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    Tchadienne, Tchadien,

    Quand l’injustice acquiert force de loi, la résistance devient un devoir. La République pue. Notre République pue et tue. Il est du devoir de chacun d'entre nous, de mener jusqu’à son terme la lutte de la résistance, le combat pour notre survie, la survie du Tchad notre pays! N'ayons pas peur. faisons ensemble fermement face à l'adversité. pour nous même et pour nos enfants, nous pouvons pas nous permettre de nous soustraire à cette responsabilité!

    Toi, tchadienne ma sœur, tchadien mon frère,

    Où que tu te trouves, au Tchad, à la Présidence, à l'hôpital, aux champs, en transhumance, au Lycée, en exil, au marché ou même partout ailleurs dans le monde: fais quelque chose! Fais ce qu’on pouvait raisonnablement attendre de toi, qui puisse contribuer à extirper le plus rapidement possible, cette gangrène du flanc de la nation, de notre nation, pour le bien commun du peuple.

     

    Agis au lieu de rester là et crever

    Sois digne, sois digne de ce grand pays !

     

    Michelot Yogogombaye.


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  • Le ministre d’Etat soudanais des Affaires étrangères, Alsamany Wasela a déclaré que son gouvernement accueillait favorablement tout effort allant dans le sens de l’amélioration de ses relations avec le Tchad et a exprimé le souhait de voir "le Tchad agir avec le même esprit", pour arriver à une paix définitive.

    Il a ensuite salué l’initiative du Président sénégalais, Abdoulaye Wade pour trouver une solution à la crise, en sa capacité de Président de l’Organisation de la conférence islamique.

    M. Wasela s’exprimait samedi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue égyptien au Caire, à la veille de la conférence des ministres arabes des Affaires étrangères qui doivent discuter de l’inculpation du Président soudanais par la Cour pénale internationale (CPI).

    La semaine dernière, la CPI avait annoncé qu’elle allait poursuivre le Président Omar El Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le dirigeant soudanais serait impliqué dans les viols et meurtres commis au Darfour depuis 2003.


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  • La Ligue tchadienne des droits de l'Homme a déclaré avoir identifié 400 personnes disparues lors des combats du février à N'Djamena, a rapporté dimanche la radio nationale camerounaise.

    "Il est difficile aujourd'hui d'établir un chiffre exact des morts, mais sachez qu'il y eu beaucoup de pertes en vie humaines au cours des deux journées de combats entre les forces gouvernementales et les rebelles", a indiqué Masambaye Tenambaye, président de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme.

    Début février, de violents combats avaient opposé à N'Djamena les forces gouvernementales à une coalition de mouvements rebelles décidés à renverser le régime du président Idriss Deby Itno.

    "On a aussi observé des enlèvements des opposants politiques et des détentions dans des lieux tenus secrets", a dénoncé Masambaye Tenambaye, citant la disparition de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Sale.

    Mahamat Salé a disparu lors des combats du début de février 2008. Des informations avaient signalé une arrestation par les forces de sécurité, mais elles ont été démenties les autorités tchadiennes.

    Le rapport produit Ligue tchadienne des droits de l'Homme font état aussi de cas de viols ainsi que de la chasse tribale.

     


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  • N’djamena est une ville fantôme. Elle se vide de ses cadres, de ses hommes d’affaires, bref tous les étouffés du pouvoir s’en aillent. Seuls les obligés, les proches du régime et quelques fatalistes y restent. On sait que l’argent et en général les affaires, sont les propriétés exclusives de la mafia au pouvoir. Mais curieusement les grosses affaires, càd la haute magouille, les faux marchés, les faux achats, le blanchissement, etc., ne se discutent plus dans notre capitale, même si les auteurs y résident.

    Muselée, la presse locale écrite indépendante ne fait plus cas des activités déchues des membres du clan au pouvoir, mais forte de son immunité d’expression, la presse online se donne à cœur de rapporter les moindres faits du clan, jadis considérés du domaine de la vie privée, donc passés sous silence, pudeur oblige. Traquer les délinquants de la Républiques est devenue une occupation et préoccupation quotidienne de la presse online. Du coup, apeurée, la mafia locale « a délocalisé » les affaires. Plus rien ne se traite sur place. Tout se fait, se décide et se traite à Paris. Les va-et-vient entre Paris et N’djamena des proches du clan sont tout simplement ahurissants. Selon une source de l’aéroport, un membre du clan a fait 4 allers-retours en une seule semaine entre les deux villes. Quand un Younousmi, un Daoud Hamid, Abbas Tolli, Mahamat Orozi, Mahamat Tahir « Al Manna », ou un Oumar Deby, etc., passe par paris, l’hôtel où il loge devient carrément un souk. Tous les marchands des illusions et autres marchands d’armes, défilent. Ça rentre, ça sort, ça se discute, ça s’arnaque. Tout est négocié et conclu en France. Les transactions sont effectuées et les commissions payées sur place sur un compte de la place, càd parisien, car, outre des comptes privés anonymes pour des transactions mafieuses, deux sociétés bancaires logent des comptes du gouvernement tchadien dont les signatures sont détenues par Abbas Tolli, Younousmi et Daoud Hamid. C’est propre !

