•  Nos sources établies au Cameroun, nous informent avoir aperçu une centaine (100) de camions transportant des munitions en partance vers Ndjaména.

    Selon les analystes sous régionaux et autres responsables de défense des droits de l'homme impliqués  dans la crise du Darfour et favorables aux groupes rebelles soudanais hostiles à Khartoum, il est probable que des offensives terrestres soient enclenchées pour renverser le pouvoir de Oumar Hassane El-béchir avec la complicité de Ndjaména.

    Sous le sceau de l'anonymat,  un militant  des droits de l'homme, nous affirmait hier à propos du Darfour que:" si El-Béchir ne céde pas, il n'est pas exclu que les gens lui fassent un scénario du genre Sadam Hussein pour l'avoir".

    Pour notrre part , nous estimons que le régime tchadien qui est à la base de la crise du Darfour et du drame  des populations tchadiennes, reste cependant le principal fauteur des troubles aidé par le strabisme et l'immoralité de certaines puissances occidentales connues pour leur inhumanité sur les questions des droits de l'homme mais plus animées par l'esprit de gain.

    Le peuple tchadien doit prendre en main son destin pour éclairer  l'opinion internationale sur les dérives dictatoriales de son dirigeant.

    Makaila Nguebla


     

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  • Soudan: Arrestation d'un des chefs du mouvement rebelle

    Un des chefs rebelle du mouvement pour la justice et l'galité, le MJE, du Dr. Khalil Ibrahim, a été fait prisonnier par les forces soudanaises. Le chef rebelle s'appelle Abdelaziz Nour Achar. Il a participé à l'offensive rebelle sur la ville de Omdurmane.

    (Par Dabio)

    Un des chefs rebelle du mouvement pour la justice et l'galité, le MJE, du Dr. Khalil Ibrahim, a été fait prisonnier par les forces soudanaises. Le chef rebelle s'appelle Abdelaziz Nour Achar. Il a participé à l'offensive rebelle sur la ville de Omdurmane.

    D'autre part, Bahar Abguirda leader d'une autre faction rebelle rival du Dr. Khalil Ibrahim, a quitté N'djamena hier en direction de Tripoli. Il aurait échappé à une tentative de liquidation concoctée par son rival Dr. Khali Ibrahim chef du mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) qui se trouve dans la capitale tchadienne depuis mardi. Il est arrivé à bord d'un hélicoptère de Amjarass, ville natale du président  tchadien. Dès son arrivée, Khalil a exigé l'arrestation de son rival Bahar Abguirda. Khalil n'a jamais accompagné ses troupes à Omdurmane comme l'affirment les autorités soudanaises. Plusieurs blessés de la bataille de Omdurmane ont pu être évacués à Abéché et Ndjamena. L'échec de Omdurmane a provoqué une fissure au sein du mouvement rebelle. A en croire Abdallah Banda, un commandant rebelle très influent dans le MJE, "Dr. Khalil a rompu tout contact avec ses officiers supérieurs un mois avant l'attaque, ce qui veut dire que la stratégie de Omdurmane a été concoctée avec le président tchadien en personne".  Le commandant Abdallah Banda a accusé le président tchadien Idriss Déby d'exploiter le Mouvement pour la justice et l'égalité, MJE, pour combattre l'opposition tchadienne, une mission qui ne correspond pas aux objectifs du mouvement.

    Le 10 mai dernier, les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), dirigé par le Dr. Khalil Ibrahim ont attaqué Omdurman, la
    villejumelle de Khartoum avant d'être repoussés - après des violents affrontements- par les forces gouvernementales. Le bilan reste encore contradictoire. Les responsables soudanais avancent le chiffre de 600 prisonniers et 400 morts côté rebelle et 98 morts côté gouvernement. Khartoum a rompu ses relations diplomatiques avec le Tchad qu'il accuse soutenir les rebelles. Un détachement militaire tchadien aurait accompagné les rebelles du Darfour jusqu'à AmJarass, selon les responsables militaires soudanais. Mais le Tchad dément formellement être impliqué.


