• L’enfance tchadienne:Ce bétail de la Guerre Françafrique du Darfour !

     

    L’enfance tchadienne:Ce bétail de la Guerre Françafrique du Darfour !

    Texte de: Yambaye Stéphane Derry<o:p></o:p>, Source: Tchadforum.com

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    Ils sont des milliers à errer dans les rues de la capitale du Tchad, un des pays les plus violents et pauvres du monde. Certains n’ont même pas encore dix ans. Le soir venu, ils dorment sur le bitume et sous des bouts de carton. Lorsqu’ils en ont. Le jour, ils baguenaudent dans les rues, l’œil rivé sur les sacs et les bourses des quidams. Il leur faut trouver les quelques pièces nécessaires pour se procurer leur pot de colle.     <o:p></o:p>

    Ce précieux élixir, ils le cachent sous leur chandail, contre leur cœur. Les jeunes de la rue de N’Djaména qu’on appelle les « Colombiens » se mêlent à la multitude de chiens errants et galeux qui traînent dans la ville.<o:p></o:p>

    Les automobilistes heurtent en toute impunité les déchets humains emballés dans des sachets de plastics communément appelés « Léda » qui encombrent les artères. Là-bas, comme partout dans le Tchad, les laissés-pour-compte agonisent. Personne n’en veut si ce n’est pour remplir une armée dont les professionnels désertent à moindre occasion.<o:p></o:p>

    La société tchadienne n’a cure des jeunes de la rue, qu’elle tient pour uniques responsables de l’insécurité publique qui sévit au pays. Ce sentiment d’indifférence et d’apathie se reflète également dans la presse, qui vilipende cette population marginale en l’accusant de tous les maux. La nation entière est terrorisée par les bandes criminelles, un phénomène présent au Tchad depuis déjà bon nombre de décennies.<o:p></o:p>

    Depuis, on constate que les meurtres et les exécutions extrajudiciaires des enfants et des jeunes sont en constante progression au Tchad. Selon certaines organisations non gouvernementales, plus de 800 enfants et jeunes de la rue auraient été assassinés froidement entre 2005 et 2007.<o:p></o:p>

    Les statistiques font état de meurtres aux circonstances inconnues et de disparitions. Alors que les autorités en place martèlent que les bandes rivales se font justice entre elles, ceux qui vivent ces réalités de plus près parlent d’escadrons de la mort chargés de faire une purification sociale. Forces de l’ordre, groupes de vigiles embauchés par des hommes d’affaires ; personne ne sait réellement qui tire impunément sur les « Colombiens » du Tchad.<o:p></o:p>

    Moi non plus, je ne sais pas vraiment. Tout ce que je sais, c’est que le gouvernement ne se préoccupe pas de son peuple, qu’il soit enfant, vieillard, indigent, malade, analphabète, estropié, drogué ou criminel.<o:p></o:p>

    Le bracelet que je porte au poignet depuis le Fest-Africa est le cadeau d’un jeune de la rue qui apprend tranquillement que pour obtenir de la nourriture, il lui faut travailler. Alors que les autorités en place pensent que le fléau se règle par l’extermination, des artisans sans le sou comme ce jeune Français assassiné au Tchad enseignent à ces jeunes à gagner leur vie. Parce qu’ils croient en eux, leur parlent et les voient plus grands et plus forts que des chiens.<o:p></o:p>

    Si on les vend aux occidentaux, ils font l'affaire de la guerre du Darfour!<o:p></o:p>

     

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