    Les marchands des illusions arnaquent les tchadiens mais quelques fois les truands de la république savent aussi arnaquer les marchands. Le tout puissant Maire de la ville de N’djamena descend sur Paris accompagnant un parent malade. Comme d’habitude, tous les marchands défilent devant son hôtel et notre petit « pick pocket » distribue les factures payables immédiatement. A celui-là il lui file une facture de 25.000 euros payable à l’hôpital américain, à l’autre 23.000 euros pour remboursement des titres de transport, à un troisième 50.000 euros à déposer dans son compte parisien. Ce sont des avances sur commissions sur les futurs contrats. Tout le monde est invité immédiatement à venir à N’djaména où des contrats juteux de construction des bâtiments, des rues, etc., de la ville de N’djaména, les attendent. Arrivé à N’djamena, celui qui avait déboursé 25.000 euros, a été refoulé par la police de l’aéroport. Celui de 50.000 euros a été enfermé dans une chambre d’hôtel n’djamenois avec interdiction formelle de sortir ou parler avec quelqu’un. Après un séjour d’une semaine, le M. a traversé le Chari. Le troisième n’a pas osé mettre pieds à N’djamena. Mais qu’est-ce que nous avons fait à Dieu ?

    Beremadji Félix, N’djaména




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  • A la faveur des événements du 02 et 03 février dernier, Idriss DEBY s’est octroyé une occasion en or pour restreindre les libertés individuelles et arrêter trois opposants de renom : Lol Mahamat Choua, N’garledji Yorongar et Ibni oumar Mahamat Saleh.

    Il s’avère que deux des opposants politiques arrêtés sont membres de la CPDC « Coordination Pour la Défense de la Constitution », une coalition politique regroupant les principaux partis politique, celle-là même qui a signé, sous les auspices de la communauté internationale, les accords du 13 août 2007 avec le gouvernement de Déby en vue d’assainir la vie politique et conduire le Tchad à des élections libres et transparentes. Si les termes de cet accord sont respectés, Déby perdra sans nul doute les élections législatives de 2009 et sera éjecté de son fauteuil lors des présidentielles qui suivront. Or ce schéma, Idriss et ses acolytes ne le veulent pas car, c’est à contre cœur que le Président a paraphé et signé le document final, sous la pression des partenaires internationaux tels les USA, l’UE pour n’en citer que ceux-ci.

    Depuis lors, Lol a ,dit-on , été capturé dans le champs de bataille avec « la horde de mercenaires à la solde de Soudan », puis considéré comme prisonnier de guerre devant être jugé par les juridictions compétentes, mis en résidence surveillée et finalement libéré tout court. N’garledji Yorongar a, quand à lui, été torturé et jeté dans un cimetière à Walya, une bourgade situé à 10 Km de N’djamena. Mais on est sans nouvelles de Ibni Oumar Mahamat Saleh ! Silence radio de la part des autorités tchadienne qui restent toujours dans leur incongruité, affirmant « qu’elles n’ont arrêté aucun opposant politique et qu’il est probable que des chefs de partis politiques soient parmi les 400 victimes de l’agression ourdie par le méchant El béchir ». Par cette affirmation, Déby veut préparer les esprits pour la mort éventuelle d’une des figures emblématiques de la vie politique tchadienne. Or l’on sait pertinemment que c’est la garde rapprochée de Déby qui a arrêté Ibni Oumar et, d’après une source sûre et très crédible, qu’il est présentement dans une geôle tenue secrète aux renseignements généraux, près de la présidence. Alors arrêtez cet humour noir et de mauvais goût et libérez Ibni Oumar Mahamat Saleh ! A ceux qui croit aux spéculations selon lesquelles, le Dr Ibni serait décédé du fait d’une santé fragile, je pense qu’il est opportun de signaler qu’Ibni était un athlète de haut niveau, il pratique constamment la marche que ce soit à N’djamena, à Paris ou à Orléans, il n’a ni le diabète ni une autre maladie chronique. Bref ; il est en bonne forme par rapport aux autres de son âge. Donc, toutes ces spéculations ne sont que mensonges !

    A voir les acharnements de Déby contre ce digne fils du Tchad, l’on peut raisonnablement se demander qui est Ibni Oumar Mahamat Saleh ?

    Né à Biltine, Ibni Oumar Mahamat Saleh est issu du groupe MABA (Ouaddaien) et plus particulièrement du sous groupe Kodoï d’où sont originaire la plus part de grands souverains du Royaume du Ouaddaï. Ibni a fait ses études primaires dans sa ville natale, obtient son Bac C à N’djamena avant de s’envoler pour Orléans (France) où il décroche son doctorat en Mathématiques en 1978 et d’un Diplôme d’Economie Politique à Paris. Il est marié et père de quatre enfants : Hicham, étudiant en troisième cycle de Droit, Mohamed Saleh, étudiant en troisième cycle de Mathématiques, Brahim-Hamid, étudiant en second cycle d’Economie et Ahmat Samir, élève au collège.

    Durant ses études supérieurs, Ibni a milité dans les milieux associatifs, notamment à la FEANF où il a tissé des amitiés solides avec Laurent GBAGBO, Alpha CONDE et bien d’autres. Parmi ses amis , on compte également : Gérard FUCHS, Guy LABERTIT, Pierre MOSCOVICI, Charles JOSLIN, Abdoulaye BATHILLY, Moustapha NIASSE, Ahmed OULD DADDAH, Tanor DIENG, Affi NGESSAN…

    Avant de regagner son pays natal, Ibni Oumar a enseigné successivement en France (Orléans, Reims, Montargis) , en Algérie où il a été Maître de conférences de Mathématique, avant de devenir Chef de Département de Mathématiques à l’université de Niamey (Niger) où il devient collègue des éminents professeurs tels Marie-Françoise Coste-Roy, Michel Coste et Daniel PECKER.

    Rentré à au Tchad en 1985, il rejoint l’université des Sciences Exactes et Appliquées de N’djamena où il enseigne les Mathématiques jusqu’au jour de son arrestation par les sbires de Déby. Entre temps, il a occupé des hautes fonctions de la République, devenant successivement Directeur du Centre de la Recherche Scientifique, Ministre de l’Elevage et de l’Hydraulique Pastorale, Ministre de l’Enseignement Supérieurs et de la Recherche Scientifique avant de devenir Ministre de l’Economie et de la Coopération en 1994. Il a par ailleurs été Coordinateur de l’institut tropicale Suisse , Directeur du bureau d’appui à la santé et à l’environnement du projet Suisse.

    EN 1993, il crée avec ses amis issues de toutes les couches sociales le PLD, parti pour les libertés et le développement. Dans son parcours en tant que chef de parti politique, il a eu à collaborer avec Déby lors de la première transition politique en croyant sur parole à la bonne foi de l’homme de BAMINA. Mais très vite, il a découvert l’homme, ses méthodes, ses desseins ; il s’est aperçu de son erreur et a tiré les conséquences, en quittant la mouvance présidentielle et rompant définitivement avec Déby. Il a ainsi choisi la voie des urnes pour chasser l’homme du palais rose. Ibni est probablement parmi les rares tchadiens à refuser tout compromis et toutes compromission avec Déby, car c’est peut-être le seul qui a refusé plusieurs fois de suite le poste de chef de gouvernement, à refuser les dictas de la françafrique. Il croit fermement à l’alternance politique par la voie des urnes.

    En somme, si Déby a un complexe d’infériorité vis-à-vis d’Ibni Oumar, c’est par ce que par sa nature, Idriss a toujours nourri une rancœur sans commune mesure à l’encontre de ceux qui lui tienne toujours tête. Incapable de soutenir un débat contradictoire, toujours en manque d’arguments et d’argumentation, seul la violence et l’achat des consciences sont ses moyens de prédilection. Toute opposition politique, verbale et même comportementale à lui est considérée comme un affront personnel. Et comme par hasard Ibni Oumar est cette personne diamétralement opposée à Déby, opposée de par son éducation, ses accointances, sa pensée, sa vision de la chose politique…D’où cette haine, cet acharnement et cette envie d’en découdre !!! Mais comme disent mes amis ouest africains, fais quoi fais quoi, il doit être libéré.

    Mohamed saleh Ibni-Oumar
    Etudiant en 3ème Cycle de Mathématiques à Paris
    Vice-Président de la FEAF (Fédération des Etudiants Africains de France)


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