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  • Les mauvaises affaires d’Idriss Déby

    Le Tchad aussi participe à la mondialisation. Grâce à la guerre civile latente et aux rebelles taquins, le président Déby participe au commerce d’armes globalisé. Mais à croire que le garçon débute, il se fait arnaquer…

    David Abtour, marchand de motos indiennes à N’Djamena, met maintenant du kérosène dans ses réservoirs. Ce commerçant d’origine libanaise, très honorablement connu dans la capitale du Tchad, justement pour son commerce de deux roues sous l’enseigne de la compagnie Galate, s’intéresse désormais aux machines volantes.

    Il a joué un rôle dans l’achat, en 2006, par Idriss Déby, le Napoléon et néanmoins président tchadien, d’une poignée d’hélicoptères russes « en fin de potentiel » qui, à l’analyse, maintenant qu’ils sont posés à N’Djamena, se révèlent ne pas être des occasions en or.

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    Idriss Deby : Lord of war
    © Khalid

    Mais pourquoi David a-t-il lâché le guidon pour le manche à balais. Il semble bien qu’il a été conseillé dans son nouveau business par Lionel Cohen, un vétéran de la vente de matériel guerrier. Un Lionel, plutôt mal vu par la bande à Idriss qui l’accuse, lui aussi, de ne pas avoir vendu du matériel labélisé « satisfait ou remboursé ». Donc Lionel est devenu l’ami de David qui, multiplie les voyages à Dubaï où il est « general manager » de la société Arami. Puisqu’il paraît, si le business vous tente, que c’est là que se traitent tous les marchés des machines à tuer les pauvres gens.

    L’ami David est bien « parrainé »

    Pour passer de la mobylette – mais aussi des restos, casinos et boîtes de nuit – à l’hélico, Abtour bénéficie de bons parrains. D’abord, il a fait un bon mariage en épousant la sœur d’une ex-femme de Déby. Puis le général Orozi, démocrate bien connu, et chef d’état-major de l’armée de l’air, l’a pris en sympathie. Orozi est aussi connu pour rouler en Range Rover « sport » toute noire. Également pour avoir disparu, en février dernier, au moment de l’attaque des « rebelles » sur N’Djamena. Il s’est envolé avec pas mal d’argent, en tout cas de quoi faire de nombreux pleins de son Range. En dépit de son peu d’engagement dans la guerre, ce défenseur élastique est resté à la tête de l’aviation.

    En mars dernier Orozi et Abtour, ont lancé leur filet une nouvelle fois vers Dubaï. Et des munitions ont été livrées au Tchad. Du coup, Abtour va installer sa famille à Paris, sans doute porte Dauphine, où le risque d’attaque des rebelles est assez limité. Mais on a l’impression que David ne fait pas totalement confiance en l’avenir politique de son ami Idriss.

    Des hélicos pourris pour l’aviation d’Idriss

    Après la livraison de munitions, Orozi et ses potes ont tenté de faire signer un bon d’achat pour deux hélicos MI 24 de plus, par Mahamat Ali Abdhala alors ministre de la Défense. Mais l’affaire a capoté. D’abord parce que le bon Mahamat a quitté son poste pour le ministère de l’Élevage, ce qui n’élève que l’âme mais pas les hélicoptères. Ensuite parce qu’Idriss est devenu méfiant. Maintenant que de vraies sociétés de matériel militaire frappent à sa porte, il pense que faire ce choix serait peut être mieux et moins cher. Ses ennemis qui dirigent le voisin Soudan, eux, ne sont pas de cet avis. Tout en rompant les relations diplomatiques avec N’Djamena, on pense, à Khartoum que des hélicos pourris, ça suffit bien pour l’aviation d’Idriss. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

    Troisième mauvaise nouvelle pour Ozoni et son ami David, l’arrivée du vieux Kamougé à la tête de la Défense. Dans sa longue vie, l’aimable putschiste s’est fait des amis à lui. Ozoni et Abtour ne sont pas sur la liste.


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