadien. Un réseau est un ensemble d'individus ou d'organisations liés par des intérêts communs, même mafieux et qui se soutiennent pour se maintenir dans leur position ;<o:p></o:p>

      Le Congo-Brazzaville doit tirer les leçons de l'histoire car il a affaire à un tyran très intelligent qui a créé une alliance avec toutes les dictatures de l'Afrique centrale :<o:p></o:p>

    -le Gabon lui est acquis car Bongo est son beau-fils. Les refugiés congolais au Gabon sont sans cesse menacés puisqu'ils viennent du sud qui est largement acquis au professeur Lissouba ;<o:p></o:p>

    -l'Angola l'a soutenu pour qu'il retrouve son fauteuil présidentiel. Sans l'aviation et les chars de l'armée angolaise très exercée à cause de la rébellion de l'UNITA, Sassou n'aurait jamais repoussé les forces loyalistes ;<o:p></o:p>

    -le petit Kabila bien que se méfiant de son aîné de l'autre rive préfère l'avoir comme allié que comme ennemi. En effet, de nombreux mobutistes et une partie de son armée se trouvent au Congo-Brazzaville ;<o:p></o:p>

    -au Centrafrique, l'actuel Président Bozizé, un franc-maçon depuis peu, lui doit le financement de son élection.

    Sassou a corrompu de nombreuses personnalités centrafricaines pour qu'elles soutiennent le Général Bozizé. Lors de sa dernière élection à la magistrature suprême, il est apparu avec le bâton du franc-maçon ;<o:p></o:p> il est connu que Deby et Sassou sont des francs-maçons qui ont été initiés dans les mêmes loges. Sassou a donc de facto le soutien du Tchad. On observera que l'actuel président de l'Union Africaine prend cause pour son frère contre la rébellion. Il n'a rien  à craindre : <st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on">la France</st1:personname> veille au grain...<o:p></o:p>

    Nous ignorons quelle affinité lie Sassou et l'actuel président camerounais Biya mais il n'y a aucun doute, Sassou n'a rien à craindre de lui.<o:p></o:p>

    Il a manqué à l'UPADS cette dimension Pan-Africaine qu'elle prétend avoir car si elle l'avait eue, l'Union Pan-Africaine pour <st1:personname productid="la Démocratie Sociale" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="la Démocratie Sociale" w:st="on">la Démocratie Sociale</st1:personname> aurait trouvé les alliés africains pour la défense de la jeune démocratie congolaise.<o:p></o:p>

    La logique du maître et de l'esclave devient complexe par des connexions internationales, intercontinentales, sectaires, religieuses. Les dictatures non seulement peuvent compter sur le soutien du maître (<st1:personname productid="La France" w:st="on"></st1:personname><st1:personname productid="La France" w:st="on">la France</st1:personname>) mais entre chefs d'esclaves (les présidents africains), des alliances nouvelles voient le jour. Il va devenir de plus en plus difficile de les renverser par la force. Sauf si les intérêts du maître le poussent à lâcher un serviteur sur lequel il ne peut plus ou ne veut plus  compter.<o:p></o:p>

     Nous avons déjà dit que "la force ne respecte que la force". Le risque de l'absence de la démocratie c'est la tentative de prise du pouvoir par la force, par les armes. Si on constate dans des pays comme le Congo des simulacres d'élections, nul n'est dupe : ce qui fait le pouvoir, c'est avant tout la force, le pouvoir de destruction, les armes. La conscience de cette situation entraîne les dictatures comme celle du Congo-Brazzaville à se surarmer. Sassou aurait exproprié les habitants de son voisinage à Mpila sur plus de <st1:metricconverter productid="5500 mètres carrés" w:st="on"></st1:metricconverter><st1:metricconverter productid="5500 mètres carrés" w:st="on">5500 mètres carrés</st1:metricconverter> afin de se construire un bunker. Tout en ayant à la bouche le mot "paix", il prépare la guerre. Les Romains le savaient bien et la préparation du parabellum est une manne pour les vendeurs d'armes qui doivent se frotter les mains.<o:p></o:p>

      On sait que Sassou a rencontré Yhombi en France, lors de sa tournée de président de l'Union Africaine. Sassou invite tous les opposants charismatiques à rentrer au pays pour mieux les contrôler. En effet, lui qui paye la paix en soudoyant le pasteur Ntumi sait que la fronde de certains hommes d'affaires frustrés peut lui coûter cher : ces derniers chercheraient un bras à armer pour chasser Sassou du pouvoir au Congo pour se faire enfin payer et les dettes de Sassou et celles de Lissouba, les deux ayant été financés par les mêmes poches. La logique du capitalisme est simple : financer les deux camps pour s'assurer d'être toujours du côté du vainqueur et comme les dettes sont contractées au nom de l'Etat congolais, Sassou doit payer les siennes et celle de son ennemi d'hier Lissouba. Or, Sassou préfère se servir et servir sa famille que ses créanciers.<o:p></o:p>

      Il faut suivre avec attention ce qui va se passer au Tchad car l'affaire est loin d'être terminée puisque l'avation militaire française aide l'armée d'Idriss Deby à terminer le travail. Pétrole oblige, lui qui flambe désormais au-dessus des 70 dollars.<o:p></o:p>


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires